mardi 28 mars 2017

30ème anniversaire de la constitution haïtienne: des personnalités réclament une nouvelle loi-mère et un nouveau régime politique




Port-au-Prince, le 28 mars 2017 - (AHP) - A la veille du 30e anniversaire de la constitution de 1987, ce mercredi 29 mars, des voix continuent de s'élever pour réclamer une nouvelle constitution et un nouveau régime politique. C'est le cas notamment du juriste Monferrier Dorval pour qui, la constitution de 1987 est une source d'instabilité.

Il nous faut un nouveau régime, affirme Me Dorval qui  plaide pour un régime présidentialiste avec la suppression du poste de premier ministre, arguant qu'à chaque fois que le président doit choisir son premier ministre, le climat politique se détériore. 

Une nouvelle constitution certes, mais en conservant les acquis démocratiques, a-t-il poursuivi, plaidant en faveur d'un rééquilibrage dans les relations entre les différents pouvoirs, notamment entre le législatif et l'Exécutif. Le premier doit conserver son pouvoir de contrôle sur le second qui, lui, a besoin de plus de marge de manoeuvre.

Les questions relatives au conseil électoral devront aussi être prises en compte dans cette nouvelle constitution, plaide l'homme de loi, estimant qu'il est anormal que le CEP soit à la fois juge et parti, notamment pour ce qui est des contentieux électoraux.

Il nous faut aussi avoir les  moyens de remettre en question toute loi qui menace les droits fondamentaux des citoyens, a-t-il dit, citant en exemple, le projet de loi sur la diffamation, actuellement en discussion au parlement. 

Il a estimé que la constitution de 1987, qui a été violée, soûlée, et profanée, en plus d'avoir été amendée de manière irrégulière, a fait son  temps.

Le coordonnateur du collectif du 4 décembre, l'homme d'affaires Jean-Robert Argant, est lui aussi en faveur de l'adoption d'une nouvelle constitution pour permettre une gestion sereine du pays. Une nouvelle constitution, sur la base d'une entente nationale, avec la participation de tous les secteurs, argue M. Argant.

Le pays a besoin d'un nouveau projet social, selon M. Argant qui est lui aussi en faveur de la suppression du poste de premier ministre qui selon lui, est une porte ouverte sur la corruption.

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