dimanche 24 septembre 2017

Le flou a persisté tout le week-end sur la suite à donner au mot-d'ordre de grève lancé pour les lundi 25 et mardi 26 septembre en vue de dénoncer la promulgation du budget 2017-2018: en tout cas, deux nouvelles manifestations annoncées pour les jeudi 28 et vendredi 29 septembre


Port-au-Prince, le 24 septembre 2017 - (AHP) - Le secteur syndical semble divisé sur la suite a donner au mot-d'ordre de grève lancé pour les lundi 25 et mardi 26 septembre en vue de dénoncer la promulgation du budget 2017-2018.

Si certains responsables d'organisations du transport en commun ont annoncé un report à huitaine de la grève, d'autres acteurs dont des hommes politiques et des syndicalistes qui avaient adhéré au mot-d'ordre, ont invité la population à rester chez elle car, ont-ils dit, la grève est maintenue.

Le président de l'association des propriétaires et chauffeurs d'Haiti (APCH), Changeux Méhu qui n'a pas toujours inspiré confiance à tort ou à raison, a indiqué samedi, que suite a une réunion organisée la veille, il a été décidé de reporter la grève à huitaine, en raison des inondations enregistrées dans les départements du nord, du nord-ouest et de l'Artibonite suite au passage de la tempête Maria.

Ce report serait, selon lui, un témoignage de  solidarité avec les victimes d'inondation. Il affirme que les revendications n'ont pas changé et que la grève reportée au lundi 2 et mardi 3 octobre, vise à contraindre les autorités a renoncer aux augmentations des frais à payer pour l'obtention d'un permis de conduire, le matricule fiscal et regler les contraventions.

Jacques Anderson Desroches du mouvement unifié des transporteurs haïtiens abonde dans le même sens. 

La grève est reportée aux 2 et 3 octobre, a indiqué le syndicaliste, invitant la population à la désobéissance civile pour ne pas payer les nouvelles taxes prévues dans la loi de finances, adoptée par le parlement et publiée par l'exécutif.

Mais le président du monde syndical haïtien, Carlo Napoléon est contre l'idée de reporter la grève. Les raisons pour lesquelles le mot-d'ordre a été lancé n'ont pas changé et je ne vois pas pourquoi on devrait faire machine arrière, a martelé le syndicaliste.

La grève du 18 septembre dernier avait été un succès parce que la population l'avait largement appuyée, a rappelé le syndicaliste qui invite les citoyens à faire le même exercice et a rester chez eux les lundi 25 et mardi 26 septembre.

S'il y a des gens qui, suite a des négociations opaques avec le gouvernement, décident de reculer, c'est leur affaire mais la grève est maintenue, a indiqué Napoléon qui rappelle qu'après le mouvement du 18 septembre, au lieu de reculer, le gouvernement n'avait fait que provoquer la population en publiant le budget dans le Moniteur.

Le coordonnateur de PITIT Dessalines, Jean-Charles Moise qui avait lui aussi adhéré au mot-d'ordre de grève est également contre l'idée de la reporter. 

La grève aura lieu et les citoyens qui sont contre le budget tel que voté et promulgué sont invités à rester chez eux, a indiqué l'ancien sénateur qui met en garde des syndicalistes qui chercheraient à boycotter le mouvement.

L'ancien candidat a la présidence en a profité pour annoncer deux nouvelles manifestations les jeudi 28 et vendredi 29 septembre contre le pouvoir en place qui, dit-il, est en train d'appauvrir davantage les pauvres au profit de ses petits copains riches.

Jean-Charles Moise a minimisé les déclarations faites jeudi par le président Jovenel Moise à la tribune des nations unies concernant notamment son, "soi-disant" combat contre la corruption.

Combien de corrompus ont déjà été arrêtés et déférés devant les tribunaux, s'est interrogé l'ex-parlementaire qui rappelle que l'ancien ministre des affaires sociales Roosevelt Bellevue qui avait servi de bouc-émissaire dans un scandale de surfacturation de kits scolaires, a seulement été mis a pied et remplacé.

Le coordonnateur de l'Union nationale des normaliens haïtiens, Josué Mérilien est lui aussi surpris et indigné de  la décision d'un petit groupe de syndicalistes d'abandonner brusquement le mot-d'ordre de grève initialement lancé pour les 25 et 26 septembre.

Une grève qui, estime-t-il, avait l'adhésion de plusieurs secteurs. Le syndicaliste reconnait que cette décision est susceptible de porter un coup au mouvement mais il rappelle que certains syndicalistes, notamment dans le secteur du transport en commun, ont la mauvaise habitude de lancer des mouvements contre des politiques gouvernementales, pour ensuite aller négocier, sous la table, et faire ensuite machine arrière.

