jeudi 31 mars 2016

Le premier ministre Enex Jean-Charles affirme que le gouvernement s’en tient à l’application de l’accord du 5 février quant à l’opportunité de la mise sur pied de la commission de vérification des élections jugées fraudleuses de 2015




Port-au-Prince, le 31 mars 2016 – (AHP) – Le premier ministre Enex Jean-Charles a indiqué jeudi que l’installation du conseil électoral provisoire est un nouveau pas vers l’application de l’accord du 5 février 2016.

Il promet que le gouvernement va laisser le conseil électoral provisoire diriger en toute indépendance le processus électoral.
Interrogé sur l’opportunité de la mise sur pied de la commission de vérification des scrutins de 2015, Enex Jean-Charles a fait  savoir que le gouvernement s’en tient à l’application de l’accord du 5 février dernier.

Mais le CORE Group avec les Etats-Unis en tête, est défavorable à   l’idée de la formation d'une telle commission qui ferait trainer en longueur, selon le Group, la réalisation des élections.

Mais de nombreuses voix issues notamment de Fanmi Lavalas, LAPEH, Pitit Desalin et d'un ensemble d'organisations de base continuent deconsidérer la formation de cette commission  comme un préalable à la poursuite du processus.

C’est le cas notamment du sénateur Francisco De La Cruz qui s’est aussi prononcé contre toute interférence du gouvernement dans les questions électorales.

 Le CEP, a dit le parlementaire, doit être libre de mener le processus et décider notamment de la date à laquelle les scrutins de 2015 devraient être fixés.

"Ce n’est pas l’accord du 5 février mais les conseillers qui doivent déterminer le moment propice à l’organisation des prochaines élections a dit le parlementaire. Cependant des personnalités devenues aujourd'hui conseillers électoraux avaient milité en faveur de la mise en place de la dite commission

La plateforme PITIT Desalin continue de réclamer la mise sur pied de la commission de vérification. Son coordonnateur adjoint Assad Volcy, a souligné qu’il ne peut y avoir d’élections sans une évaluation approfondie du processus initié en 2015.

Il s’est aussitôt dit confiant dans les chances de l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles, candidat du parti à la présidence, de l’emporter, s’il devait participer au second tour. C’est après vérification qu’on connaitra l’identité des deux finalistes, a dit M. Volcy.

Toutefois, pour beaucoup de secteurs, il ne doit pas y avoir d'à priori dans le cadre d'une éventuelle vérification. Il faut seulement former cette commision avec des personnalités crédibles, pour que son rapport soit accepté par tous les candidats.

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