mardi 19 avril 2016

Les pressions du secrétaire d’Etat américain pour forcer les autorités haïtiennes à organiser des élections sans délai continuent de provoquer colère et indignation




Port-au-Prince, le 19 avril 2016 – (AHP) – Les déclarations du secrétaire d’Etat américain John Kerry selon lesquelles les leaders haïtiens doivent comprendre qu’il y a une limite à la patience et à la volonté de la communauté internationale à tolérer les retards dans le processus électoral continuent de faire des vagues notamment au niveau du sénat de la république.

Pour le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé qui se dit indigné, il s’agit d’une nouvelle ingérence, d’une insulte voire d’une gifle infligée au pays.

 Le parlementaire dénonce les velléités d’une frange de la communauté internationale de parachuter à la tête du pays, un pseudo dirigeant qui n’a aucune volonté de défendre ses intérêts.

Pour lui,  l’objectifpoursuivi  est l'accaparement  des richesses du pays.

Le sénateur  de FANMI LAVALAS réaffirme est l'importance de mettre sur pied la commission de vérification avant de parler de la poursuite du processus électoral.

"L’ensemble de la classe politique, hormis le PHTK et ses alliés, exige la mise en place de la commission de vérification", affirme le parlementaire qui soutient que les fraudeurs doivent être identifiés et sanctionnés, conformément à la loi.

C’est aussi la position du 2e sénateur de l’Ouest, le chanteur Anthonio Chéramy, dit Don Kato. Il demande à la communauté internationale de laisser les acteurs haïtiens trouver une solution haïtienne à la crise électorale.

Pourquoi veulent-ils se précipiter, se demande le parlementaire, rappelant que les Etats-Unis n’avaient jamais pressé le régime Tèt Kale d’organiser des élections tout au long de ses 5 premières années au timon des affaires.
Y-a-t-il une volonté de cacher certaines vérités, a-t-il poursuivi, rappelant que c’est l’accord du 5 février qui avait recommandé au président provisoire de lancer les consultations avec l’ensemble de la classe politique qui exige la mise en place de la commission de vérification.

La commission de vérification devrait être nommée par arrêté présidentiel cette semaine et, suivant ses termes de référence, elle aura un délai de 30 jours pour faire son travail et recommander des mesures d’ordre exécutoire au CEP et à l’exécutif pour rétablir la confiance dans le processus et garantir la sincérité des résultats.


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