jeudi 23 novembre 2017

Rencontre entre la vice-secrétaire générale des Nations Unies et les représentants des victimes du choléra en Haïti et leur avocat autour du processus de réparation: nouvelles promesses, mais deux nouveaux sit-in sont annoncés pour réclamer l’accélération du processus.


Port-au-Prince, le 23 novembre 2017 - (AHP)- La vice-secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, qui est également numéro 1 de la MINUJUSTH, a rencontré le 4 novembre dernier les représentants des victimes du choléra en Haïti et leur avocat autour du processus de réparation.

Le choléra avait été introduit dans le Bas plateau central (Haïti) par des soldats népalais de la MINUSTAH en octobre 2010. Ces soldats avaient alors déversé leurs excréments dans la rivière Meil, un affluent du Fleuve Artibonite, à proximité d'une base de la mission,  contaminant ainsi l'eau  consommée par les habitants de la région.

Le président du Bureau des avocats internationaux (B.A.I.) Me. Mario Joseph a annoncé qu’un accord a été trouvé avec l’ONU pour lancer  dans les prochains mois, les consultations avec les victimes à Mirebalais   sur les modalités de leur réparation.

Plus de 10.000 personnes sont mortes de la maladie, alors que près d'un million d'autres ont été contaminées.

L'ONU qui avait toujours refusé de reconnaitre ses responsabilités dans l'introduction du virus en Haïti, en dépit des études scientifiques allant  en ce sens, réalisées par des experts locaux et étrangers,  se réfugiant derrière l'immunité dont elle jouit, allait en 2016 pour la première fois depuis six ans, admettre publiquement son rôle dans l’introduction du choléra en Haïti.

Son secrétaire général sortant Ban Ki-moon a même estimé que les Nations unies avaient "une responsabilité morale"en la matière.

Mais les promesses restent jusqu'ici lettres mortes

Mario Joseph annonce deux sit-in les 28 novembre et 1er décembre prochains devant le palais national et devant la base de la MINUJUSTH à Clercine, pour réclamer l’accélération du processus de réparation. 


Le Ministère à la condition féminine et ONU-FEMME lancent le projet portant sur la réduction des violences faites aux femmes en période électorale: la violence, la division sexuelle du travail et le manque d’accès aux ressources sont entre autres facteurs qui engendrent la faible représentation des femmes aux postes électifs et décisionnels, selon la gestionnaire du projet pour ONU Femmes



Port-au-Prince, le 23 novembre 2017 - (AHP)- Le Ministère a la condition féminine et aux droits des femmes a lancé ce jeudi, de concert avec ONU-FEMME, un projet portant sur la réduction des violences faites aux femmes en période électorale.

Une initiative qui vise, selon la gestionnaire du projet pour ONU Femmes, Kenise Phanord, a accroitre la présence des femmes dans des postes de décision. Madame Phanord a déploré que les femme qui représentent pourtant plus de la moitié de la population, aient été représentées, lors des dernières élections, dans moins de 3% des postes.

La division sexuelle du travail et le manque d’accès aux ressources sont entre autres les facteurs qui, selon elle, engendrent cette faible représentation des femmes aux postes électifs et décisionnels.

Elle pointe également l'espace politique qui, à son avis, ne permet pas réellement l'intégration des femmes, ainsi que les violences dont elles sont l'objet en période électorale.

Elle a annoncé la mise sur pied d'une cellule devant organiser des discussions avec les organisations féminines, les responsables de partis politiques et d'autres organisations de la société civile en vu

Participant a la cérémonie, la sénatrice du nord, Dieudonne E. Luma, l'unique femme qui siège actuellement au sénat de la république, s'est déclarée confiante que les choses vont changer. Nous devons continuer a travailler pour que cela change, a-t-elle dit.

De son coté, l'ambassadeur du Canada en Haïti, André Frenette, a réaffirmé la volonté d'Ottawa de continuer a appuyer Port-au-Prince dans la lutte en faveur de l'équité de genre, mettant en exergue la nécessite qu'il y ait un gouvernance inclusive.

Pour sa part, la ministre a la condition féminine et aux droits des Femmes, Eunide Innocent s'est félicité de la coopération canadienne qui a rendu possible la réalisation de ce projet grâce notamment a un appui de 1.4 million de dollars Cela, dit-elle, va accélérer la marche vers la l’égalité des  sexes.  La ministre dit croire en la réussite du projet et encourage toutes les organisations de femmes à y travailler.



Le juge d'instruction Jean Wilner Morin envoit le maire de Pétion-Ville Dominique Saint-Roc, par-devant le tribunal criminel pour y être jugé, dans le dossier de l'assassinat du policier Rigaud Claude Clermont



Port-au-Prince, le 23 novembre 2017 - (AHP) - Le juge d'instruction Jean Wilner Morin a rendu son ordonnance Rdans le dossier de l'assassinat, le 11 décembre 2016, du policier Rigaud Claude Clermont, 24 ans, à son domicile à Mono-Ville.

