mardi 8 août 2017

Pluie de reactions contre le maire des Cayes Gabriel Fortuné pour avoir proferé des menaces de mort reitérées contre un journaliste de la 3ème ville du pays: au nombre des condamnations celles de l'AMIH, l'ANMH et l'AJH



Port-au-Prince, le 8 aout 2017 - (AHP) - De nombreuses voix continuent de s'élever pour dénoncer mais surtout pour condamner les menaces de mort que le maire des Cayes, Jean Gabriel Fortuné a proférées et réitérées contre le journaliste Jean Nazaire Jeanty, de Lebon FM (Aux Cayes) qui est également  correspondant de radio tels caraïbes a Port-au-Prince.

Dans une note de protestation signées par son secrétaire général,, Jacques Desrosiers, l'association des journalistes haïtiens AJH, dit voir a travers les ces menaces, une certaine nostalgie du maire des Cayes d'une époque révolue et assez triste de l'histoire récente du pays.

L'AJH rappelle que cette époque avait été marquée par l'utilisation de services secrets, tels que proposés par M. Fortuné, pour permettre au pouvoir de décider de la vie ou de la mort des citoyens.

Ces menaces, soutient l'AJH sont contraire a toute société démocratique dont M. Fortuné est l'un des bénéficiaires pour avoir été député, sénateur et aujourd'hui, maire de la 3e ville du pays.

Toute la société haïtienne se doit de se  révolter contre de pareilles déclarations, écrit Jacques Desrosiers au nom de l'AJH, tout en  appelant les autorités compétentes à assurer la sécurité du journaliste.

Il en profite pour inviter les travailleurs de la presse aàla vigilance et a la solidarité mais a faire preuve de professionnalisme et de responsabilité dans l'exercice du métier.

L'association nationale des médias haïtiens, ANMH, est elle aussi consternée par la virulence des propos du maire des Cayes. 

Son président Frantz Duval qui dénonce un dérapage grave et un comportement inqualifiable, a aussi dénoncé le silence des autorités judiciaires des Cayes autour de ce dossier. Il leur demande d'assumer leurs responsabilités.

L'Association des Medias Indépendants Independants d'Haïti (AMIH) a également condamné avec   rigueur les menaces de mort proférées par le maire des Cayes Jean  Gabriel Fortuné contre le journaliste Jean Nazaire Jeanty .

L'AMIH dit condamner l'impertinence du maire qui a réiteré ses menaces sur plusieurs stations de radio de la capitale, donnant l'impression d'avoir droit de vie ou de mort sur le journaliste: "pourquoi  ne doit-il pas mourir s'il a osé critiquer l'insalubrité de la Plage de Gelée": une déclaration du maire qui a, selon l'AMIH, valeur d'un appel à l'assassinat et qui montre que Gabriel Fortuné n'a aucun respect pour la vie.

L'intention du maire réaffirmée avec tellement d'insistance vaut donc ici l'acte.  Et ses tentatives de diffamation à l'encontre du journaliste, ne peuvent en aucun cas justifier ses dérapages, estime encore l'Association.

L'Association des Medias Indépendants  d'Haïtia aussi rappelé que nul n'est au-dessus de la loi et demande aux journalistes de ne pas se laisser intimider par des zélés qui croient pouvoir remettre en question la liberté de la presse, leur imposer leurs lois et les réduire au silence par des menaces de mort.


 L'AMIH solidaire appelle également ses membres,  les journalistes des Cayes et du reste du pays, ainsi que les associations de presse et de médias à rester unis pour porter le maire Jean Gabriel Fortuné à présenter ses excuses au journaliste Jean Nazaire Jeanty, pendant qu'elle appelle l'appareil judiciaire à assumer ses responsablités face à un comportement aussi nocif, conclut la note  de l'AMIH signée par son president Georges Venel Remarais.

Pour sa part, l'ancien journaliste Abel Descolines, député de Mirebalais a lui aussi dit souhaiter que la justice fasse oeuvre qui vaille dans cette affaire. Le parlementaire se dit d'autant plus révolté de constater l'aisance avec laquelle, M. Fortuné qui est une personnalité politique a affirmé et réaffirmé ses menaces.

Il se dit également inquiet car ces menaces ont été proférées par une éminence grise et défenseur du pouvoir en place et se demande si cela ne participe pas d'une politique ou d'un plan en gestation visant a contrer la vague de protestation face a l'insatisfaction totale exprimée par une majorité de citoyens.

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