jeudi 17 mars 2016

Les représentants de la communauté internationale en Haïti préoccupés par la situation politique, pressent le parlement de jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre de l’accord du 5 fevrier: plusieurs secteurs accusent l'ancien president Martelly de financer la fronde d'un groupe de parlementaires par crainte d'être poursuivi pour mauvaise gestion



Port-au-Prince, le 17 mars 2016 – (AHP) – Des membres de la communauté internationale réunis au sein du CORE GROUP, se d®éclarent  préoccupés par les retards enregistrés dans la mise en œuvre de l’accord du 5 février dernier.

Cet accord, rappelle le CORE GROUP dans un communiqué  en date du 16 mars, établit une feuille de route qui vise un retour à l’ordre constitutionnel dans les délais impartis.

Le groupe, qui comprend la représentante du secrétaire général des nations Unies en Haïti Sandra Honoré et les ambassadeurs du Brésil, du Canada, de la France, de l’Espagne, des Etats-Unis, de l’Union Européenne et du représentant spécial de l’OEA en Haïti, exhorte le parlement à jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre de l’accord, en procédant sans délai, à un vote sur l’énoncé de politique générale du premier ministre.

Cela, de façon à faciliter la conclusion du processus électoral, soutient le CORE GROUP qui appelle l’ensemble des acteurs à ne ménager aucun effort pour assurer la mise en œuvre de l’accord dans l’intérêt du peuple haïtien et de son droit de choisir ses dirigeants et ses représentants par des élections.

L’ambassadeur du Canada en Haïti qui était en visite de courtoisie au parlement ce jeudi, a exprimé ses préoccupations par rapport à la situation politique qui prévaut en Haïti.

Lors de cette visite, à laquelle ont pris part plus d’une dizaine de présidents de commissions, les questions relatives à la conjoncture politique et socioéconomique ont été abordées, selon ce qu’a confirmé le vice-président du Sénat.

Dans certains milieux proches  de la communauté internationale en Haïti, on affirme que c'est l'ancien président Martelly qui finance  la fronde et la rébellion d'un groupe de parlementaires,  craignant dêtre  poursuivi, si  la  commission d'audit de son adminisration venait à être  formée, surtout après le scandale de la disparition des fonds  Petro Caribe géré par le  BMPAD.

Dans ces mêmes milieux, on indique que tout ce que veut la communauté intenationale, notamment les Etats-Unis, c'est que les électons en Haïti aient lieu, avant le debut de la campagne pour la presidentielle americaine qui verra très probablement s'affronter Hillary Clinton (D) et Donald Trump pour les républicains. Et que tous ceux qui s'aviseraient de se mettre au travers de cette voie, pourraient connaitre un mauvais sort.

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