Le magistrat instructeur a, dans son ordonnance, décidé d'envoyer le maire de Pétion-Ville Dominique Saint-Roc, par-devant le tribunal criminel pour y être jugé pour son implication présumée dans ce meurtre.

Le juge Morin instruisait sur des charges de complicité d'assassinat et association de malfaiteurs contre l'édile de Pétion-Ville que la clameur publique avait accusé d'avoir fait libérer un chef de gang, Jean-Hilaire Ladouceur, dit Lèlè", le principal auteur présumé de l'assassinat du policier Clermont.

Le maire Saint-Roc a récemment été montré du doigt et accusé de chercher a faire libérer un autre chef de gang, Enock Jean-Pierre qui opérait dans le bidonville de Jalousie (Pétion-Ville). Là encore, le maire a nié et accusé ces adversaires politiques, jaloux, a-t-il dit, de son "succès" a la tête de la commune de Pétion-Ville.

mercredi 22 novembre 2017

Le président du CSPJ sollicite du sénat la transmission du rapport d’enquête 2016 sur les fonds pétrocaribe: Le président du sénat, Youri Latortue informe avoir fait droit à cette demande et dit souhaiter que la justice exploite à bon escient les données de cette enquête qu’il a, lui-même, dirigée


Port-au-Prince, le 22 novembre 2017 - (AHP) - Le président du sénat, Youri Latortue a informé ce mercredi avoir transmis au président du CSPJ (conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Jules Cantave, le rapport de la commission sénatoriale spéciale qui avait enquêté sur l'utilisation des fonds Petro Caribe.

 J'ai fait droit à cette demande tout en souhaitant que la justice exploite à bon escient les données de l'enquête dont j'ai dirigé  en 2016", a dit Latortue, soulignant que C'est  le président du CSPJ qui a fait la demande du document, sur requête du juge d'instruction Jean-Wilner Morin.

Ce dernier travaille sur le dossier relatif à l’assassinat d’Alix Junior Gassant et à la disparition de l'ancien coordonnateur de la commission nationale des marhés publics CNMP, Joseph Robert Francois Marcello.

Selon M. Latortue, le magistrat instructeur devrait bientôt auditionner l'ex-premier ministre Jean-Max Bellerive, l'un des anciens haut-fonctionnaires épinglés dans le rapport des sénateurs.

Le président du Grand corps a dit déplorer les tractations en cours pour que le rapport de la commission sénatoriales ne soit pas suivi d'effet.

" Il faut que la justice se prononce sur le dossier, a dit l'élu de l'Artibonite, qui avait présidé la première commission sénatoriale qui, en 2016, avait enquêté sur Petro Caribe.

Youri Latortue Latortue a aussi pris le contre-pied des déclarations selon lesquelles les tribunaux de droits commun n'ont pas la capacité de juger des anciens hauts fonctionnaires, arguant que ce n'est pas le cas, en raison notamment de l'adoption de la loi de 2014 portant sur la lutte contre la corruption.

Le président de l'association professionnelle des magistrats, Me Wando Saint-Villier soutient lui aussi que les tribunaux ordinaires sont compétents pour juger les anciens haut-fonctionnaires, soulignant que la seule sentence que la haute cour de justice ne peut prononcer c'est la destitution. D'ailleurs i, a-t-il ajouté, quelqu'un qui n'est plus un haut-fonctionnaire n'a pas à être destitué.

Le rapport de la commission spéciale souligne que l'enquête a clairement démontré avec force détails que les règles de passation de marché n’ont pas été respectées. Que la loi sur la passation des marchés publics a été systématiquement violée, que beaucoup de firmes choisies n’étaient pas éligibles au moment de la signature de leurs contrats, que les critères d’ordre technique, juridique et financier n’ont pas été respectés dans tous les cas, que les intérêts de l’Etat dans la majorité des cas, n’ont pas été protégés et l’efficacité et l’opportunité des dépenses publiques sont sujettes à de sérieux doutes.

Les commissaires recommandent que l'action publique soit mise en mouvement contre des anciens premiers ministres, ministres et directeurs généraux ayant servi dans la première administration Tèt Kale (2011-2016) et de l'ancien président René Preval, entre 2008 et 2010.

Il s'agit entre autres des anciens premier ministres Jean-max Bellerive,  Laurent Salvador Lamothe, accusés de forfaiture, concussion, détournement de deniers publics et soustraction de deniers publics.
-----------------------------------------------------------

Retour au pays du leader de Pitit Desalin: Moïse Jean-Charles était à la Havane pour se faire soigner d'une infection à l'oreille et d'autres malaises


Port-au-Prince, le 22 novembre 2017 - (AHP) -L’ancien candidat à la présidence, Jean Charles Moise, est rentré au pays ce mercredi après avoir reçu des soins médicaux à Cuba pour une infection à l’oreille et d’autres malaises. 

Il a été accueilli à l’Aéroport Toussaint Louverture par de très nombreux  partisans.  Selon ses proches, le leader politique va mieux et devrait bientôt faire sa première réapparition publique. 

