lundi 4 juillet 2016

Les parlementaires de l'opposition accusés de bloquer la reprise de la séance en assemblée nationale du 28 juin: "Ils veulent insérer dans l'ordre du jour le point relatif à la remise de l'écharpe présidentielle, mais refusent que cela fasse l'objet d'un vote"


 Port-au-Prince, le 4 juillet 2016 (AHP)- Les discussions entre les différents blocs sont au point mort au parlement depuis l'échec de la séance en assemblée nationale qui devrait statuer sur le dossier du président Jocelerme Privert dont le mandat est arrivé à terme le 14 juin dernier.

Le sénateur Francisco De La Cruz, réputé proche du gouvernement en place, invite ses collègues à prioriser les intérêts supérieurs du pays dans le cadre des discussions.

Il déplore l’attitude des parlementaires de l’opposition qui refuse que l’ordre du jour fasse l’objet d’un vote.
"Ils veulent insérer  dans l'ordre du jour le point relatif à la remise de l'écharpe présidentielle, mais ils ne veulent pas que cela fasse l'objet d'un vote, sachant qu'ils perdraient à coup sûr".

L’élu du Centre soutient que l’assemblée nationale ne pourra pas avoir lieu en dehors d’un consensus entre les membres des différents blocs.

Pour sa part, le sénateur de l'opposition Carl Murat Cantave affirme n'avoir reçu aucune invitation du bureau de l'assemblée nationale pour la poursuite des discussions entre les blocs, dans la perspective de la reprise de la séance.

En dehors d'un consensus autour de l'ordre de jour, on ne pourra pas avoir cette assemblée, a répété lui aussi, celui qui ne jure que par le renvoi du président Jocelerme Privert.

Il a plaidé par ailleurs en faveur de la conciliation de la feuille de route préparée par le groupe minoritaire de l'opposition avec  la résolution du groupe majoritaire qui soutient le chef de l'Etat.

Carl Murat Cantave s'est également prononcé en faveur de l'organisation d'un seul tour d'élection entre les candidats qui ont confirmé leur participation à la prochaine présidentielle.

Toutefois, de nombreux secteurs sont persuadés que les parlementaires PHTK ne voudront pas de solution à la crise, tant qu'ils n'autont pas leur propre CEP comme en 2015 et tant qu'ils ne conrôleront pas la plupart des ministères et des directions générales.

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