Il dit souhaiter que ce report annoncé du mot-d'ordre de grève durant le week-end, ne soit un nouveau coup de poignard planté dans le dos de la population. Si tel est le cas, ces syndicalistes se retrouveront en face de la population, a prévenu M. Mérilien 

En mai dernier, lorsque l'administration du président Jovenel Moise avait décidé d'augmenter considérablement les prix des produits pétroliers sur le marché, les protestations provoquées par cette décision allaient connaitre un coup d'arrêt, suite à la signature d'un protocole d'accord entre le gouvernement et des syndicats du transport en commun.

Par ce protocole d'accord, le gouvernement avait obtenu l'aval des syndicalistes pour augmenter  les prix de l'essence.

De  leur cotés, les responsables d'organisations syndicales qui étaient en négociations obtenaient la promesse qu'un fonds de garantie d'un milliard de gourdes allait être constitué pour la modernisation du transport en commun notamment en permettant aux propriétaires et chauffeurs de pouvoir renouveler leurs flottes tout en bénéficiant d'une carte d'assurance en cas d'accident. Le transport en commun est-il depuis modernisé?

La présence vendredi à l'aéroport international d'anciens militaires armés, en uniforme ainsi que d'aspirants militaires de l'armée voulue par le pouvoir en place, venus accueillir le préident Jovenel Moïse, met ce dernier dans ses petits souliers: le gouvernement tente de s'excuser à travers une note du Ministère de la défense



Port-au-Prince, le 23 septembre 2017 - (AHP) - Le coordonnateur de la plateforme PITIT Dessalines, l'ancien sénateur Moise Jean-Charles, a condamné ce samedi, la présence la veille, d'individus armés et en treillis a l'aéroport international Toussaint Louverture, venus accueillir le président Jovenel Moise. 

Le chef de l'Etat revenait de New-York, ou il a participé à la 72e session ordinaire de l'assemblée générale de l'ONU.

La marche de solidarité avec le président Moise avait été entre autres, convoquée par l'activiste Rosemond Jean, l'un des défenseurs de la cause des militaires démobilisés. 

Il avait invité ces anciens des ex-FAd'H, forces armées d'Haiti, dissoutes en 1995, et les aspirants militaires de l'armée voulue par le pouvoir en place, a venir accompagner le chef de l'Etat dont des membres de l'opposition réclament le départ.

Parmi ces hommes en treillis qui se réclament de la défunte armée, il y en avait qui ont caché leurs armes sous leurs uniformes, alors que   d'autres  les exposaient fièrement au regard de tout le monde.

Pour Jean-Charles Moise, il s'agissait d'une manoeuvre d'intimidation orchestrée par l'équipe au pouvoir pour faire peur aux citoyens. Nous ne reconnaissons la présence que d'une seule force armée dans le pays, c'est la police nationale d'Haiti, a dit l'ancien parlementaire qui accuse l'équipe au pouvoir de chercher a constituer une milice pour protéger ses propres intérêts.

Sur le parcours, l'ancien sergent David Dormé, a assuré qu'ils étaient la, lui et ses frères d'armes, pour assurer la protection du président Moise. Interrogé sur les moyens dont ils disposaient pour le faire, il a seulement dit "nous sommes prêts".

Embarrassée, dans une note du ministère de la défense publiée juste après cette manifes, évoquant la présence d'individus armés portant des uniformes militaires de type camouflage avec l'inscription "forces armées d'Haiti".

Ces individus qui, selon la note du ministère de la défense, se réclamaient de l'institution militaire, ont investi les abords de l'aéroport Toussaint Louverture pour exiger le rétablissement de l'Armée.

Le Ministère de la défense dit condamner toute initiative qui vise a jeter la confusion et a hypothéquer l'avenir de la nouvelle force de défense que le pays entend rebâtir, selon lui,  sur des bases solide.

Une condamnation que le leader de PITIT Dessalines affirme ne pas prendre au sérieux, arguant que pas un seul de ses individus armés n'a été arrêté. 


Il faut dire que malgré la [résence de tous ces hommes e tenue militaire,  au niveau du carrefour de l'aéroport, le président Jovenel Moise qui, jusque-la était a pied depuis l'aéroport international, a été contraint par ses agents de sécurité, de s'enfoncer dans la voiture présidentielle, en raison de jets de pierres lancés en sa direction.

Les agents de la PNH qui étaient sur place, ont fait usage de gaz lacrymogène, de canons a eau et de tirs sporadiques, pour reprendre le contrôle de la situation.

Dans sa note dite  de mise au point, la présidence affirme que cet incident n'a eu lieu qu'après le passage du président qui se trouvait dans sa voiture. 



Cette note  fait lutôt état "d'individus qui ont tiré des coups de feu et lancé des jets de pierres en direction de la grande foule qui suivait le président".

