mercredi 20 juillet 2016

Le CEP lance une session de formation sur trois jours, à l’intention des membres des bureaux électoraux départementaux, des juges et des avocats appelés à siéger dans les BCED: le présient du CEP affirme qu’il n’y a pas de changement au niveau dudget de 55 millions de dollars sollicités



Port-au-Prince, le 20 juillet 2016 – (AHP)- Le conseil électoral provisoire a lancé ce mercredi une session de formation s’étalant sur trois jours, à l’intention des membres des bureaux électoraux départementaux, des juges et des avocats appelés à siéger dans les Bureaux du contentieux électoral départemental BCED.

Il s’agit, selon le président du CEP, Léopold Berlanger, d’une nouvelle étape qui a été franchie dans la mise en œuvre du calendrier électoral. Il se félicite que, pour la première fois,  les membres des BCED seront assermentés.

"Ils savent qu’ils sont passibles de sanctions graves en cas de dérives, a dit M. Berlanger qui les invite à tenir compte de la nécessité de toujours opter pour la recherche de la vérité lorsqu’ils auront à plancher sur les cas qui seront soumis à leur appréciation.

Pendant trois jours, ces juges électoraux présélectionnés participeront à des séances de formation et d’échanges, notamment sur les termes de référence des instances contentieuses, en vue d’améliorer leurs performances, a dit M. Berlanger.

Pour ce qui est du budget, il affirme qu’il n’y a pas eu de changement au niveau de l’enveloppe de 55 millions de dollars sollicitée du gouvernement. Il invite le l’Exécutif à faire  le nécessaire pour trouver les moyens de financer les élections, même si, pour cela, il doit faire appel à  la banque centrale.

S’agissant des membres des bureaux de vote, même s’ils sont appelés à remplir un devoir civique, ils doivent recevoir des frais pour couvrir certaines dépenses, a indiqué M. Berlanger, précisant qu’ils seront choisis à partir de listes soumises au CEP par des institutions de la société civile, conformément au décret électoral.

Mardi, au moment de signer, en conseil des ministres, l’arrêté convoquant le peuple en ses comices, le président Privert avait réaffirmé la volonté de son administration à faire tout ce qui est possible  pour trouver de quoi financer les élections de 2016.

Ces élections, a-t-il soutenu, sont indispensables pour l’avenir politique du pays car elles nous permettront de choisir un nouveau président qui aura à prêter serment le 7 février 2017, 16 sénateurs et 27 députés qui doivent entrer en fonction le 2e lundi de janvier.

Il a aussi redit que l’Exécutif ne soutient aucun candidat et a invité les ministres, les délégués, les vice-délégués ainsi que les autres fonctionnaires de l’Etat à garder leur stricte neutralité dans le déroulement du processus électoral.

0 commentaires:

Publier un commentaire