vendredi 27 janvier 2017

Des milliers de personnes dans les rues de Port-au-Prince jeudi pour continuer a denoncer le "coup d'Etat électora"l du 20 novembre 2016 et exiger que toute la lumière soit faite sur les accusations de blanchiment et de corruption visant le candidat proclamé vainqueur Jovenel Moïse: selon l’ancien juge d’instruction Claudy Gassant, Jovenel Moise est désormais un inculpé qui doit rester à la disposition de la justice





Port-au-Prince, le 27 janvier 2017 - (AHP) - A l'initiative du secteur démocratique réuni SDR, regroupant notamment des partisans de Fanmi Lavalas, PITIT Dessalines et de l'ancien candidat a la présidence Jude Célestin de LAPEH, des milliers de personnes ont gagné les rues jeudi pour continuer a denoncer le coup d'Etat électoral du 20 novembre 2016  et exiger que la lumière soit faite sur les accusations de blanchiment et de corruption visant des proches du régime Tet Kale dont le président élu Jovenel Moise.

Les manifstants s'étaient rassemblés au Centre-Ville de Port-au-Prince, avant de  parcourir plusieurs rues de la capitale pour se diriger vers le palais de justice au Bicentenaire. Là, ils ont demandé au juge d'instruction Brédy Fabien qui travaille sur le dossier Ucref dans lequel le président élu est épinglé, de faire oeuvre qui vaille.

"Nous n'accepterons pas que le pays soit dirigé par un corrompu", ont scandé de nombreux manifestants, pointant du doigt le candidat proclamé vanqueur de la dernière presidentielle qui fait l'objet d'une enquête au cabinet d'instruction.

Ils ont demandé au juge instructeur de ne pas se laisser corrompre, dénonçant des tentatives qui viseraient a l'écarter du droit chemin afin de classer le dossier sans suite. Il y a matière a poursuivre M. Moise, ont martelé les protestataires évoquant notamment l'achat de plusieurs véhicules et des dépôts bancaires effectués de manière irrégulière.

La manifestation s'est déroulée sans incidents, les forces de l'ordre ayant fait acte de présence pour sécuriser les manifestants.

Cependant, le président de la commission justice du Sénat, Me Jean-Renel Sénatus a tenté de faire savoi que même si le président élu Jovenel Moise était inculpé dans un dossier de blaqnchiment, cela ne devrait pas empêcher son instalation le 7 février au palais national comme 58e président d'Haïti.

Cet ancien commissaire du gouvernement, allié du parti de Jovenel Moïse , estime que tant qu'il n'aura pas été condamné par la justice, il aura la jouissance de tous ses droits civils et politiques.

Une position condamnée par les manifestants  de jeudi qui ont fait savoir que Jean-Renel Sénatus présenté comme un proche de Guy Phlippe, fait voir ici son véritable visage

Les manifestants affirment qu'il s'agit d'une question d'éthique. Un président doit être au-dessus de tous soupçons et que toute la lumière devrait être faite sur le dossier bien avant sa prestation de serment.

C'est la position aussi du sénateur Nenel Cassy qui estime que le président élu n'est pas libre de tout mouvement. Il doit se mettre a la disposition de la justice, dit le parlementaire qui dénonce des tentatives de manipulation de l'opinion en dénonçant l'attitude de ceux qui cherchent a réduire le dossier a une simple question d'enquête sur l'un des 14 comptes de M. Moise en orientant les débats sur la nature de la devise, gourde ou dollar, dans laquelle le compte en question est libellé.

Notre préoccupation, dit-il, va au-delà des accessoires du dossier, mais concernent le dossier dans toute sa globalité, a-t-il dit.

Selon l’ancien juge d’instruction Claudy Gassant, Jovenel Moise est désormais un inculpé et doit rester à la disposition de la justice. Il affirme cependant que c’est au parlement de décider de sa prestation de serment. Me Gassant dénonce un traitement partial du dossier et dit croire que le juge Brédy Fabien qu’il présente comme un ami du président élu, devrait se déporter pour conflit d’intérêt.

C'est également l'avis de personnalités politiquesayant  investi les rues de la capitale  jeudi pour réclamer l'arrestation de Jovenel Moise

Si l’avocat Newton St Juste affirme que la loi haïtienne n’empêche pas un inculpé de prêter serment. Cependant, il qualifie de farfelues les déclarations de Jovenel Moise selon lesquelles il aurait apporté une clarification définitive lors sa comparution au cabinet du juge. Me St Juste rappelle que le juge peut convoquer  le concerné autant de fois qu’il le trouve nécessaire. 

L’organisation AJI-AYITI  proche de Jovenel Moise crie au complot et dénonce une manipulation politique du dossier des accusations portées contre le presidet élu.

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