jeudi 19 novembre 2015

La PNH tente d'expliquer les violences contre les manifstants pacifiques du 18 novembre par le fait que ces derniers auraient essayé de franchir des barrages dressés devant le siège du CEP:en conférence de prese ce jeudi, des responsables politiques accusent la police d'avoir voulu les assassiner




Port-au-Prince, le 19 novembre 2015 – (AHP) - Le porte-parole adjoint de la police nationale d’Haïti PNH, Gary Desrosiers a accusé jeudi des milliers de  manifestants qui réclamaient la veille  le respect du vote populaire , d'avoir essayé à maintes reprises, de franchir les barrages placés devant le siège du conseil électoral provisoire. Et que c'est ce qui expliquerait les violences policières.

Cependant, pour de nombreux journalistes présents, tout se déroulait pacifiquement, quand des policiers ont décidé de s'attaquer aux participants à la marche, à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Gary Desrosiers a tenté d'expliquer que l'intervention de la police  a été faite suivant les normes internationales.

De nombreux secteurs n'ont pas compris que des autorités aient  donné l'ordre à des policiers de tirer à bout portant   sur une foule pacifique, au milieu de laquelle se trouvaient en plus les principaux leaders politiques.

Le sénateur Steeven Benoit a accusé la police d'avoir voulu l'assassiner

" La police  n'a aucune excuse", a fait   savoir le parlementaire en fonction qui croit que ce corps est manipulé politiquement, rejetant les tentatives d'explication de son porte-parole.

Le candidat Moïse Jean-Charles a lui aussi condamné la police nationale et le gouvernement  pour avoir dispersé dans le sang une foule pacifique  à l'aide de balles en caoutchouc, mais aussi, selon lui, de balles réelles. M. Jean-Charles a fait savoir que même son cheval a été la cible de policiers ayant perdu tout contrôle.

S’agissant des incidents enregistrés devant les locaux de Renmen Ayiti, le porte-parole de l’institution policière, Gary Desrosiers a fait savoir que deux armes à feu ont été confisquées.  Ce sont des armes certes légales, mais qui étaient en possession de personnes qui se trouvaient à bord d’un véhicule pour lequel le Centre de réponse opérationnelle (CRO) avait  une alerte, a-t-il dit.

Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Ocmane Daréus, qui s’était transporté sur place, avait indiqué que la police avait décidé de suivre le véhicule après avoir été alertée que ses occupants étaient en train de tirer sur des manifestants. Une information erronnée.

Une analyse balistique a été recommandée en vue de déterminer si ces armes ont réellement été utilisées, a dit Gary Desrosiers. Aucune arrestation n’a pourtant été effectuée.

Dans un communiqué daté du 18 novembre,  le gouvernement haïtien a dit déplorer que les manifestations organisées pour contester les dernières élections soient de plus en plus violentes, que les parcours soumis à la police ne soient pas toujours respectés et que de petits marchands, des écoliers, des automobilistes et des commerçants soient victimes d’actes d’agression.

Cependant, les  manifestations de ces dernières semaines n'ont éte émaillées d'aucun acte de violence. Et la police et le gouvernement sont accusés de mensonges pour tenter de justifier les attaques du 18 novembre.

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