mercredi 21 mars 2018

Catastrophe humanitaire dans la ville d’Anse à Pitres où des centaines de personnes ont été placées dans un abri provisoire après avoir été chassées de la République Dominicaine : l’ancien candidat à la présidence Eric Jean-Baptiste qui a fait ce constat, dénonce l’indifférence des autorités haïtiennes



Port-au-Prince, le 21 mars 2018 - (AHP)- C'est un tableau très sombre que l'ancien candidat à la présidence Eric Jean-Baptiste, a dressé à son retour d'Anse-à-Pitres, une ville frontalière haïtienne à proximité de la ville dominicaine de Pedernales.

L'homme d’affaires s'y était rendu vendredi, a la tête d'une délégation de la fondation qui porte son nom, ,en vue de s'enquérir des conditions de vie des compatriotes qui ont fui la république dominicaine, particulièrement  Pedernales, d’où ils ont été chassés, après la mort d'un citoyen dominicain et de son épouse.

Un double meurtre dans lequel, un ressortissant haïtien est accusé d'implication.

“Il faut diligenter une enquête pour savoir combien haïtiens ont été tués à Pedernales ces derniers jours, a dit Eric Jean-Baptiste affirmant que plusieurs compatriotes qui ont réussi à passer la frontière pour regagner le bercail, ont évoqué l'assassinat de plusieurs ressortissants haïtiens.

Toutefois, il reconnait qu'il sera difficile de dresser un bilan exhaustif car, rappelle-t-il, la plupart de ses compatriotes n'avaient même pas de documents d'identification.

Pour Eric Jean-Baptiste, la situation qui prévaut dans les villes frontalières est le résultat des disparités grandissantes entre les membres des deux communautés. 

D'un coté, dit-il, les autorités dominicaines qui font tout pour apporter les services de base à leurs concitoyens, de l'autre, les autorités haïtiennes qui abandonment systématiquement les villes frontalières.

Il n'y a pas un seul médecin pour les 33 mille âmes qui respirent à Anse-à-Pitres, a déploré M. Jean-Baptiste, ajoutant que c’est triste de constater les réalisations des autorités dominicaines avec les fonds Petrocaribe, alors que chez nous, cet argent a été dilapidé.

Pour ce qui est de la présence policière, l'homme d'affaires affirme que, pendant que les autorités dominicaines ont renforcé leur présence militaire et policière à Perdernales, les renforts demandés par les policiers haïtiens n'ont pas été octroyés, tout au moins, jusqu'ici.

Il n'est pas normal qu'un haïtien vivant à Anse-à-Pitres préfère passer par Barahona (en république dominicaine) pour se rendre à Port-au-Prince, a dit le propriétaire de Père Eternel Loto, déplorant l'état des infrastructures routières haïtiennes.


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