Des incidents que déplore le chef de l'Etat, et  qui, toujours selon la note du palais national, s'apparentent aux actes de violences enregistrés le 12 septembre dernier. Elle invite ceux qu'elle appelle les commanditaires de ces actes à se ressaisir, rappelant que seule l'expression pacifique des opinions est admissible dans une démocratie. 

vendredi 22 septembre 2017

Titres de l'AHP du 22 septembre 2017


 
Le président Jovenel Moise est rentré ce vendredi de New-York où il a participé à la 72 me session de l'assemblée genérale de l'ONU .Dans un point de presse au salon diplomatique de l'Aéroport Inernational , M. Moise a estimé être sur la bonne voie dans ce qu'il appelle la matérialisation des conditions de vie de la population. .

-Une dizaine  de bus ont été mis à  la disposition de quelque centaines de sympathisants de Jovenel Moise venus en majorité des Cayes pour  l'accueillir  et lui exprimer leur support, aux côtés de ses partisans à Port-au-Prince.

Des individus armés portant des uniformes avec l'inscription  "Forces armées d'haïti" ont aussi été présents  dans l'aire de l'Aéroport et ont été assimilés aux postulants de la nouvelle armée voulue par le pouvoir Moïse/Lafontant, suite à des appels lancés à leur endroit sur les reseaux sociaux.

- Sans doute embarrassé,  le Ministère de la Défense affirme avoir appris que des individus armés portant des uniormes militaires avec inscriptin Forces armées d'Haïti ont investi les abords de l'Aéroport International ce vendredi, à l'occasion du retour au pays, du présient Jovenel Moïse.

- Le Ministère dit condamner  toute initiative de ce genre  visant à jeter la confusion et à hypothéquer l'avenir de la nouvelle force de défense que le gouvernement entend mettre en place

-Vives tensions au Carrefour de l’aéroport lors du passage du chef de l'Etat , alors que son cortège essuyait des jets de pierres, malgré un impressionnant dispositif de sécurité.

Le président Moise a fait savoir que des instructions ont été passées au Conseil Supérieur de la Police National CSPN pour garantir un climat sécuritaire dans le pays.

-Le parti Rasin Kan pep la et Le mouvement des Grands Leaders dénoncent la répression de la Police contre les manifestants anti-budget. La déléguée de MGL Christelle Pierre, informe que le coordonateur de son organsaition a été arrêté. Dans le plateau Central un militant du parti Rasin kan pep la a été tué, lors d'une manifeastaion contre la loi de finances.

-«  Un budget irréaliste, injuste et  anti – pouvoirs locaux ‘’: déclarations de   l’économiste Camille Chalmers qui dans son analyse  du  budget, souligne que ,contrairement aux déclarations du président Jovenel Moise, selon lesquelles ce sont les corrompus qui sont contre le budget, des mécanismes de ce budget favorisent énormément la corruption.


-Evasion jeudi soir à la prison civile de Miragoane.8 prisonniers ont pu s’échapper, en contournant les dispositifs de sécurité très précaires du centre de carcération. Le porte parole de la PNH des Nippes, Dieudonné Francois,  met en cause l’état déplorable de la prison .2 des évadés ont été appréhendés.


-L’ Ouragan Maria ne représente plus aucune menace directe pour Haïti. Le secrétariat de gestion des risques et désastres a levé le niveau d’alerte orange sur le pays. Maria qui se situe actuellement à 50 kilomètres de l’ile   Turk and kaikos .La vigilance est de mise car la mer continuera à être  agitée et des pluies sont  prévues au début de la soirée, selon  la porte parole de l’unité hydrométéorologique d’Haïti, Chrisnette Saint Georges 

jeudi 21 septembre 2017

Les titres du 22 septembre 2017


- Le président Jovenel Moïse revient au pays ce vendredi après sa participation à la 72 eme   session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations-unies.

- Des militants du PHTK et les postulants de l'Armée voulue par l'exécutif invités à aller à sa rencontre à l'Aéroport international.

-A la tribune des Nations -Unies ce jeudi  dans  le cadre de la 72 eme   session ordinaire de l’Assemblée générale, le président   Jovenel Moise a fait encore l’éloge de ses performance au cours des 7 premiers mois de son mandat.

-Il a  redit que son administration luttera contre corruption et l’impunité et créera les conditions possibles à une forte poussée de croissance et à l'amélioration  du climat politique.

-Jovenel Moïse faisait ces déclarations, pendant  qu'à Port-au-Prince des milliers de personnes étaient dans la rue  une 2ème fois cette semaine, pour dénoncer la corruption et l'appauvrissement des plus défavorisés  et  réclamer son départ.

