jeudi 14 juin 2018

Toujours pas d’accusations formelles des autorités haïtiennes en République dominicaine contre le sénateur Felix Bautista sur les actes de corruption qu’il est accusé d’avoir commis en Haïti : déclarations faites par la chargée d’affaire haïtien à Santo-Domingo ---------




Santo-Domingo, 14 juin 2018- (AHP)- Les autorités haïtiennes n'auraient toujours pas formulé d’accusations formelles contre le sénateur Felix Bautista concernant  les révélations du département d'État américain selon lesquelles le législateur dominicain a commis des actes de corruption dans le cadre  de quelques  rares travaux de reconstruction effectués en Haïti  après le séisme devastateur de janvier 2010.

C’est  la chargée d'affaires haïtienne en République dominicaine, Miousemine Celestin, qui a fait ces déclarations, soulignant qu'il n'y a toujours pas d'acte d'accusation de son pays et qu’ils attendent « les réultats définitifs des mesures que les Etats-Unis viennent d'annoncer ».
Les Etats-Unis ont en effet annoncé des sanctions contre M. Bautista pour des actes de corruption commis en haïti, entre autres le gel de ses avoirs aux Etats-Unis et la révocation de son visa ainsi que celui de son épouse et de ses enfants.
Miousemine Célestin a fait cette intervention au cours  de sa participation ce jeudi au panel "Politique étrangère dominicaine envers Haïti", organisé par le ministère dominicain des Affaires étrangères.
Le gouvernement américain  a sanctionné le sénateur du PLD, qu'il a accusé d'avoir participé à des actes de corruption, principalement pendant les efforts de reconstruction en Haïti, qui a subi un tremblement de terre dévastateur en 2010 qui a tué quelque 300 000 personnes.
L’argent détourné avec l’aide de personnalités locales est issu des fonds de la CIRH et de Petrocaribe
"Le sénateur Bautista a usé de ses bonnes relations avec de haut placés haïtiens à qui il a versé des pots-de-vin  pour obtenir des contrats dont un de 10 millions de dollars pour réaliser des travaux qui n’ont même pas été achevés.
Les actes commis par le sénateur dominicain avec ses complices haïtiens sont jugés criminels puisque les fonds volés devaient servir à relever un pays frappé par un puissant tremblement de terre dont les traces toujours vivantes, pourraient laisser croire qu’il n’avait eu lieu qu’il n’y a seulement quelques mois.

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