jeudi 30 juin 2016

La société civile fait quasiment unanimité derrière la poursuite de l'expérience Privert: le chef de file du bloc PHTK et alliés, le sénateur Youri Latortue réclame des balises pour empêcher que le président, qu’il soit Privert ou un autre, influence les prochaines élections .


 Port-au-Prince, le 30 juin 2016 – (AHP)- Après avoir, avec les parlementaires de l'ancien pati officiel  PHTK, infirmé le quorum, lors de la séance en asemblée nationale de la nuit de mardi à mercredi et réclamé pendant longtemps, le départ du président Jocelerme Privert, arguant de la fin de son mandat le 14 juin dernier, le groupe minoritaire au Sénat semble vouloir lâcher du lest.

Ce jeudi, le sénateur Youri Latortue chef de file du groupe qui a subi une salve de critiques, a  dit reconnaitre que dans une assemblée politique, c’est la loi de la majorité qui doit primer.

"Il y aura les élections au second degré pour désigner un chef de l’Etat et  dès que la majorité aura tranché, nous allons applaudir, mais cela doit se faire, selon l’esprit de la constitution", a dit le sénateur de l'Artionite considéré comme un mal élu.

Il a également indiqué :"nous allons voter sur une feuille de route et l'élection d’un président. Et si le président Privert dispose de la majorité, on verra".

Mais ce qui importe, a-t-il ajouté, c’est de mettre des balises pour empêcher que le président, qu’il soit Privert ou un autre,  influence les élections.

Pour l’élu LAVALAS de Port-Salut, le Dr Sinal Bertrand, on ne peut négocier avec des blocs parlementaires avant la reprise de la séance mise en continuation depuis mercredi.

"Il est inadmissible et intolérable que la participation des parlementaires à une assemblée fasse l’objet de négociations ou d’entente, a dit le Dr Bertrand qui exhorte ses collègues à participer à la séance.

Suite à la séance en assemblée nationale avortée de mercredi soir, les parlementaires réputés pro-Privert, avaient accusé leurs collègues du PHTK et alliés d'avoir exigé de nouveaux postes ministériels, directions générales et le contrôle de la Banque de la République d'Haïti (BRH) pour ne pas infirmer le quorum de la séance.

Pour sa part, le directeur exécutif de l’Initiative de la société civile, Rosny Desroches, se prononce en faveur de la stabilité et argue qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un président tous les 4 mois.

Il soutient toutefois que des balises doivent être mises en place pour éviter que les élections soient organisées en faveur d’un secteur. Les élections, dit-il, doivent refléter la volonté populaire.

Pour plusieurs autres secteurs, l'important est que les élections soient organisées par un CEP crédible et un président de la République qui fait preuve de neutralité.

Pour eux, l'actuel organisme électoral et le président Jocelerme Privert montrent jusqu'ici qu'ils répondent à ces critères.

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