mercredi 6 juillet 2016

Le sénateur Jean Renel Sénatus accuse une patrouille policière d'avoir tenté de fouiller son vehicule à la recherche de Guy Philippe qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt: le palementaire y voit aussitôt une tentative d'assassinat: le chef a.i de la police présente les excuses de l'institution



Les Cayes, 5 juillet 2016 –(AHP)- Le sénateur  Jean Renel Sénatus a accusé mardi une patrouille policière d'avoir tenté de fouiller un véhicule de location aux vitres teintées qu'il pilotait à l'entrée de la ville des Cayes (sud).

Les policiers auraient fait savoir qu’ils disposaient d'informations selon lesquelles le chef rebelle  Guy Philippe se  trouvait à bord du véhicule.

M. Pilippe fait l'objet d'un mandat d'amener pour son implication présumée dans une attaque meurtrière contre le commissariat de police des Cayes
Le parlementaire a aussitôt dénoncé une tentative d’assassinat, promettant une réponse politique à ce qu’il croit être un coup politique.

Selon des informations circulant dans la ville des Cayes,  Guy Philippe se trouvait effectivement à bord du véhicule du sénateur, mais a décidé d'en descendre, après qu'il eut été informé au téléphone que la police en était au courant et s'apprêtait à l'appréhender.

En tout cas, si le directeur départemental de la police du Sud, Marc-André Cadostin, a minimisé la portée de l’incident, soulignant que les policiers ont laissé partir le véhicule, après s'être rendus compte qu'un un sénateur en fonction s'y trouvait, le directeur général a i de la police nationale, Michel-Ange Gédéon, a très vite présenté les excuses de l’institution policière à l’ex-commissaire du gouvernement.

M. Gédéon, commandant en chef ai de la PNH, est dans l’attente du rapport de la commission justice et sécurité du sénat, présidée justement par le sénateur Sénatus qui a d'ailleurs promis une réponse politique.

Le chef de la PNH a quand même expliqué que cet incient est  arrivé à un moment où des policiers sont agressés ou tués alors que des attaques à forte odeur de terrorisme s’amplifie.

Il exprime le souhait que  cet incident ne contribue pas à détériorer le bon climat de travail et les liens fraternels qui existent entre le parlement et la direction générale de la PNH.

Le sénat de la République s’apprêterait à enquêter sur cet incident. Maqis, le président a i du grand corps, Ronald Larêche, soutient que, conformément aux règlements intérieurs du Sénat, la commission d’enquête doit être formée par l’assemblée.

Ronald Larêche a déploré l’attitude des policiers qui, dit-il, auraient dû avoir un comportement plus ou moins acceptable, dès que le parlementaire s’est  identifié.

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