L'Eglice catholique annonce our ce 8 décembre un ensemble d'évenements dans tout le pays, à l'occasion des75 ans de la consécration d’Haïti à Notre Dame du Perpétuel Secours, pour venir au secours du pays malade


Port-au-Prince, le 22 novembre 2017 - (AHP) --  La Pastorale Universitaire de l’Archidiocèse de Port-au-Prince estime que le  pays très malade et a besoin de prière.Elle profitera de la solennité de l’Immaculée Conception le 8 décembre prochain pour prier spécialement pour Haïti. Cette célébration coïncidera également avec les 75 ans de la consécration d’Haïti à Notre Dame du Perpétuel Secours 

De son côté, l’Organisation dénommée, Pyramide du Bonheur du Développement d’Haïti, (PBDH), formée de leaders religieux annonce une marche pacifique le 5 décembre dans les rues de Port-au-Prince, et des conférence-débats les 9 et 16 décembre prochain dans les communes de Tabarre et de Kenskoff pour appeler les autorités à assumer leurs responsabilités face à l’insécurité qui bat son plein dans la capitale.

Le Coordonateur de l’Organisation, Jacques Janvier Franco déplore l’augmentation du nombre des victimes du banditisme et invite les citoyens à ne plus rester passifs.


mardi 21 novembre 2017

Titres du 21 novembre 2017


-La secrétaire à la Sécurité intérieure par intérim, Mme Elaine Duke, a annoncé sa décision de mettre fin à la désignation de Statut de protection temporaire (TPS) pour Haïti avec une date d'entrée en vigueur ultérieure, dans 18 mois pour permettre une transition ordonnée avant la résiliation de la désignation le 22 juillet 2019. 

-Cette décision intervient suite à l'annonce, en mai 2017, de son prédécesseur, le secrétaire Kelly, indiquant que Haïti avait réalisé d'importants progrès et que la prorogation de la désignation sur une période supérieure à six mois serait peu probable.

-Le directeur de l’Ecole Maranatha de Bolosse, Armand Louis a été libéré cet après midi. Selon son avocat, Osner Févry qui a annoncé la nouvelle, le juge Brédy Fabien a découvert plusieurs failles dans le dossier mais cette libération se justifie également par les ennuis de santé auxquels fait face la victime  après avoir été malmenée lors de son arrestation.  Armand Louis  avait été arrêté le 13 novembre au cours d’une opération  policière à Grand Ravin.

-Le conseil supérieur de la police nationale était au Sénat pour fournir des informations autour de l’opération du 13 novembre qui a provoqué la mort d’une dizaine de personnes à Gran Ravin. Le premier ministre Jack Guy Lafontant admet qu’il y a une bavure policière.

-Il faut s’attendre à des changements au niveau du commandement de la police dans le département de l’Ouest, à en croire le commandant en chef de la PNH, des changements qui seraient dejà en cours. Michel Ange Gédéon reconnait qu’il y a eu des failles dans la préparation de l’opération  menée à Gran Ravin.

-Le président de la commission Justice  et sécurité publique du grand corps, Jean-Renel Sénatus, a  fait état ce lundi, de problèmes dans la chaine hiérarchique de la Police nationale d'Haïti (PNH), soutenant qu'il y a eu désobéissance à un certain moment de la durée pendant l'opération, une information confirmée par le directeur général de la PNH. Michel-Ange Gédéon, soulignant qu'à un certain moment, des instructions ont été passées pour arrêter l'opération mais, qu' il y a eu, a-t-il dit, des dérapages. 


Toutefois, des informations tentent de faire croire que c'est un seul policier qui a commis les "bavures".

L'Office de la Protection du Citoyen promet une enquête pour établir la vérité , suiite à "diverses allégations de violation de droits humains qui auraient été commises dans le cadre de l'opération"

-L’ancien directeur général de la police, Godson Orélus a été entendu ce lundi par le commissaire du gouvernement de Saint-Marc. Il est accusé de trafics d’armes et munitions et de contrebande au préjudice de l’Etat.

-La police dominicaine abat lundi dans le secteur de Miraflores (Santo-Domingo) un  Haïtien connu comme Wisley. Il est accusé d'avoir tiré sur une patrouille policière qui tentait de le convaincre de remettre une arme à feu.

Visite en Haïti du ministre président de la Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte. Il a été accueilli  hier à -l’aéroport par le chancelier Antonio Rodrigue et devrait rencontrer le président Jovenel Moise. Rudy Demotte visitera plusieurs projets financés par la Belgique francophone et participera à l’ouverture du festival Quatre Chemins.

Le chef du gouvernemet reconnait, après de nombreuses dénonciations, que des bavures ont été commises lors de l'opération policière à Grand Ravine et promet que les responsabilités seront fixées et les coupables punis


Port-au-Prince, le 20 novembre 2017 - (AHP) -Après que pluseurs responsables du gouvernement et des hauts-gradés de la police eurent appuyé l'action de la police à Grand Ravin 13 novembre, le  premier ministre Jack Guy Lafontant a reconnu, après de nombreuses dénonciations, que des bavures policières avaient été commises lors de cette opération, annoncant que suite aux enquêtes policière (administrative) et judiciaire, les responsabilités seraient fixées et les coupables punis.