-Le chef de l'Etat avait déjà été la veille copieusement conspué à Brooklyn par des centaines de personnes, alors qu'il venait de rencontrer des partisans dans une église protestante. Les protestataires qui criaient A bas Jovenel Moïse, réclamaient entre autres un audit public sur la gestion des montants perçus par le pouvoir Tèt kale sur les appels téléphoniques et les transferts d’argent

-Deuxième Journée de manifestation brutalement réprimée ce jeudi par la police dans le quartier du Bicentenaire ,non loin du Parlement qu'ils accusent de responsabilité dans le pillage des fonds du trésor public. Ils ont accusé la policeh de prendre  partie pour l’exécutif, en réprimant les manifestations. Pour les manifestants, il s'agit là de l'huile jetée sur le feu.

-L'opposition prévoit encore de manifster ce vendredi, alors que deux nouvelles journées de grève nationale snt prévues pour  les lundi 25 et mardi 26 septembre à l’initiative des   associations de transporteurs sidérés par l’entêtement du président Moise à ne pas considérer les larges contestations contre le budget. Une grève qui sera supportée entre autres  par le Monde Syndical Haïtien.

- Des organisations de base des Gonaïves lancent deux journées de manifestation vendredi et samedi pour denoncer " le budget anti-peuple" et les menaces proférées, selon elles, contre des journalistes et des militants de la Cité de l'Indépendance par le sénateur Carl Murat Cantave

-Le porte parole  du Consortihum des partis politiques, le Député Ronald Etienne demande à  la population de boycotter  les appels à manifester de l’opposition politique ,arguant que le budget n’est qu’un pretexte utilisé par les forces de l’opposition pour déstabiliser le pays et faire partir Jovenel Moïse.

-Le président Jovenel Moise a rappelé ce jeudi à la tribune de l'ONU l’implication des forces onusiennes dans l’introduction du choléra.  «  Le moment est venu, a-t-il dit, pour l’ONU de donner un sens à  ses idéaux    dans le cadre  d'une situation qui a provoqué de graves préjudices au peuple haïtien

-Ouragan Maria :   Le directeur de la Protection Civile, Jerry Chandler  estime que Maria reste une menace pour Haiti .Il appelle la population à être vigilante  et à  ne pas s’exposer aux  risques d’inondation et de saturation du sol.

Manifestation contre le président Jovenel Moïse mercredi soir à Brooklyn: manif prévue ce jeudi devant le siège de l'ONU à Manhattan


Brooklyn, 21 septembre 2017- (AHP)- Tout avait apparemment bien commencé à l'Eglise chrétienne Croisade évagélique du pasteur Nicholas, un présumé proche du président Jovenel Moïse.
Il avait pu, en terrain apparemment conquis, s'en prendre à ses opposants et faire l'éloge du budget 2017/2018 rejeté par la quasi-totalité des secteurs du pays, un budget qui a-t-il dit, va relancer l'économie du pays, en profitant une nouvelle fois pour s'en prendre à ceux qu'il a tenté de présenter comme des  corrompus.

Du coup, il a promis d'intensifier  la lutte contre la corruption sous les applaudissements d'un public trié sur le volet et déjà acquis à sa cause.
Il s'est également décerné un sisfecit du fait qu'il y aurait aujourd'hui, en Haïti, 16 points où des passeports sont délivrés, contre un seul auparavant, a-t-il dit.

Jovenel Moïse a fait les louanges de ses bonnes relations avec le parlement, ce parlement qui a voté "40 lois" en 7 mois, mais qui a aussi voté les yeux bandés, le texte de la loi des finances qui pénalise les plus pauvres, selon de nombreux secteurs, et qui le met, lui le président, aujourd'hui dans une situation extrêmement compliquée .

Il a fait aussi les éloges de ce qu'il appelle la bonne entente entre l'exécutif et le Parlement. Selon lui, en seulement 7 mois, 40 lois ont été votées.
Mais, à peine sortie de l'ambiance partisane de l'Eglse du pasteur Nicholas, le chef de l'Etat est comme tombé das un nid de guêpes en présence de centaines de personnes qui l'attendaient aux cris de "A bas Jovenel!. Rentrez votre budget assasin, rendez-nous nos 1,50 $.
Ils ont aussi fait savoir que " le président Moïse va cher payer sa fausse arrogance et son jusqu'auboutisme".

Plusieurs manifstants, ont dénoncé la complicité qui existerait entre le pouvoir et l'ancien sénateur Edwin Zenny qui a appelé à asssssiner des membres de 5 familles du secteur privé des affiares dont les Vorbes et les Rouzier, qu'il rend responsable de la mauvaise marche du pays.

