lundi 19 décembre 2016

Le candidat au sénat Louis-Gerald Gilles ainsi que des organisations de droits humains, presse le CEP d'évincer le candidat du PHTK Fednel Monchery, pour avoir été condamné pour association de malfaiteurs, à Mirebalais en 2015




Port-au-Prince, le 19 décembre 2016 - (AHP) - Le candidat au sénat Louis-Gerald Gilles de Fanmi Lavalas continue de conteste les résultats donnant les candidats du PHTK Fednel Monchery et du RPH Pierre-Paul Patrice Dumont en première et 2e position et donc qualifiés pour le second tour.

Il  exige l'éviction de l'activiste du parti de l'ancien président Michel Martelly, M. Monchery, arguant que ce dernier a fait l'objet d'une condamnation pour association de malfaiteurs à Mirebalais en 2015.

Il n'aurait pas du être candidat car il a perdu ses droits civils et politiques, a indiqué le candidat de Fanmi Lavalas.

Louis-Gerald Gilles informe que des documents  ont été déposés en ce sens au CEP et au Ministère de la justice. Mais, que jusqu'ici, aucune suite n'y a été donnée.

Parallèlement, plusieurs organisations de droits humains ont  demandé au CEP d'assumer ses responsablités, en tranchant dans le dossier Monchery ainsi que dans celui celui d'un autre candidat du PHTK, Wilfrid Gelin qui a été condamné aux Etats-Unis dans les années 1980 sous le nom de Wilfred Gelin.

Plusieurs d'entre elles estiment que le fait que  le  CEP traine des pieds pour trancher dans ce dossier pourrait faire voir qu'il soutient le PHTK, tout en donnant une idée de la nature des élections du 20 novembre, une vaste supercherie.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains se dit  pour sa part vivement préoccupé par ces  dossiers.

La responsable de programme au Réseau, Marie Yolene Gilles Colas indique a fait savoir Fednel Monchery a été condamné par le tribunal criminel de Mirebalais le 2 février 2015, et Wilfrid Gélin par un tribunal aux Etats-Unis d’Amérique le 5 mars 1982.

Mme. Colas  demande au CEP d’appliquer le décret électoral envers et contre tous les acteurs du processus.

Le conseil électoral provisoire sur la sellette assure qu’il traitera dans le cadre de la loi,les cas de candidats qui auraient trompé sa vigilance lors de leur inscription, si des dossiers documentés le prouvent.

Réagissant sur les dénonciations selon lesquelles les deux candidats du PHTK feraient  l’objet de condamnations judiciaires, le directeur de communication du CEP, Richardson Dumesle affirme que le CEP n’a pas été officiellement touché de la question, bien que le candidat de Fanmi Lavalas, Louis Gérald Gilles affirme avoir deposé un dossier en ce sens au Conseil.

Cependant il donne la garantie le CEP reste sensible à toute question qui concerne la fiabilité du processus.

Même tonalité de la part a conseillère électorale, Marie Frantz Joachim qui tente de rassurer que le CEP respecte le décret électoral. la représenante des femmes  au CEP, qui fait l'objet de nombreuses criques, estime que l'heure n'est plus de savoir qui a signé ou qui n'a pas signé les résultats préliminaires (contestés) du 20 novembre.

Entretemps, la plateforme PITIT Dessalines a annoncé une série de manifestations à Port-au-Prince pour forcer l'institution électorale à autoriser les partis contestataires à vérifier les PV au CTV.

Des manifestations qui doivent notamment se diriger devant les locaux de plusieurs ambassades dont celles de la France et des Etats Unis, ainsi que le siege du CEP à Petion-Ville et du centre de tabulation sur la route de l'aéroport, a annoncé Ronsy Timothee, l'un des porte-paroles de PITIT Dessalines.

Depuis plusieurs semaines, les militants de Fanmi Lavalas, sont dans les rues pour exiger la vérification des PV au centre de tabulation et le respect du vote populaire, accusant le CEP de complicité avec le candidat du PHTK pour tenter de doner raison à ceux d'ici et d'ailleurs qui avaien appuyé ls résultats de la présidentielle de 2015.

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