Le président de la commission Justice  et sécurité publique du grand corps, Jean-Renel Sénatus, a  fait état pour sa part,ce lundi, de problèmes dans la chaine hiérarchique de la Police nationale d'Haïti (PNH), soutenant qu'il y a eu désobéissance à un certain moment de la durée pendant l'opération.

Une information confirmée par le directeur général de la PNH. Michel-Ange Gédéon, souligant qu'à un certain moment, des instructions ont été passées pour arrêter l'opération mais, qu' il y a eu, a-t-il dit, des dérapages. Une enquête est en cours et les responsabilités seront fixées, a-t-il dit.

M. Gédéon a lui aussi fait état de faille dans la préparation de l'opération qui avait mobilisé pas moins de 213 agents de plusieurs unités de l'institution policière.

Ce n'est pas la première fois, ces dernières semaines, que les forces de l'ordre sont accusées d'exécutions sommaires, suite à la mort d'un des leurs.

Le 12 octobre dernier, des agents de la brigade d'intervention départementale BOID, avaient fait une descente musclée à Lilavois suite a l'assassinat d'un de leurs collègues, le policier Watson Jean.

Selon un rapport du RNDDH, le réseau nations de défense des droits humains, ces agents avaient organisé une expédition punitive soldée par la mort d'au moins une personne. Deux autres sont portées disparues après qu'elles eurent été arrêtées, 8 bastonnées des maisons et des hangars ont été incendiés.

Bavures polcières à Grand Ravin: le pasteur Armand Louis, directeur du Collège Maranatha, brutalisé et arrêté, finalement libéré ce lundi

Turn off for: French

Port-au-Prince, le 20 novembre 2017 - (AHP) - Le juge d'instruction Brédy Fabien a libéré ce lundi pour raison humanitaire, l'ingénieur Armand Louis, une semaine après son arrestation lors d'une opération musclée de la police nationale a Grand Ravine. 

Le pasteur Armand Louis est le directeur du Collège Maranatha, situé a la 4e Avenue Bolosse, ou l'opération du 13 novembre dernier s'est déroulé.

Deux policiers, trois présumés bandits et des membres de la population civile ont été tués, lors de cette descente des lieux qualifiée de massacre par l'opposition. 

L'un des avocats de la mission évangélique, propriétaire de l'éEole dont le pasteur est le directeur depuis une trentaine d'années, Me Osnser H. Févry, a indiqué que le juge Brédy Fabien a décidé de le libérer afin qu'il puisse se faire soigner, vu qu'il avait été sauvagement battu lors de son arrestation. Il reste cependant à la disposition de la justice, a-t-il dit.

Quelques heures après cette opération, un porte-parole de la DDO (Direction départementale de l'ouest de la PNH), le commissaire Jean Ismagne Auguste avait laissé entendre que le pasteur Louis avait induit les forces de l'ordre en erreur en les conduisant, a-t-il dit, à une supposée cachette d'armes. 

Toujours selon l'officier de police, c'est en se rendant sur place que les policiers ont été pris, selon lui, dans un guet-apens au cours duquel, deux d'en eux, Jimmy Boyard et Philidor Guy Evens tous deux agent 2, ont été abattus et plusieurs autres blessés.

Me Osner Févry, comme beaucoup d'autres avant lui, conteste cette version des faits, arguant que le pasteur Louis était arrivé sur les lieux après les policiers.L'homme de loi plaide en faveur de la poursuite de l'enquête judiciaire, de l'instruction donc, rappelant que la justice n'est pas forcément liée par le rapport de la police.

Il dénonce "des exactions et des exécutions sommaires, au cours desquelles, au moins une dizaine de personnes, membre de la population civile, ont été abattues.

Il informe que son cabinet a porté plainte contre les policiers ayant pris part a cette opération. Le dossier ne contenait aucun réquisitoire d'informé, ni information préliminaire et ni corps du délit, a-t-il dit, invitant les agents de la PNH à apprendre a gérer la perte de leurs frères-d'armes.

Ce lundi à la mi-journée, l'ingénieur Armande Louis, l'une des filles du pasteur Armand Louis,  avait réclamé la sa libération.

Il n'était pas la lorsque l'opération avait débuté, a-telle confirmé, ajoutant qu'un policier lui aurait même appelé au téléphone pour lui demander de ne pas venir a l'école ce matin-la, le 13 novembre dernier. Elle a exigé justice et réparation pour toutes les victimes.

Alors que le juge d'instruction Brédy Fabien interrogeait le pasteur Louis a son cabinet, des dizaines d'élèves du collège Maranatha, des parents et des sympathisants du pasteurs organisaient un sit-in devant le palais de justice pour exiger sa libération.

Ce lundi également et a l'invitation de la commission justice et  sécurité du Sénat, une rencontre s'est tenue entre des parlementaires et les membres du conseil supérieur de la police nationale autour de ce dossier.