Il en veulent pour preuve le fait qu'aucun membre du pouvoir n'ait condamné cet appel aux meurtres, alors que c'est ce même pouvoir qu'Edwin Zenny défend en demandant de fusiller les membres des familles sus-citées.

Quelques heures auparavant, ds dizaines de milliers de personnes manifstaient à Port-au-Prince contre le président Jovenel Moïse, avecles mêmes slogans

Plusieurs médias ont filmé en direct les images de la manifestation de mercredi soirBrooklyn

Des personnes présentes à la rencontre de l'Eglise chrétienne Croisade évangélique de  Farragut  ont rapporté qu'il y avait beaucoup de tension dans la salle en raison de l'ambiance à l'extérieur. Et le president n'a pas fait toutes les salutations d'usage après sa présentation, pressé de quitter la zone, sous la protection d'un nombre important de policiers.
Des partisans du pouvoir ont tenté de donner la réplique, mais ont été couverts par les manifestants anti-budget.

Une manifestation est encore prévue ce jeudi devant l'ONU, a l'occasion de l'intervention du chef de l'Etat.


mercredi 20 septembre 2017

Dizaines de milliers de personnes dans les rues de Port-au-Prince pour dénoncer la promulgation du budget 2017/2018, bien que rejeté par la quasi-totalité des secteurs du pays: les manifestants dont de nombreux réclament a présent le départ du chef de l'Etat, doivent encore manifester jusqu'à samedi




Port-au-Prince, le 20 septembre 2017 - (AHP) -  Une foule compacte composée de dizaines milliers de personnes a manifesté mercredi à Port-au-Prince pour denoncer la publication  tard la veille dans le journal officiel Le Moniteur, du budget 2017-2018 pourtant rejeté par la majorité des secteurs de la population parce que "favorable à la corruption et parce qu'il pénalise les plus pauvres au profit des nantis".

Des manifestations ont été organisées pour les mêmes raisons dans plusieurs  villes de province dont Léogâne et Hinche.

A Hinche, dans le Plateau Central, la manifestation s'est soldée par l'assassinat d'un jeune militant connu sous le nom de Mackenson Jean. Il a été abattu d'une balle dans la tête, non loin du bureau régional du Ministère de l'Education nationale.

En représailles, des membres de la population ont tenté d'incendier le domicile d'un agent de sécurité accusé d'avoir abattu le militant, en raison de son hostilité au budget.

Le député de Mirelabais et ex-candidat au sénat dans le Plateau central, Abel Descolines, déplore le décès du jeune homme et invite les autorités compétentes à diligenter une enquête pour faire la lumière sur l'incident ayant conduit à sa mort et  punir l'auteur du crime.

A Port-au-Prince, les dizaines de milliers de personnes qui ont gagné les rues ce mercredi ont dénoncé la publication du budget dans le journal officiel. La manifestation a pris fin non loin du parlement où elle a été dispersée à coups de gaz lacrymogène par la police.

Elle avait auparavant parcouru branches d'armes en  main plusieurs quartiers populaires ainsi que   la route de Delmas, avant d'atteindre Pétion-Ville pour redescendre par Bourdon et Lalue vers le Cham-de-Mars, aux cris de A bas Jovnel, bare Volè.

 D'autres criaient" Deyò deyò net (En dehors du pays, il doit y rester définitivement", allusion au président Jovenel Moïse qui participe à la 72eme session ordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU à New-York, et qui pourrait faire face à une manifestation à son retour à l'Aéroport .

Les manifestants du jour ont aussi dénoncé ce qu'ils appellent la fausse arrogance du chef de l'Etat et affirment que la publication du budget dans le Moniteur en dépit des contestations suscitées par son vote au parlement, n'est rien d'autre  que de la provocation.

Nous allons le faire voir à Jovenel Moïse qui devrait êre conspué ce jeudi par des manifestants, lors de son intervention à la tribune des Nations-Unies, ont déclaré ce mercredi des militants à New-York.

Au palais législatif, où députés et sénateurs du parti au pouvoir sont en majorité, les parlementaires de  l'opposition  font quand même voir de toutes les couleurs à "des gens pour la plupart sans formation et incapables de servir la nation, mais  venus là, uniquement pour s'enrichir.

Le sénateur Antonio Chéramy, membre de l'opposition, pense lui que le président Moise n'a fait que provoquer la population, en publiant le budget controversé et rejeté par la majorité des  secteurs et des économistes.

Il invite la population à rester mobilisée, estimant que le chef de l'Etat a choisi l'affrontement.

 Le senateur Nènel Cassy  a fait savoir pour sa part que la bataille actuellement menée, sera une lutte constante jusqu’au retrait du projet loi de finances 2017-2018.

"Les  « derives totalitaires de Jovenel Moise ‘’ seront contrées par les forces de l’opposition", a-t-il promis.


