lundi 5 décembre 2016

Début manqué pour les contestations des résultats préliminaires de la présidentielle du 20 novembre au bureau électoral de l’ouest 1. Le CEP accusé de violer le décret électoral sur la composition du tribunal



Port-au-Prince, le 5 décembre 2016 - (AHP) – Contrairement à ce qui avait été annoncé, le tribunal électoral n’a pas réussi à prendre siège ce lundi 5 décembre pour entendre les contestations produites par les partis politiques qui n’entendent pas accepter l’élection de Jovenel Moïse

Une ambiance électrique a régné  au BED de l’ouest 1 dans la région de « Frères » à l’annonce par le président du BED Wally Desance, des noms des juges appelés à prendre siège. Il s’agissait de Merlan Bélabre, Martel Jean-Claude et Fritzner Duclair.

D’une seule voix, les avocats des trois partis contestataires (Fanmi Lavalas, LAPEH et Pitit Desalin) ont exprimé leur rejet de la décision du CEP de choisir les juges devant siéger au tribunal électoral, en violation de l’article 17 du décret électoral.

Gervais Charles qui représente la candidate de Famni Lavalas, le Dr Maryse Narcisse, rappelé que les avocats et les juges devant siéger au tribunal électoral doivent être choisis par tirage au sort, à partir des listes fournies par le barreau de Port-au-Prince pour les avocats, et le doyen du tribunal, pour les juges.

Nous exigeons le respect de cette disposition comme condition préalable à la tenue des audiences, a martelé l’ancien bâtonnier de Port-au-Prince.
"Fanmi Lavalas ne se sent aucunement concernée par des combines organisées en petit comité, a-t-il dit.

C’est également la lecture de Me Evelt Fanfan, avocat du candidat de PITIT Dessalines qui affirme qu’on ne saurait faire confiance à un tribunal constituée sur une base de manipulation. Nous n’avons ainsi aucune garantie quant à sa partialité, a-t-il ajouté.

Ce n’est pas que nous contestions l’intégrité des juges mais il est anormal que le CEP choisisse lui-même ses juges pour entendre une affaire dans laquelle nous avons contesté sa décision, a encore souligné l’homme de loi.

Pour sa part, Me André Michel qui représente le candidat de LAPEH, Jude Célestin, annonce qu’il va sommer le CEP de communiquer la liste des juges que le doyen du tribunal lui avait remise pour entendre les contestations.

Nous voulons voir la liste globale qui a été communique au CEP, a martelé Me Michel qui évoque une situation de suspicion.

Le président du BED de l’ouest 1, Wally Desance a toutefois laissé entendre que les juges ont été choisis sur une liste fournie par le doyen du tribunal et qu’ils avaient participé à des séances de formation organisées par le conseil électoral provisoire.

La séance a été reportée au mercredi 7 décembre, a-t-il annoncé.

Le Conseil électoral a , à de nombreuses reprises, été  accusé d'être le plus grand violateur du décret-loi électoral

Trois des 9 conseillers électoraux dont Jean-Simon Saint-Hubert et Josette Dorcély ont même de signé les résultats des élections proclamés par le CEP le 28 novembre dernier, en raison  notamment du refus de l'organisme électoral  d’effectuer un contrôle de qualité des procès-verbaux avant de les comptabiliser.

Le représentant du secteur des droits humains au CEP, Jean-Simon Saint-Hubert, tout en plaidant en faveur de l’application de l’article 171 du décret électoral en vigueur, a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas mettre ce qui est arrivé sur le dos du directeur du Cenre de tabulation des votes , mais sur le dos des pincipaux responsables du CEP: a savoir le président, le vice-president et la secrétaire générale.

Les accusations portées contre le CEP dans le cadre de la formation du tribunal devant entendre  les contestations produites par les partis politiques, risquent d'exacerber davantage les passions au lendemian de la publication de résultats taxés de frauduleux, à la fois au niveau de la présidentielle et des législatives.

Le Conseil Supérieur de la Police Nationale s'est réuni lundi autour es implications des contestations électorales sur le climat de sécurité à l’approche des fêtes de fin d’année

Le ministre de l’intérieur, François Anick Joseph. appelle les candidats qui estiment avoir été vicimes de manoeuvres déloyales  à faire valoir leurs revendications à travers les voies institutionnelles.

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