Une rencontre qui aurait permis aux sénateurs de déceler des failles au niveau de la planification de l'opération du 13 novembre dernier.
===================================================

Le chef du gouvernemet reconnait, après de nombreuses dénonciations, que des bavures ont été commises lors de l'opération policière à Grand Ravine et promet que les responsabilités seront fixées et les coupables punis

Port-au-Prince, le 20 novembre 2017 - (AHP) -Après que pluseurs responsables du gouvernement et des hauts-gradés de la police eurent appuyé l'action de la police à Grand Ravin 13 novembre, le  premier ministre Jack Guy Lafontant a reconnu, après de nombreuses dénonciations, que des bavures policières avaient été commises lors de cette opération, annoncant que suite aux enquêtes policière (administrative) et judiciaire, les responsabilités seraient fixées et les coupables punis.

Le président de la commission Justice  et sécurité publique du grand corps, Jean-Renel Sénatus, a  fait état pour sa part,ce lundi, de problèmes dans la chaine hiérarchique de la Police nationale d'Haïti (PNH), soutenant qu'il y a eu désobéissance à un certain moment de la durée pendant l'opération.

Une information confirmée par le directeur général de la PNH. Michel-Ange Gédéon, soulignant qu'à un certain moment, des instructions ont été passées pour arrêter l'opération mais, qu' il y a eu, a-t-il dit, des dérapages. Une enquête est en cours et les responsabilités seront fixées, a-t-il dit.

M. Gédéon a lui aussi fait état de faille dans la préparation de l'opération qui avait mobilisé pas moins de 213 agents de plusieurs unités de l'institution policière.

Ce n'est pas la première fois, ces dernières semaines, que les forces de l'ordre sont accusées d'exécutions sommaires, suite à la mort d'un des leurs.

Le 12 octobre dernier, des agents de la brigade d'intervention départementale BOID, avaient fait une descente musclée à Lilavois suite a l'assassinat d'un de leurs collègues, le policier Watson Jean.

Selon un rapport du RNDDH, le réseau nations de défense des droits humains, ces agents avaient organisé une expédition punitive soldée par la mort d'au moins une personne. Deux autres sont portées disparues après qu'elles eurent été arrêtées, 8 bastonnées des maisons et des hangars ont été incendiés.

============

mercredi 15 novembre 2017

Titres de Radio Solidarité/AHP du 15 novembre 2017


-Les sénateurs se sont réunis mardi en séance plénière pour la présentation du rapport de la commission anti-corruption dirigée par Evallières Beauplan, qui épingle particulièrement un ensemble de hauts cadres et d'anciens hauts cadres des gouvernements Préval et Martelly dans la gestion des fonds Petro caribe. 

- Après des heures de discussions et dilatoire, pendant lesquelles la majorité gouvernementale a cru pouvoir obtenir le rejet du volumineux rapport ou demandé 2 mois pour en prendre connaissance, majorité et minorité ont décidé que l'assemblée se réuunira le 30 novembre pour en débattre.

- Des sénateurs de la majorité ont tenté de lier le futur de ce rapport à un  document rédigé par une équipe conduite par l'ancien sénateur Paul Denis, dans l'effervescence et les passions GNB qui ont suivi le départ forcé du président Jean Bertrand Aristide dont il voulait effacer toute trace.

-Mais des collègues de la minorité dont le président de la commission Evallières Beauplan et un de ses membres Nènel Cassis ont expliqué que les sénateurs n'avaient aucun pouvoir de rejet sur le rapport qu'ils peuvent seulement modifier .

-Pour d'autres parlementaires et des membres de la société civile, le seul salut des personnes accusées se trouve dans la tenue d'un procès juste et équitable.

-L’opposition a manifesté dans les rues ce mardi 14 novembre pour apporter sa solidarité à la commission spéciale qui a enquêté sur les dépenses relatives aux fonds petrocaribe. Des manifestants portaient des pancartes pour réclamer l’arrestation des anciens fonctionnaires accusés de corruption.

-Plusieurs personnalités appellent la communauté internationale impliquée dans la conduite du pays, à travers notamment l'organisation des Nations-Unies, hier avec la MNUSTAH et aujourd'hui avec la MINUJUSTH., à appuyer le rapport de la commission et la tenue d'un  procès exemplaire pour la restitution des fonds volés et ainsi permettre de laver ceux qui ne sont pas coupables.

-Le premier ministre Jack Guy Lafontant et le directeur général de la police Michel-Ange Gédéon ont visité la base de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) vingt quatre heures après l’assassinat de deux policiers à "Gran Ravin" au cours d’une opération musclée. Les agents présents dans la base ont présenté leurs revendications en faveur de meilleures conditions de travail.

-La situation reste toujours vive à Gran Ravin où entre 8 et douze personnes  auraient été tuées, en dehors des 3 bandits reconnus par la police.