L’un des membres du comité Exécutif de Fanmi Lavalas, le Dr Jean Myrtho Julien estime que «  Jovenel Moise se croit trop suffisant pour reconnaitre les énormes failles de ce budget, le non-respect par ce dernier des principes de justice sociale  et le trop faible niveau de revenu de la majorite de la population. 
Il continue de reclamer un soulevement populaire contre le gouvernement de Jovenel Moise.

La poursuite, voire l'intensification des protestations, c'est également ce que suggère les députés Printemps Bélizaire et Manès Louis de Fanmi Lavalas qui soutiennent la nécessite pour le président Moise d'écouter la voix du peuple et celle de la raison.

Un des proches de l'Exécutif, le  sénateur Fansnet Dénius (Nippes, Sud-Ouest), a pour sa part applaudi la décision du chef de l'Etat, tout en l'invitant à rencontrer les secteurs hostiles a la promulgation du budget.

La manifestation de ce mercredi était la première d'une serie de 4 prévues jusqu'au samedi 23 septembre pour denoncer le budget 2017-2018. Elle été appuyée par un large eventail d’organisations populaires et socio-politiques.

L'un des principqux instigateurs de cette série de manifstations, l'ancien candidat à la présidence Jean-Charles Moïse, a fait savoir qu'il n'est plus responsable de Jovenel Moïse qui a signé, a-t-il dit, sa lettre de démission avec la publication du budget anti-pauvre.

-Lancement ce mercredi de la FONDATION Jèn KORE Jèn": une organisation visant à augmenter l’accès aux services sociaux de base à la population de la SALINE



Port-au-Prince, le 20 septembre 2017 - (AHP) -Lancement à la SALINE ce mercredi de la FONDATION  Jèn KORE Jèn",une organisation sociale qui vise à augmenter l’acces aux services sociaux de base en faveur de la population de la SALINE.

Affirmant que la SALINE connait  depuis plusieurs mois une certaine stabilité socio politique et une nette baisse de l’insecurité ,le vice president de JEN KORE JEN, Bagniole Saint FORT, affirme que son organisation veut travailler a la rehabilitation des insfrastructures dont des ecoles et les centres communautaires.

JEN KORE JEN a distribue près d’un millier de kits scolaires dans la perspective d’aider les parents de la zone a faire face a l’année scolaire.




Alternative POPULAIRE estime farfelues les allégations du pouvoir selon lesquelles les manifestations de ces derniers jours seraient financées par une frange du secteur des affaires: Olritche Jean-Pierre fait savoir que si tel était le cas, le PHTK avec tout l'argent détourné du tresor public, mettrait chaque jour des milliers de personnes dans les rues.


Port-au-Prince, le 20 septembre 2017 - (AHP) -L’organisation denommée Alternative POPULAIRE a  fait savoir  mercredi que les allégations du pouvoir en place, selon lesquelles, les mainifestations anti gouvernementales de ces derniers jours seraient financées par une frange du secteur des affaires, sont farfelues et sans fondement.

Le  coordonateur de cette organisation  Olritche Jean-Pierre , a fait savoir que si l'argent pouvait mettre dans la rue des dizaines de milliers de personnes, le parti au pouvoir  PHTK, avec tout  l’argent  détourné du trésor public, aurait  mis chaque jour des milliers de personnes dans les rues.

De même, a-t-il ajouté, avec tout l'argent décaissé lors de la dernière présidentielle, par des membres du secteur des affaires pour acheter des voix en faveur de Jovenel Moïse qui benéficiait de surcroît des faveurs du Conseil électoral provisoire, il n'a pu bénéficier, et -dans quelles conditions- que de quelque 500.000 voix, selon les résultats publiés par l'organisme électoral.

Par ailleurs, des sympatjisant de Fanmi lavalas dont  « Black Afrika’’  ont  fait savoir que les nombreuses fraudes electorales qui ont permis d’aboutir , ont-t-ils dit, à la victoire de Jovenel Moise expliquent sa position pro patronnat et en defaveur des couches populaires.

De leur  côté, le secrétaire général de l’organisation Parlement Populaire  Haitien, (proche de Pitit Desalin) Pierre Jean et l’un des responsables de l’initiative citoyenne pour l’unité du secteur démocratique, Fritz Ronel ont affirmé leur engagement dans les mouvements visant à obtenir le départ de Jovenel Moise.

Les titres 20 septembre 2017

-Le président Jovenel Moïse persiste et signe: il fait promulguer sans changement le budget 2017/2018 dans le Moniteur, en dépit d'un rejet quasi-total de cette loi des Finances. Il estime que c'est la meilleure façon de combattre les corrompus en Haïti, lors d'intervention devant des bailleurs de fonds à New-York.

