vendredi 19 mai 2017

Plusieurs milliers d’ouvriers ont manifesté ce vendredi dans les rues de la capitale pour réclamer une augmentation du salaire minimum à 800 gourdes et dénoncer la hausse des prix de l’essence: propos hostiles aux autorités gouvernementales, parlementaires et hommes d'affaires




Port-au-Prince, 19 mai 2017- (AHP)- Plusieurs milliers d’ouvriers dusecteur de la sous-traitance ont manifesté ce vendredi dans les rues de la capitale, en vue de réclamer l’augmentation à 800 gourdes du salaire minimum et des avantages sociaux.

Les manifestants lançaient des propos obscènes à l’endroit des autorités du pays qu’ils accusent de n’avoir aucune volonté de travailler à l’amélioration de leur sort.

Ils affirment que la récente décision du gouvernement d’augmenter les prix de l’essence vient compliquer leur situation socio-économique déjà très précaire. Pour de nombreux  manifestants, le principal objectif des nouveaux hommes au pouvoir est 

de s'enrichr le plus vite possible et d'enrichir des individus qui bénéficient déjà de nombreux privilèges, citant entre autres les sénateurs et les députés, alors que les mases populaires croupissent dans la misère.

Ils accusé du coup les parlementaires de n'avoir aucune sensibilité pour les plus démunis pour avoir accepté d'empocher des millions de gourdes de primes au cours de la période pascale.

Les manifestants s'ent sont également aux grands comercants et indusriels pour qui tout ce qui cmpterait, c'est l'exonératin de taxes et le financement de candidats rétrogrades 
 et en contraventio avec la loi

Ils ont annoncé la poursuite de la mobilisation jusqu'à ce que leurs revendications soient prises en compte.


Le batteur de Djakout #1, Rolls Lainé introuvable depuis l'aube ce vendredi, après la participation du Groupe à un festival à l'Arcahaie

Port-au-Prince, 19 mai 2017- (AHP)-Le véhicule du batteur de Djakout #1, Rolls Mainé (Roro),  a été découvert en fin d'aprres-midi à la Rue Louis Joseph janvier, à Port-au-prince,  mais le musicien était toujours introuvable jusqu'en fin de journée

Roro n'était pas rentré chez lui ce matin contrairement aux autres musiciens du groupe,  qui ont participé à un festival à l'Arcahaie, dans le cadre de la fête du drapeau jeudi 18 mai.

Les membres du Groupe musical avaient quitté séparément le site du festival peu après 3 heures AM , comme ils le font d'habitude quand ils ne jouent pas trop loin de la capitale.

Le manager du  groupe Paul Maxime Lubin (Ti Mako) et Hervé Anthénor (Shabbah) ont tous  deux fait savoir que Roro était parti de l'Arcahaie en compagnie d'une femme qu'ils déclarent avoir vue pour la première fois.

Pour l'instant, c'est la tristesse et la  panique au sein de la famille du batteur,  parmi les musiciens de Djakout et des Fans du très populaire groupe.

La direction centrale de la police judiciaire a dépêhé dans l'après-midi,  une équipe de sa police scientifique  pour inspecter le véhicule. Mais, c'est toujours l'attente.

Djakout #1 avait à jouer vendredi soir à Moka Café dans le cadre du Haytian Konpa Festival  qui se déroule sur 2 jours à partir de ce samedi.

Pour l'instant c'est la vie de Roro qui est prioritaire pour le Groupe, ont souligné Ti Mako et Shabba

lundi 15 mai 2017

Le gouvernement fixe les nouveaux prix des carburants après u accord avec des syndicats de transports, mais un peu partout à travers le pays, c'est la grogne

vendredi 12 mai 2017

Gouvernement et syndicats de transport ne sont pas arrivés à trouver une entente sur les augmentations jugées démesurées, décidées sur le prix du carburant par les autorités: celles-ci s'en tiennent à leurs tarifs, mais les menaces de mouvements sociaux grondent à travers le pays


Port-au-Prince, 12 mai 2017- (AHP)- Les parties impliquées dans la recherche d'un consensus autour des nouveaux prix du carburant annoncés par les autorités ont continué  de camper sur leur position, ce vendredi,  à l'échéance de la date qui semble avoir  de été fixée pair la fin des discussions

Le premier ministre Jacques Guy Lafontant a assuré que l’augmentation des prix de l’essence se fera de manière concertée et que toutes les parties concernées seront consultées, même s'il maintient les mêmes prix, à savoir 87 gourdes sur le gallon de gazoline, 80 sur le diesel et 75 sur le kérosène.

Les transporteurs ont en général rejeté ces tarifs, les estimant  trop élevés et pénalisants pour les couches les plus défavorisées de la population, le carburant étant un produit transversal.

Le pouvoir incapable de commencer à tenir les promesses de campagne du président Jovenel Moïse et celles faites par le premier ministre Jack Guy Lafontant lors de la présentation de son énoncé de politique générale devant le Parlement, est accusé de ne rien comprendre à la situation socio-politique du pays et   de vouloir à tout prix trouver les fonds nécessaires à ses projets, en augmentant démesurément les prix de l'essence.