-Ce sont les avocats de l'ancien-ministre de la Justice, Camille  Edouard Jr qui l'ont représenté à la convocation du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Le chef du Parquet Me Clamé Ocnam Daméus était cependant absent.

- Le prix d'histoire 2017 de la Société haïtienne d'histoire décerné à l'écrivain Alix Jean René pour son oeuvre " Haïti après l'esclavage, l'espérance d'une vie nouvelle de liberté et dégalité..."

Décès lundi soir à Cuba de l’ancien journaliste et député des Gonaïves Jean Laurent Nelson. Agé de 59 ans, il souffrait d’un cancer. Un de ses proches, le journaliste Jean Elie Th Pierre Louis  qui l'a côtoyé, le présente  comme un journaliste honnête et professionnel.

-Hier 14 novembre ramènait la journée mondiale du diabète. Le thème retenu cette année est: les femmes et le diabète. La directrice exécutive de la Fondation Haitienne de Diabète et de maladies cardiovasculaires, Nancy Charles Larco explique que ce thème met l’accent sur le rôle des femmes dans l’alimentation des enfants et la nécessité que les femmes enceintes se soumettent à un test de dépistage du diabète.

-2ème Conférence oecuménique sur les migrations dans les caraïbes pendant 4 jours, jusqu'à ce jeudi 16 novembre, au Centre de conservation culturelle de l'Université Quisqueya. Participation de spécialists de la région autour de thèmes comme: Enfants et adolescents; les flux migratoires: défis actuels pour les pays d'origine


mardi 14 novembre 2017

Titres du 14 novembre 2017



-Deux policiers ont été tués ce lundi au cours d’une opération à Martissant. Les victimes appartenaient à l’Unité Départementale de Maintien d’ordre. Selon le porte-parole adjoint de la PNH, Gary Desrosiers, une série d’opérations a été lancée depuis le week-end dernier pour démanteler des gangs qui sèment la terreur dans la capitale.

-Justement, 24 personnes ont été arrêtées dans le quartier de Jalousie à Pétion-Ville pendant une intervention de la police, samedi matin.

-Le président Jovenel Moïse se dit "profondément touché par l'assassinat des deux policiers dans le cadre d'une opération et transmet ses "profondes sympathies" à leur famille.

-Le rapport d’enquête sur les dépenses liées aux fonds petro caribe devrait être présenté au sénat ce mardi. Entretemps les réactions pleuvent. Plusieurs anciens ministres et premiers ministres  incriminés dont Yves Germain Joseph et Laurent Lamothe  se défendent en rejetant les accusations de corruption portées contre eux.

-Le Secrétariat particulier de L'ancien premier ministre  Lamothe estime qu'aucune preuve irréfutable n'a éte avancée pour justifier ce qu'il appelle les allegations gratuites contenues dans le document.

-L'ancien ministre Wilson Laleau, dans une lettre au presiudent du senat, estime que ce dossier n'est pas de la competence du Grand Corps, tout en qualifiant le rapport de partisan.

- Le responsable de la commission Mobilisation de Fanmi Lavalas, le docteur Schiller Louidor souligne pour sa part qu'en plus de la condamnation et l'incarcération des dilapidateurs des fonds petro caribe, ces derniers doivent ausi restituter les sommes volées.

-Plusieurs autres sénateurs dont celui du Sud-est Joseph Lambert, ancien grand conseiller de Michel Martelly dont plusieurs proches sont épinglés dans le rapport, s'agitent et oeuvrent au report de la séance, expliquant que le rapport compte  plus de 600 pages et que les sénateurs ne sauraient déjà en assimiler le contenu.

-Plusieurs autres secteurs estiment que  toutes les manoeuvres effectuées par les proches des personnalités  incrimnées pour tenter d'empêcher un débat sur le dossier au Senat, ne feront que ternir davantage leur image et aggraver leur cas.

-L’opposition envisage de manifester dans les rues ce mardi 14 novembre et le samedi 18 novembre dans le cadre de la mobilisation contre le président Jovenel Moise mais surtout pour apporter sa solidarité à la commission spéciale qui a enquêté sur les dépenses relatives aux fonds petrocaribe.

- Les leaders de l'opposition annoncent la présence des manifestants devant le Parlement, réclament l'application sans faille des recommandations de la commission d'enquête.

-L’ancien premier ministre Enex Jean Charles écrit au chef du gouvernement Jack Guy Lafontant pour lui demander de veiller au respect de la loi quant au dossier concernant les ex ministres Camille Edouard Jr et Yves Romain Bastien faisant l’objet d’interdiction de départ.

-Le ministre de la défense  Hervé Denis annonce que l’armée d’Haïti sera remobilisée à l’occasion du 214e anniversaire de la bataille de Vertières. Il affirme avoir déjà soumis à la présidence la liste des personnalités devant constituer le Haut Etat- major de la nouvelle force publique et que le chef de l’Etat ne devrait pas tarder à faire ces nominations.

