lundi 22 mai 2017

Manifestation à Port-au-Prince des ouvriers de la sous-traitance pour continuer de réclamer un salaire minimum à 800 gourdes: des policiers ont violemment dispersé les manifestants sur la route de l'Aéroport; les protestataires promettent de poursuivre le mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications




Port-au-Prince, le 22 mai 2017 - (AHP) - Les ouvriers de la sous-traitance ont une nouvelle fois manifesté ce lundi à Port-au-Prince, la 3e fois en 4 jours, pour exiger un ajustement du salaire minimum a 800 gourdes pour une journée de 8 heures de travail.

Ils avaient déjà manifesté vendredi et samedi dans la capitale. Ce lundi, la manifestation a été violemment  dispersée a coups de gaz lacrymogène et de canon à eau. Certains protestataires sont même tombés en syncope ou ont été blessés, selon ce qu'ont rapporté plusieurs témoins.

La manifestation qui comptait  se rendre notamment devant le palais national, a été étouffée sur la route de l'Aéroport

Les manifestants ont notamment dénoncé les brutalités dont des agents de la police nationale se sont rendus coupables . Ils les ont accusés de faire le jeu des patrons qui, ont-ils dit, veulent faire échec a leur mouvement.

" Nous comprenons fort mal le comportement  de ces policiers qui se laissent proswtituer, alors qu'ils viennent dans leur grande majorité des couches les plus demunies", se sont indignés des manifestants. 

Ils ont aussi été très critiques vis-a-vis du président Jovenel Moise pour avoir, selon eux, choisi de "protéger les intérêts des hommes d'affaires qui ont financé sa campagne présidentielle".  

Les manifestants ont réaffirmé leur volonté de rester mobilisés jusqu'à satisfaction de leurs revendications. En plus du salaire minimum de 800 gourdes, contre moins de 400 actuellement, et de meilleures conditions de travail, ils réclament des mesures d'accompagnement.

Les fonds devant servir a la mise en oeuvre de ces mesures doivent être insérés dans la loi de finance en guise de garantie, ont encore indiqué les ouvriers protestataires, rappelant que ce n'est pas la première fois que les autorités leur promettent des mesures d'accompagnement sans qu'aucune initiative n'ait été prise pour que les promesses deviennent réalité .

Il n'est pas question qu'on continue à percevoir un salaire de misère, alors que le coût de la vie ne cesse d'augmenter, ont aussi affirmé les protestataires  qui ont également dénoncé, dans ce contexte de morosité économique, la décision du président Jovenel Moise d'augmenter les prix des produits pétroliers sur le marché.
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