lundi 4 juillet 2016

L'ancien chef rebelle Guy Phlippe épinglé dans le rapport du BAC sur l'attaque meurtrière contre le commissariat de police des Cayes: son avocat brandit l'immunité dont il jouirait pour sa candidature au Sénat




Port-au-Prince, le 4 juillet 2016 – (AHP) – Les avocats de l’ancien chef rebelle Guy Philippe appellent au respect de l’immunité dont jouirait leur client en sa qualité de candidat au sénat alors qu’il est épinglé dans un rapport du bureau des affaires criminelles de la DCPJ.

Une enquête de la DCPJ établit toute une liste de personnes qui seraient impliquées dans l’attaque du 16 mai contre le commissariat des Cayes. Le ministre de la justice Camille Edouard Jr salue l’aboutissement de cette enquête,  et affirme que tous les indices prouvent que Guy Philippe a joué un rôle de premier plan dans cette attaque meurtrière, des armes et des munitions ont éte emportées.

Il  assure que tous les suspects seront arrêtés.

Le rapport du BAC recommande justement  l’arrestation de M. Philippe pour son rôle   dans cette  attaque perpétrée dans la nuit du 15 au 16 mai dernier et qui  s’était soldée par la mort d’un policier.

Guy Philippe n’a rien à voir avec ladite attaque, clame  l'un de ses avocats, Me Mario Delcy qui soutient  que Guy  Philippe rencontrait des membres de la commission éducation de la chambre des députés à Pestel, au moment de l'attaque criminelle.

Il qualifie d’extrajudiciaires, les aveux obtenus d’un des assaillants (aujourd'hui decedé)  et cités dans le rapport du BAC.

C’est quelqu’un qui a été battu et qui subissait d’énormes pressions, a-t-il allégué pour défendre son client.
Mario Delcy dit croire que le rapport du BAC doit être confié au cabinet d’instruction pour les suites nécessaires.

Réagissant  aux déclarations de Me Delcy, le ministre de la justice a fait savoir qu'il n'a aucun commentaire à faire sur les déclarations  d'un homme qui tente  de défendre un client pris dans une affaire criminelle.

Beaucoup de secteurs considèrent  Guy Philippe comme un récidiviste. Il s'était  retrouvé début 2004, en compagnie d'anciens chefs de la bande criminelle FRAPH, à la tête d'un mouvement rebelle armé qui avait mis à feu et à sang des commissariats et sous-commissariats de police  dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Nord et l'Artibonie, dans le cadre  d'une insurrection armée.

Il s'était alors dit en rébellion contre le pouvoir constitutionel d'alors dirigé par le président Jean-Bertrand Aristide et dont l'actuel chef de l'Etat, Jocelerme Privert, était ministre de l'intérieur.

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