-Les elèves de plusieurs lycées dont Philippe Guerrier, Boisrond Tonnerre,  Boukman,  des Jeunes Filles  et des écoles nationales étaient dans les rues hier lundi au Cap-Haïien pour réclamer de meilleurs traitements pour les professeurs absents des salles de classe depuis des semaines. Ils  ont scandé: "Viv Edikasyon, Aba Lame san edikasyon".Des écoles privées ont été attaquées,  et victimes de graves dégâts.Activités paralysées, la police est intervenue avec des jets de gaz lacrymogène: une dizaine de blessés.


dimanche 12 novembre 2017

Vaste Opération samedi dans la zone de Jalousie: bilan arrestation de 24 individus: plusieurs d'entre aux auraient participé aux derniers actes de banditisme perpétrés à Pétion-Ville


Port-au-Prince, le 12 novembre 2017 - (AHP) - La police nationale d'Haiti a mené une opération d'envergure ce samedi à l'aube. Pas moins de 210 policiers ont été mobilisés pour cette vaste opération dans la zone de Jalousie, soldée par l'arrestation de 24 individus.

Selon le porte-parole adjoint de la PNH, l'inspecteur Gary Desrosiers, 18 des présumés bandits interpellés étaient recherchés par la justice. Les individus appréhendés sont soupçonnés d'implication dans des actes de violence et de banditisme notamment dans la commune de Pétion-Ville, a dit l'officier de police.

L'un d'entre eux a été blessé par balle au cours d'échanges avec les forces de l'ordre, a indiqué Gary Desrosiers qui a précisé que l'opération a été menée, par des policiers de plusieurs unités spécialisées dont le corps d'intervention et de maintien d'ordre CIMO, la brigade d'opération et d'intervention départementale BOID et la brigade d'intervention motorisée BIM.

Une opération, menée avec le support de la mission des nations unies d'appui a la justice, la MINUJUSTH, a couvert toute la zone de Jalousie, allant de Morne Calvaire à Desermith. Au moins ne arme a feu ainsi que  des documents dont un passeport, ont été confisqués, selon M. Desrosiers.

Cette opération a été menée une semaine après l'arrestation d'un présumé redoutable chef de gang, Enock Jean-Pierre qui opérait justement dans la zone de jalousie. 

Il faut dire que deux jours après l'arrestation de Jean-Pierre, soit le lundi 6 novembre, des dizaines de citoyens ont été porter plainte contre lui a la direction départementale de l'ouest de la police, le présentant comme l'auteur de moult crimes perpétrés a Pétion-Ville.

Les plaignants en ont profité pour dénoncer l'attitude du maire de Pétion-Ville, Dominique Saint-Roc et d'un des sénateurs de l'ouest Antonio Chéramy allias Don Kato, qu'ils accusent de manoeuvrer dans le but d'obtenir en dehors de la loi, la libération du présumé criminel.

Des accusations que le maire et le sénateur  rejettent, accusant des adversaires politiques qui chercheraient a ternir leurs images.


-----------

Les réactions de désapprobation se multiplient, suite à l'annonce de la remobilisation officielle des anciennes forces armées d'Haiti, le samedi 18 novembre


Port-au-Prince, le 12 novembre 2017 - (AHP) - Les réactions se multiplient après les déclarations du président Jovenel Moise, annonçant la remobilisation officielle des anciennes forces armées d'Haiti, le samedi 18 novembre prochain.

Le chef de l'Etat avait fait cette annonce jeudi, lors de l'inauguration d'un centre de réception et de livraison de documents d'identification CRLDI, dans la ville d'Aquin. Cela, dit-il, fait partie de ses promesses de campagne. Je ferai tout ce que j'ai promis, a dit le chef de l'Etat.

Pour l'ancien colonel Himmler Rébu, la remobilisation des forces armées devrait faire l'objet d'une entente nationale. Il dit espérer que le président Moise a bien mesuré sa décision et qu'il est prêt a en assumer les conséquences.

L'avocat et militant politique André Michel se prononce contre la remobilisation de l'armée dans le contexte actuel. D'ailleurs, a-t-il dit, Jovenel Moise n'a aucune autorité morale pour engager la nation, rappelant que le chef de l'Etat est inculpé pour détournement de fonds et que son dossier est, (depuis plus d'un an NDLR) au cabinet d'instruction.

Il plaide en faveur de la poursuite de la mobilisation notamment à travers les manifestations qui seront organisées ce mardi 14 novembre contre la corruption et le samedi 18 novembre dans le cadre d'une grande journée nationale de mobilisation.

Nous voulons, poursuit-il, d'un pouvoir qui puisse défendre les intérêts du pays mais pas celui ayant a sa tête Jovenel Moise qui ne fait que défendre une minorité qui possède la plupart des richesses du pays.

Pour sa part, l'un des porte-parole de la plateforme PITIT Dessalines de l'opposition, Rony Timothée, assimile à de la provocation, l'annonce du président Moise qui s'inscrit, dit-il, dans un contexte marqué par l'assassinat de plusieurs policiers. 