Le vice-président du Sénat, Jean-Marie Junior Salomon estime "le président Jovenel Moïse mal placé pour parler de corruption, parce qu'empêtré lui-même dans plusieurs scandales de corruption". Même position exprimée par le militant politique André Michel

Si j'étais un conseiller du président Jovenel Moise, sans être député, je  lui dirais d'écouter le peuple, d'ecouter la voix de la majorité qui reclame le retrait du budget 2017/2018 ou une ventilation  qui aille dans le sens des intérêts du plus grand nombre: déclarations du député Déus Déronneth, vice-président du Bloc pro-gouvernemental  GPS.

Reprise des manifestations contre le budget. L’opposition politique appelle à manifester du 20 au 23 septembre prochain. Le Palais National et le Parlement haïtien sont particulièrement visés.Des manifestations contre ce budget sont également prévues à Petit goâve.

De nombreuses organisations et partis politiques affirment soutenir la mobilisation contre ce budget Ils manifesteront non seulement contre le budget, mais également contre la corruption et le processus de mise en place du conseil électoral permanent qu’ils affirment être des menaces constantes pour la population.

-L’ouragan Maria  passe en catégorie 5 avec des vents supérieurs à 260 k/h. Les autorités haïtiennes ont décrété  l’alerte Orange sur  toute l’étendue du territoire national, selon le secrétariat de gestion des risques et des désastres.Le centre de MARIA devrait se positionner sur les zones côtières Nord d'Haïti à partir de Jeudi matin. 

-Dans un message, le premier ministre affirme que les risques d’inondation sont élevés. Des dispositions  sont prises pour évacuer les populations des zones à risques, selon le chef du gouvernement.

-28  des 41  candidatures au poste de conseiller électoral  permanent ont été retenues, selon le co-président de la commission bicamérale d’ analyses des dossiers Bertrand Sinal ( 6 sénateurs et 9 députés ). Des parlementaires en fonction ont également postulé .Parmi les candidatures rejetées, celle de l’ex président du conseil électoral provisoire Max Mathurin par faute de décharge.

-Devant les bailleurs internationaux, le président Jovenel Moise  fait l’éloge de ce qu'il a présente comme la plus importante  initiative de son mandat : la caravane du changement . Lors d’une réunion avec le président   de la Banque Interaméricaine de développement (BID) Luis Alberto Moreno  mardi a New  York , il assure que l’objectif des interventions publiques relatives à la caravane est de construire des infrastructures routières ,  mais également ,attirer des investissements publics en région.

- Mais de nombreux secteurs estiment que la caravane est un exercice de pillage et de gaspillage des fonds du trésor public.

Si j'étais un conseiller du président Jovenel Moise, sans être député, je lui dirais d'écouter le peuple, d'ecouter la voix de la majorité qui reclame le retrait du budget 2017/2018 ou une ventilation qui aille dans le sens des intérêts du plus grand nombre: déclarations du député Déus Déronneth, vice-président du Bloc pro-gouvernemental GPS



Port-au-Prince, le 20 septembre 2017- (AHP) -Le député de Marigot,  Déus Déronneth, vice-président du Bloc GPS et membre de la majorité gouvernementale à la chambre basse,  a fait savoir mardi  que s'il était un conseiller du président Jovenel Moise, sans être député, il  lui dirait qu'il faut écouter le peuple, qu'il faut ecouter la voix de la majorité qui reclame le retrait du budget 2017/2018 ou une ventilation  qui aille dans le sens des intérêts du plus grand nombre.

Ce sont en effet, les parlementaires et l'exécutif qui ont la partie belle dans ce budget.

Selon le député Déronneth,  une bonne partie du budget reste à la discrétion du président de la République. 

Si j'étais un simple conseiller économique du président Jovenel Moïse, je lui dirais qu'il ne faut pas partir après les taxes et les  impots faciles qui affectent en particulier les plus démunis et ceux qui ne travaillent pas, a asséné le député de Marigot..

 Il faudrait d'abord indexer les contrebandiers qui font tellement de torts au pays et qui s'enrichissent au détriment de la grande majorité et d'aller percevoir les taxes à frontière, . Malheureusement, cette masse d'argent va dans d'autres poches, a déploré le député de la majorité gouvernementale.

Il a expliqué que même lorsqu'un député vote en faveur d'une loi, il n'y adhère pas forcément, parce que, en general, les députés ne votent pas séparément, c'est tout le bloc auquel il appartient qui vote.

