vendredi 12 janvier 2018

Les leaders de la table de l'opposition démocratique unifiée reaffirme la volonté de l'opposition démocratique de rester unie dans le combat contre le président Jovenel Moise dont elle continue de réclamer le départ: ils ont énuméré jeudi un ensemble de décisions jugées anti-peuple, prises ces derniers mois, par le president Jovenel Moise


Port-au-Prince, le 12 janvier 2018 - (AHP) - Des leaders de la table de l'opposition démocratique unifiée ont minimisé ce jeudi les incidents survenus la veille lorsqu'ils ont été empêchés par un groupe d’individus de présenter une conférence de presse dans un restaurant de Port-au-Prince.

Le sénateur Nenel Cassy de Fanmi Lavalas, s'est interrogé sur les motifs réels de ces individus qui ont perturbé la rencontre avec des propos injurieux et des actes de vandalisme. 

“Nous les avons identifiés et il nous reste à déterminer à la solde de quel secteur ils ont agi”, a soutenu le sénateur des Nippes. 

Qu'ils aient été envoyés par le pouvoir en place ou par un autre groupe, ils travaillent contre les intérêts du peuple haïtien, a encore indiqué le parlementaire qui réaffirme la volonté de l'opposition démocratique de rester unie dans le combat contre le président Jovenel Moise dont elle réclame, une fois encore, le départ.

C'est aussi le discours  soutenu par  le docteur Schiller A. Louidor, un autre cadre de Fanmi Lavalas qui soutient que d'autres figures de l'opposition devraient bientôt se montrer, citant entre autres l’ancien président Jean Bertrand Aristide et l'ancien candidat à la présidence, Jude Célestin.

Nous n'avons d'ennemis que ceux qui ont dilapidé les fonds Petro Caribe et qui refusent que la lumière soit faite sur ce dossier, ou encore tous ceux qui sont contre le progrès d'Haiti, a dit le Dr Louidor.

La manifestation du 9 janvier avait été programmée par la plateforme PITIT Dessalines, a rappelé le Dr Louidor qui affirme soutenir tout mouvement qui vise le départ du président Moïse du pouvoir. Un pouvoir qui a été usurpé, a-t-il dit.

Pour sa part, l'avocat André Michel a confirmé l'organisation d'une grande manifestation le 22 janvier prochain à Port-au-Prince, dans le cadre des protestations contre le président Moise dont il a fustigé le bilan de sa première année au pouvoir.

C'est une année marquée par l'appauvrissement des citoyens, l'affaiblissement de la diplomatie et un manque de respect du chef de l'exécutif envers le pouvoir judiciaire. 

Il rappelle certaines décisions jugées anti-peuple, prises par Jovenel Moise ces derniers mois, citant entre autres la fixation d'un très faible salaire minimum, l'augmentation des prix de l'essence à la pompe et l'adoption d'un budget qui pénalise les petites bourses au détriment des hommes d'affaires ayant soutenu jovenel Moise lorsqu'il était en campagne.



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