Un des conseillers du président Jovenel Moise, Guichard Doré, a  justement tenté ce vendredi de  justifier la décision du gouvernement par ce qu'il appelle une situation de faillite qui menace l’Etat dans la commercialisation des produits pé troliers. 


Il a indiqué que le pays risque de ne plus pouvoir importer de l’essence, si le gouvernement n’augmente pas les prix  de façon substantielle. Ce même gouvernement qui vient de décaisser 100 millions de gourdes pour "assurer la sécurité du chef de l'Etat" pour une quinzaine de jours et d' accorder des primes à des gens déjà trop bien lotis ( sénateurs et députés) pour les 3 jours de pâques (1 million de gourdes pour les sénateurs et 500.000 pour les députés).  

La Confédération des Travailleurs Haïtiens présentée comme un soutien de la position gouvernementale dit attendre la décision finale du gouvernement sur les nouveaux prix du carburant avant de fixer sa position.  

Toutefois,  semble-t-il se réjouir,  un accord a déjà été trouvé avec les autorités sur des mesures à adopter pour la modernisation du transport terrestre, à en croire son président  Paul Loulou Chéry.

"Certaines dispositions ont été envisagées, telles la création d’un organe de régulation et la mise en place d’une direction de transport ainsi que la mobilisation d’un fonds de garantie évalué à un milliard de gourdes", a-t-il encore fait savoir.

S'appuyant sur la position du gouvernement, M. Chéry affirme que les autorités veulent augmenter les prix des produits pétroliers pour mettre fin à un déficit enregistré par l’Etat depuis plusieurs années. Il plaide enfin en faveur d’une politique sociale pour accompagner les couches les plus vulnérables. 


Le coordonnateur de l’Union nationale des Normaliens Haïtiens Josué Méridien s'indigne pour sa part de la mesure du gouvernement d’augmenter les prix du carburant . 

Il estime en outre  anormal que des associations de transporteurs passent pour des défenseurs des intérêts du peuple haïtien, rappelant que le transport en commun est un service public qui doit être garanti par l’Etat.


Josué Mérilien soutient que le gouvernement de Jack Guy Lafontant ferait mieux de combattre l’évasion fiscale, d’auditer les investissements publics jugés improductifs et de réduire les fonds accordés aux institutions budgétivores telles la présidence , le Parlement et la Primature. 


Il menace de lancer une vaste mobilisation si le gouvernement augmente, comme annoncé, les prix de l’essence. 

Entre temps, à Port-au-Prince et en province, propriétaires, chauffeurs, et différents autres secteurs de la population sont aux abois et affirment attendre la fin des discussions ce vendredi et la décision finale des autorités pour donner leur réponse. 

C'est particulièrement le cas dans la ville des Cayes. 

Les titres du 12 mai 2017

jeudi 11 mai 2017

Le président Jovenel Moïse court-circuite le mandat du directeur général de l'UCREF et le remplace par un ancien inspecteur général de la police nationale d'Haiti: le directeur renvoyé enquêtait sur une affaire judiciaire de corruption présumée dans laquelle le président Jovenel Moise est accusé d'implication



Port-au-Prince, le 11 mai 2017 - (AHP) - Le président Jovenel Moise a nommé l'ancien inspecteur général de la police nationale d'Haiti et protecteur adjoint du citoyen, Fritz Jean au poste de directeur général de l'unité centrale de renseignement financier.

La cérémonie d'installation qui était prévue ce jeudi a été reportée sine die. Fritz Jean est appelé a remplacer l'ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Sonel Jean-Francois, qui vient de passer environ une année a la tête de l'UCREF alors qu'il avait un mandat de 3 ans.

Il faut dire que Me Jean-Francois avait lui aussi été nommé en remplacement du titulaire qui n'avait pas encore bouclé son mandat.

Rappelons que la loi organique de l'UCREF entérinée cette semaine par le parlement, donne au chef de l'Etat la possibilité de remplacer comme bon lui semble, le DG de cette institution qui se veut pourtant indépendante.

Ce que dénonce entre autres le directeur exécutif du réseau national de défense des droits humains, Pierre Espérance, faisant remarquer qu'en vertu de cette loi organique, le DG de l'UCREF reste en fonction jusqu'a la nomination par le président d'un nouveau directeur et de son adjoint.

Il s'agit, a dit le militant des droits humains, d'une loi de la honte votée dans un contexte marqué par la conduite d'une affaire judiciaire de corruption présumée dans laquelle le président Jovenel Moise est accusé d'implication.

Le président Moise qui, selon un rapport de l'UCREF transmis au parquet de Port-au-Prince, avait manipulé des fonds n'ayant rien à voir avec ses activités. Les proches du chef de l'Etat, qui était candidat puis président élu a l'époque, avaient vivement critiqué Me Jean-Francois, arguant que le rapport a été transmis au parquet aux fins de le persécuter.


Pour tenter de répondre aux critiques, des proches du chef de l'Etat soutiennent que même aux Etats-Unis le président a interrompu le mandat du directeur du FBI, James Comey qui enquêtait sur le dossier de l'interférence russe dans la récente présidentielle, à son éventuel profit.

Pour Pierre Esperance, la loi organique de l'UCREF vient de faire de cette institution, un outil aux mains de l'Exécutif qui peut l'utiliser notamment a des fins de persécutions politiques.