Le militant politique a également rappelé qu'en septembre dernier, les agents de la PNH ont été impuissants face aux individus armés  en treillis qui étaient venus accueillir le président Moise qui revenait de New-York ou il avait participé a l'assemblée générale de l'ONU.

Nous n'avons pas les moyens économiques pour faire fonctionner une armée en bonne et due forme et la communauté internationale a clairement dit qu'elle n'entend pas appuyer les autorités haïtiennes dans leurs démarches de remobiliser l'armée d'Haiti, a encore rappelé M. Timothée. 

Il invite lui aussi la population a participer activement aux deux manifestations annoncées pour les mardi 14 et samedi 18 novembre prochain.

Le coordonateur du groupe d'appui et de recherche en droits humains GARDH, Me Gédéon Jean, estime qu'au lieu de mettre sur pied une force armée  professionnelle au service de la société, le chef de l'Etat est plutôt en train  de constituer une milice, une force paramilitaire.

Le militant des droits humains a lui aussi indiqué que l'annonce du président Moise de remobiliser la défunte armée intervient après plusieurs tentatives de vassalisation de la police nationale. 

Si des spécialistes et experts en sécurité publique désapprouvent la façon dont le chef de l'état compterait procéder pour remobiliser l'armée, notamment bien avant de constituer son état-major, cette idée du président Moise fait son chemin dans les rangs de ses supporter notamment au parlement.

C'est le cas, par exemple, du député de Moron-Chambellan, dans la grand-Anse, Jean Guerrier Benoit qui estime que le pays a grand besoin de son armée pour entre autres, surveiller les frontières terrestres, évoquant les récentes intrusions de militaires dominicains sur le sol national.

Le parlementaire admet également que nous n'allons pas mettre sur pied une armée pour faire la guerre avec la république voisine. S'agissant de la provenance des moyens pour faire fonctionner "notre armée", le parlementaire pense qu'il faut renforcer la lutte contre la contrebande à la frontière.

mercredi 8 novembre 2017

L'opposition démocratique confirme l'organisation de nouvelles manifestations les mardi 14 et samedi 18 novembre contre le président Jovenel Moise dont elle réclame la démission.


Port-au-Prince, le 8 novembre 2017 - (AHP) -  L'opposition démocratique a confirmé ce mercredi, l'organisation de nouvelles manifestations contre le président Jovenel Moise dont elle réclame la démission.

Ces manifestations  sont prévues les mardi 14 et samedi 18 novembre a Port-au-Prince et dans plusieurs régions du pays, selon ce qu'a indiqué l'ancien candidat a la présidence, Me André Michel, insistant sur le symbolisme de ces dates.

Il faut dire qu'en prélude à ces deux manifestations, un sit-in sera organisée devant le palais de justice en solidarité avec les citoyens interpellés lors des manifestations de l'opposition et présentés comme des prisonniers politiques, a souligné André Michel.

Le 14 novembre, rappelle-t-il, c'est la date qui a été retenue pour la publication officielle, par le sénat, du rapport sur le complément d'enquête concernant l'utilisation des fonds Petro Caribe. 

Une premiere enquête menée en 2016 par la commission éthique et anti-corruption du sénat, dirigée a l'époque par l'actuel président du grand corps, Youri Latortue, avait épinglé plusieurs anciens dirigeants dont l'ex-premier ministre Laurent Lamothe ainsi que les anciens ministres des finances Wilson Laleau et Marie-Carmelle Jean Marie.

Pas moins de 3 milliards de dollars auraient été dilapidés et il faut que les auteurs de ces crimes soient jugés et punis conformément à la loi, a insisté Me Michel et ce, quelque soit le secteur auquel ils appartiendraient.

La manifestation du 14 novembre sera un mouvement contre la corruption, a dit André Michel qui a réaffirmé que l'actuel président du pays, n'a aucune autorité morale pour mener le combat contre la corruption comme il le prétend, arguant qu'il est entré au palais national avec le statut d'inculpé dans une affaires de blanchiment des avoirs, donc de corruption.

Pour ce qui est de la manifestation du 18 novembre, elle sera organisée également à une date symbolique, la commémoration du 214e anniversaire de la bataille de Vertières, la dernière sur l'Armée francaise, avant la proclamation de l'indépendance haïtienne.

Ce sera notre dernière bataille, celle qui provoquera la chute de la 2e version du régime Tèt Kale, a dit André Michel. Pendant que le monde entier s'engage dans la lutte contre la corruption, Haiti ne peut pas se permettre de cautionner des faits de corruption, a martelé André Michel.

Ce sont des propos similaires qu'a tenus le responsable de communication de Fanmi Lavalas, membre de l'opposition démocratique. Le Dr Schiller A. Louidor qui qualifie d'inculpé et d'incapable l'actuel locataire du palais national, a indiqué que Jovenel Moise n'a aucune autorité morale pour présider à la destinée du pays.

Pour lui, le dauphin de l'ancien président Michel Martelly, a été catapulté au palais national dans le seul but de défendre les intérêts d'une minorité qui détient la plupart des richesses du pays pendant que la majorité des citoyens continuent de croupir dans la misère.