jeudi 14 décembre 2017

Le président Jovenel Moise confirme les soupçons qui l’associaient à l’avortement de la séance où le Sénat devait se prononcer sur le rapport d’enquête concernant les fonds Petrocaribe. Lors d'une rencontre avec des membres de la communauté haïtienne de Paris, le chef de l’Etat avoue avoir manipulé ses partisans au parlement pour tenter d'enterrer cette enquête qu’il considère comme une épine posée par ses adversaires



Port-au-Prince, le 14 décembre 2017 - (AHP) - Le président Jovenel Moise a reconnu mardi soir a Paris qu'il était bel et bien à l'origine du boycott du rapport  de la commission sénatoriale sur l'utilisation des fonds Petro Caribe.
Le chef de l'Etat qui intervenait lors d'une rencontre avec des membres de la communauté haïtienne dans la capitale française, estime avoir été personnellement visé. 

"Nous avons fait en sorte que le dossier traîne", a dit Jovenel Moise qui se dit, toutefois et malgré tout, déterminé à combattre la corruption.

Il n'y aura pas d'injustice ni de persécution  sous ma présidence. Si persécution il doit y avoir, ce sera contre la corruption et le sous-développement, a clamé le locataire du palais national.
M. Moise a aussi confié qu'il a été contraint de renouveler, en octobre dernier, les mandats d'une cinquantaine de juges qui seraient impliqués dans des dossiers louches. Une décision qu'il dit avoir prise au moment ou l'appareil judiciaire était paralysé par un mouvement de grève.
C'est le conseil supérieur du pouvoir judiciaire CSPJ qui avait soumis la liste de juges dont les mandats devraient être renouvelés, a dit Jovenel Moise qui affirme avoir attendu en vain la liste des juges qui devraient être écartés.

Le vice-président du Sénat, Jean-Marie Junior Salomon a de son coté estimé qu'il était dans l'intérêt du chef de l'Etat que le dossier Petro Caribe suive son cours, rappelant qu'il est lui-même inculpé au cabinet d'instruction dans une affaire de blanchiment des avoirs.

De plus, ajoute le parlementaire, le président Moise ne cesse de se présenter comme un véritable champion de la lutte contre la corruption et le dossier Petro Caribe est une belle occasion qu'il a de le prouver.

Titres du 14 décembre 2017



Incroyable mais vrai ! Le président Jovenel Moise confirme les soupçons qui l’associaient à l’avortement de la séance  où le Sénat devait se prononcer sur le rapport d’enquête concernant les fonds Petrocaribe. Au moment de rencontrer des membres de la communauté haïtienne de Paris, le chef de l’Etat avoue avoir manipulé ses partisans au parlement pour tenter  d'enterrer cette enquête qu’il considère comme une épine posée par ses adversaires.

-Une cinquantaine de juges ont été nommés sous pression et dans des conditions irrégulières par le chef de l’Etat. C’est encore lui qui l’a avoué. Jovenel Moïse qui accuse les autorités judiciaires d'être responsables de cette situation,  avoue  qu’il y a beaucoup plus de corruption dans le pays qu’on ne croirait. 

-En faisant ces déclarations, le chef de l'Etat cherche-t-il à narguer ses adversaires politiques ou a-t-il perdu la raison: des questions agitées depuis mercredi soir sur les réseaux sociaux.

-En tout cas, le sénateur Jean Marie Salomon dit croire  qu'il est  dans l'intérêt du chef de l'Etat que le dossier Petro Caribe suive son cours, lui rappelant qu'il est lui-même inculpé au cabinet d'instruction dans une affaire de blanchiment des avoirs, lui, qui, affirme le sénateur, ne cesse de se présenter comme un véritable champion de la lutte contre la corruption. "Le dossier Petro Caribe est une belle occasion qu'il a le le prouver", selon Jean-Marie Salomon.

-Début hier  mercredi de la 48e session de l’assemblée parlementaire des pays ACP. Et la 34e session de l’assemblée assemblée paritaire ACP-UE débute lundi. Le député de Thomazeau Price Cyprien qui a fait le point sur la première journée de travail affirme que c’est un privilège pour Haïti de pouvoir accueillir cet évènement.

-Le sénateur Jean Marie Salomon s’interroge sur une éventuelle complicité des autorités vénézueliennes dans la dilapidation des fonds petrocaribe. Il rappelle, en effet, les déclarations d’officiels de la république bolivarienne qui disaient n’avoir pas de reproches à faire à Haïti sur la gestion du programme. Le Sénateur du Sud a fait ces déclarations lors d'une conférence-débat à l'Uiversité l'INAGHEI autour du thème: dilapidation des Fonds petro caribe, qui en est responsable, quel enjeu pour Haïti".

-La terre a tremblé hier à Petit Goâve. Il s’agissait d’un séisme d’une magnitude de 3.6 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre était localisé en mer à 10 km au Nord’Ouest de Petit Goâve et à 17 km au Nord-Est de Miragoâne. 

Le bureau des mines et de l’énergie rappelle que les séismes ne sont pas prédictibles et demande à la population d’observer les consignes de sécurité.

-Le président du parti réformiste social Chrétien Federico Antún Batlle déclare que le debordement de l'immigration illégale  haïtienne en République dominicaine est devenu l'un des plus grands problèmes du pays et accuse les derniers gouvernements dominicains d'être les responsables de la présence massive d'étrangers sans documents, pour avoir été très faibles dans leur politique migratoire. Antún Batlle accuse les Haïtiens de ravir les postes qui étaient occupés dans un ensemble de secteurs par  des dominicains.