Le fait d'être proche du pouvoir , ne veut pas dire que vous perdez votre bon sens et que vous applaudissiez à tout ce qui est pour ou contre la majorité

Si j'étais un simple conseiller économique du président Jovenel Moise, je lui dirais d'écouter le peuple, d'écouter la voix de la majorité dans le dossier du budget contesté de 2017/2018,  a indiqué Déus Deronneth

Le chef de l'Etat se doit de faire quelque chose, pour montrer qu'il est à l'écoute du  peuple,  pour montrer qu'il entend le son de la rue. Il y a trop de tollés, a-t-il dit,  autour de cette loi des finances considerée comme le pire budget de ces 30 dernières années.

Le gouvernement est devant un fait accompli. Il doit faire quelque chose. Et si le budget tombe, le gouvernement doit démissionner pour incompétence, a-t-il conclu, souligant au passage que les responsables de communication du pouvoir n'ont pas fait leur travail.


Il a tenu a rejeter la propagande selon laquelle le sénat aurait fait le retrait  des 10.000 gourdes d'impôt forfaitaire. C'est faux, car dans un tel cas, le budget ne serait pas équilibré, a conclu  Déronneth, appelant à la raison  le président Moise.

Le vice-président du Sénat, Jean-Marie Junior Salomon estime "le président Jovenel Moïse mal placé pour parler de corruption, parce qu'empêtré lui-même dans plusieurs scandales de corruption"



Port-au-Prince, le 20 septembre 2017- (AHP) - Le vice-président du Sénat, Jean-Marie Junior Salomon a sévèrement critiqué mardi le presidentJovenel Moise, pour avoir déclaré que ce sont des corrompus qui s'opposent à son budget. 

Le Sénateur du Sud estime que le président Moise est mal placé pour dénoncer la corruption, , arguant que le chef de l'Etat est lui-même empêtré dans plusieurs scandales de corruption, citant notamment l'argent des contribuables qu'il avait emprunté pour ses propres affaires. Il est de plus accusé d'implication dans le blanment des avoirs.

Jovenel Moïse a fait ces déclarations, en marge de sa participation à la 72e session ordinaire de  l'assemblée genérale des Nations-unies à New-York. 

Ce budget  (qui fait la part belle particulièrement  à l'Exécuitf et au Législatif) va faire baisser le niveau de corruption en Haiti, a tenté de faire croire le président Jovenel Moise qui soutient que c'est pour cela que des gens en ont peur.

Il a dénoncé ceux qui, a-t-il dit, vivent uniquement de la corruption et d'ajouter qu'aujourd'hui, au plus haut sommet de l'Etat, il a été décidé de mettre  l'argent des contribuables au service de tous et non au bénéfice d'un seul homme.

"Le président Moise est mal placé pour dénoncer la corruption, répond le sénateur Salomon, arguant que le chef de l'Etat est lui-même empêtré pas plusieurs scandales de corruption, citant notamment l'argent des contribuables qu'il avait obtenu pour ses propres affaires.

Est-ce-qu'il a déjà remboursé cet argent, si oui comment? s'est interrogé l'ancien commissaire du gouvernement des Cayes qui invite le président Moise a enlever la poutre qui obstrue sa vision avant de critiquer la paille dans l'oeil de son frère.

Il faut dire que devant l'ampleur des mouvements de protestation contre le président Jovenel Moise, suite a l'adoption du budget au parlement en dépit de son caractère impopulaire, les proches du chef de l'Etat ont décidé d'adopter comme ligne de défense, une attitude critique envers une frange du secteur des affaires qu'ils accusent de corrompue et qui financerait, selon eux, les protestations. Des accusations qui passent mal puisque s'accompagnant de graves menaces de mort, comme celles faites par l'ancien  sénateur  Edwin Zenny. 

Récemment, le secrétaire général du conseil des ministres, Renald Lubérice avait accusé un certain secteur du monde des affaires de financer les manifestations contre le président Jovenel Moise parce que, selon lui, les décisions prises par le chef de l'Etat en faveur de la majorité nuisent à ses intérêts personnels.

Un autre défenseur zélé du régime Tèt Kale, l'ex-sénateur Edwin Zenny, en a remis une couche, appelant jusqu'à fusiller cinq bourgeois, citant entre autres les Vorbe et les Rouzier, qu'il accuse de s'enrichir au détriment de la population.

Ce sont des businessmen qui ont amassé pas moins de 250 millions de dollars l'an dernier,  rien qu'en vendant du black-out a l'Etat haïtien, a déclaré Zenny qui les invite à libérer le pays, sinon, dit-il, ils méritent d'être fusillés. 

Beaucoup se demandent pourquoi, c'est aujourd'hui que le camp Tèt kale les dénonce.

En tout cas, l'opposant Jean-Charles Moise dément avoir reçu de l'argent de l'élite économique haïtienne pour financer les manifestations contre Jovenel Moise. Ils ne m'ont pas financé lorsque j'étais candidat a la présidence et ce n'est pas aujourd'hui, qu'ils  commenceraient à le faire, a-t-il dit.