mardi 16 août 2016

Affaire Sandro Joseph: le juge Al Duniel Dimanche dont l'honnêteté a été questionnée, a dû se déporter : des proches de l'ancien directeur général de l'ONA appellent à la raison, des gens qui s'acharneraient injustement contre lui




Port-au-Prince, le 16 aout 2016 – (AHP) – Le procès de l’ancien directeur général de l’ONA, Sandro Joseph, est à nouveau ajourné, le juge qui  présidait l’audience, Me Al Duniel Dimanche ayant accepté de se déporter de l’affaire, à la demande de Me Edwin Coq, avocat de M. Joseph et d’un des co-ainculpés, Pierre Hermane Rémédor.

L'avocat a fait savoir  que ses clients ne se sentaient plus en confiance pour être entendus par le juge Duniel et a demandé à ce dernier de se retirer volontairement s’il n’a aucun intérêt particulier dans le dossier.

"Mes clients ne sont pas en confiance et le juge doit se déporter afin de laiser le dossier  suivre son cours, a-t-il dit, l’invitant à prendre une décision dans l’intérêt de la société.

Mais,  Me Gordini Jean-Philippe, avocat du troisième prévenu, Pierre Marcelin Jean-Philippe, avait demandé au juge de continuer à conduire le procès.

Il a souligné que son client qui a déjà passé un an derrière les barreaux, est  jugé coupable d’un fait pour lequel il est passible de 6 mois de suspension et de deux mois d’emprisonnement. Cela signifie que  plus tôt l’affaire aura été entendue, plus vite son client sera remis en liberté.

Mais le juge Dimanche a accepté de se déporter de l’affaire pour le triomphe de la justice, a-t-il dit. Il affirme avoir toujours priorisé une justice saine et impartiale, en adoptant une position médiane.

Il affirme n’avoir jamais priorisé un intérêt particulier au détriment de la distribution d’une saine et impartiale justice mais qu’il s’évertuait à faire son travail en toute équité.

Plusieurs témoins dont les nomssont  cités dans l’ordonnance du juge Dimanche avaient répondu à son invitation pour livrer leurs versions des faits. Entre autres les anciens députés Patrick Joseph, Jonas Coffy, Ogline Pierre et Laurent Edouard.

Ministre des affaires sociales lorsque Sandro Joseph était directeur général de l’ONA, Gérald Germain affirme être venu au tribunal dans le but de présenter sa version des faits. Il se dit prêt à faire le même exercice que le dossier sera  redistribué.

L’ancien député Jean Beauvois Dorsonne, actuel ministre de l'Education a lui aussi affirmé qu’il fait confiance à la justice et  que c’est pour cela qu’il avait tenu à répondre aux questions du juge en charge du dossier.

L'ancien président René Préval contre qui le juge a même lancé un mandat d'amener et qu'il a taxé d'"ainsi-commu, n'a pas fait le déplacement. Le mandat contre lui, aurait même été annulé, selon ds sources.

 Maintenant du côté de l'ancen DG de l'ONA  Sandro JOSEPH, des proches ont affirmé qu'il y a des gens qui s'acharnent injustemet contre lui.

En effet, affirme l'un d'entre eux,  depuis le début du scandale qui secoue cette importante institution de l’Etat, organisme autonome qui gère des fonds fiduciaires dans le cadre d’une assurance-vieillesse obligatoire pour les employés du secteur privé et volontaire pour toute autre catégorie de travailleurs, jamais, une fois, des gens  n’ont cherché à obtenir le point de vue de l’ancien Directeur Général.

Ce proche estime qu'on est face à une vaste opération de musellement de monsieur Sandro JOSEPH , sans le moindre questionnement des nombreuses accusations dont on se plait à accabler l’ancien fonctionnaire qui s'est rendu de lui-,même à la justice après aoir quitté le penitencier national, pour raison de sécurité, dans la soirée du 12 janvier 2010, avant d'ecrire à l'Inspection générale de la PNH pour lui indiquer son adresse et sa disponiblité pour la justice.

Ce proche relève qu'au premier jour du procès, il y a, à peu près un mois, c’est dans une salle bondée de journalistes que le représentant du Ministère Public a donné lecture de son acte d’accusation et procédé à l’énoncé des faits. Ce fut l’occasion pour lui (le Représentant du Ministère Public) de citer, l’un après l’autre, tels qu’insérés dans le rapport de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), un ensemble de chèques (montants et bénéficiaires ironiquement déclinés) qui ont été émis sous l’administration de Sandro JOSEPH, sans toutefois préciser le contexte de ces sorties de fonds.

Le proche en question a relevé que de nombreux reportages ont été réalisés sur cette journée. Certains sont même allés jusqu'a affirmer que les bénéficiaires des chèques émis par l'ONA sous l'administration  de Sano Joseph  ont été dénoncés par Sandro lui-même, arguant que ce dernier aurait indiqué qu’il n’ira pas en prison tout seul. Ce proche dement et rejette de telles allégations.

Affirmant citer Sandro Joseph, il affirme que ce dernier n'a  jamais cité ni le nom du président  René Préval, ni aucun autre nom.

En clair, a-t-il dit, l’ancien directeur de l’ONA n’avait même pas encore été auditionné que certains ont commencé à lui prêter des propos. Cependat, a-t-il poursivi, le jour où le tribunal a procédé à l’audition de monsieur Sandro JOSEPH, il n’y avait personne pour entendre ses déclarations  Résultat, aucun écho n’a été fait, a-t-l dit,  des déclarations de l'ancien directeur général, ce qui a privé l’opinion publique d’un autre son de cloche sur ce qui se dit dans cette affaire qui défraie la chronique et d'une occasion de se faire une idée plus objective du dossier.

Ce proche rel`eve que lorsque plus d’une dizaine d’organes de presse ont été mentionnés dans la liste des chèques indexés par ce qu'il considère  un rapport douteux de l’ULCC,  repris par le ministère public, la réaction  n’a pas tardé à venir,

 Dénonçant l’amalgame dont ils ont affirmé avoir  été l’objet, ils ont rappelé à l’ intention des accusateurs qu’ils ont reçu ces chèques dans le cadre de contrats formels de promotion conclus avec l’ONA. Toutefois, ils n’ont mal'heureusement  pas cru bon de prendre en exemple ce cas qui les concerne et sur cette base, commencer à émettre des doutes sur le bien-fondé des accusations dans le cas d'autres chèques émis paqr l'ONA.

Si cela est valable pour eux, il peut tout aussi bien l'être  pour les autres, serait-on tenté d’affirmer, a dit ce proche de Sandro Joseph qui ne peut intervenir lui-même.

Il dit savoir qu'il y a de nombreux journalistes compétents  qui sont capables de menr une enquête en profondeur pour faire luire la verité sur ce dossier .

Il rappelle enfin  que Sandro JOSEPH est un jeune cadre qui a été formé à l’INAGHEI dont il fut l’un des étudiants les plus brillants, et qui a parfait ses études  à l’Université LAVAL à Québec (Canada) où il a décroché une maitrise en Sciences de l’Administration (MBA Management).

 C’est en plus, un ancien membre non moins brillant de la corporation des journalistes, qui a travaillé pour plusieurs médias de la capitale. Il serait ainsi regrettable, a encore dit, ce proche  que la presse, laisse  clouer au pilori un de ses fils, le sacrifier au nom d'une prétendue lutte contre la corruption, sans lui donner la chance de s’exprimer et de se défendre.

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