-L’ancien maire de Port-au-Prince, Manno Charlemagne aura droit à des funérailles nationales. Les obsèques sont prévues le 22 décembre au Champ de Mars. Le Ministère de la Culture annonce une soirée d’hommage au kiosque Occide Jeanty le 19 décembre. 

mercredi 13 décembre 2017

Titres de Radio Solidarité/AHP du 13 Décembre 2017

-Le président Jovenel Moise a pris la parole ce mardi au sommet sur le financement de l’action climatique, One Planet, qui a lieu à Paris. Le chef de l’état a plaidé en faveur d’une couverture d’assurance pour les iles de la  Caraïbe, soulignant que cette région est très vulnérable face aux catastrophes naturelles.

-Les élections pour le remplacement des sénateurs élus en 2015 se tiendront à la fin de l’année 2019. C’est la résolution à laquelle l’exécutif et le parlement seraient parvenus, à en croire le président du sénat, Youri Latortue. Ces élections devraient donc avoir lieu aux mêmes dates que celles qui concernent les députés.

-L’ex ministre de la justice Camille Edouard Jr ne craint plus de se faire arrêter. Le mandat d’amener émis contre lui par le parquet a été annulé après son audition ce mardi par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Me Edouard a donc décidé de se présenter volontairement pour s’expliquer autour des accusations portées contre lui.

-Le commissaire du gouvernement Clamé Ocname Daméus informe qu’une nouvelle audience est prévue le 10 janvier et que Camille Edouard Jr ne peut toujours pas voyager en dehors du pays. Il rappelle que l’ancien ministre est accusé de « détournement de biens publics, blanchiment, menace de mort avec ordre et conditions ».

-L’organisation politique Fanmi Lavalas annonce une marche pacifique dans la capitale pour célébrer les 27 ans des élections de 1990  qui ont porté au pouvoir l’ancien prêtre Jean Bertrand Aristide. Ces élections sont considérées comme les premiers scrutins démocratiques organisés dans le pays. Un des représentants  du parti, Fritzner Pierre Louis estime que l’idéal du 16 décembre 1990 à savoir Justice, Transparence et Participation est toujours actuel.

-Les troubles enregistrés dans des quartiers de Martissant  et de Carrefour Feuilles ces derniers jours nuisent sérieusement au fonctionnement de plusieurs écoles. C’est ce que révèle un rapport de l’Union des Parent d’Eleves Progressistes Haitiens. Des bandits continuent de faire irruption dans des établissements scolaires pour exiger de l’argent, ce qui inquiète des parents d’élèves qui, par conséquent, gardent leurs enfants chez eux, ajoute l’UPEPH. 


- Carence de visas dominicains : des retards énormes dans les différents consulats, mais aucune note officielle jusqu’ici de la représentation consulaire dominicaine.

Carence de visas dominicains : des retards énormes dans les différents consulats, mais aucune note officielle jusqu’ici de la représentation consulaire dominicaine


Port-au-Prince, 13 décembre 2017- (AHP)- Une carence de visas affecte les services consulaires dominicains en Haïti, non sans des répercussions sur les agences de voyages s’ occupant des échanges entre les deux pays et la programmation de certaines activités binationales.
Depuis environ quatre semaines, les consulats dominicains dont le consulat général à Pétion Ville et les postes consulaires des villes de Ouanaminthe, Cap Haïtien, Belladères et  Anse à Pître, présentent un retard énorme dans la livraison des passeports estampés du visa, bien qu’il s’agisse d’une période de haute demande.
Cette période a commencé depuis les jours fériés de début de novembre pour prendre fin après le carnaval haïtien.
Le tarif actuel au consulat de Pétion ville est de US$ 230 pour un visa multiple d’un an, la catégorie la plus sollicitée par les voyageurs haïtiens. Un tarif jugé excessivement cher en comparaison avec le visa américain valable pour 5 ans pour un pays avec lequel Haïti n’a pas de frontière terrestre, dont le visa est à 160 dollars.
La situation qui prévaut aux consulats dominicains affecte énormément dejà  les agences de voyages qui ont dû dans certains cas, faire récupérer des passeports déposés par des clients depuis plus de 15 jours. De même que des groups d’artistes d’artistes, des gens du théiatre et des équipes sportives qui ont dû re-programmer des activites.
Neanmoins, cette situation n’a aucun effet  pour les citoyens haïtiens detenteurs d’un visa américain, canadien ou Schengen qui peuvent voyager en terre voisine en payant une carte de tourisme de US$ 20.
De sources combinées à partir des statistiques datant de 2015 de la Direction Générale de l’Immigration dominicaine les projections pour la fin de l’année 2017 seraient autour de 200,000 personnes à utiliser l’un des points frontaliers pour entrer en territoire dominicain dont 98% de nationalité haïtienne
Ces chiffres, sans compter les voyageurs haïtiens qui utilisent l’ aéroport Joaquim Balaguer (La Isabela) porteraient à dire que les visiteurs haïtiens en République Dominicaine apportent au départ à l’Etat dominicain environ US$ 46,000,000 par an. Une somme non négligeable qui aurait dû convaincre les responsables du pays voisin à améliorer le service des visas pour éviter une crise comme celle qui semble perturber les échanges entre les deux pays par manque de visa.

A noter qu' aucune note officielle n' a été publiée  jusqu’ici par la representation consulaire dominiciaine pour s' excuser aupres du public haitien.