vendredi 5 août 2016

La FPH commémorer le 200e anniversaire du premier culte protestant en Haïti: la cérémonie aura lieu le 18 aout sur la pelouse du palais national au Champ-de-Mars



Port-au-Prince, le 4 aout 2016 – (AHP) - La fédération protestante d’Haïti (FPH) s’apprête à commémorer le 200e anniversaire du premier culte protestant en Haïti.

La cérémonie aura lieu le 18 aout sur la pelouse du palais national au Champ-de-Mars, a indiqué le pasteur Sylvain Exantus, président de la FPH.

Plusieurs  institutions et personnalités sont invitées, a dit le Pasteur Sylvain Exantus, citant entre autres la présidence, le gouvernement, le parlement et le corps diplomatique.

 Des invités viendront également de la diaspora, a annoncé le leader religieux.

Pas moins de 3000 personnes sont attendues sur la cour du palais présidentiel et deux écrans géants seront installés à l’extérieur de manière à permettre à ceux qui ne pourront pas entrer d’y prendre part.

Des caravanes  partiront à l'occasion  de Delmas, de Pétion-Ville et de Carrefour entre autres, qui convergeront vers le champ-de-mars pour l’évènement.

En prélude à la cérémonie du 18 aout, 3 journées scientifiques sur le protestantisme en Haïti seront organisées dans un hôtel de Pétion-Ville, du 15 au 17 aout, selon le Pasteur Exantus.

mercredi 3 août 2016

Les activités reprenent timidement à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti après 5 mois de grève: des dizaines de patients ont été reçus à l’ HUEH) dans la matinée de mercredi




Port-au-Prince, le 3 aout 2016 – (AHP) – Comme promis, les activités ont repris à l’Hôpital de l’université d’Etat d’Haïti (HUEH) qui était paralysé depuis le mois de février par une grève illimitée des médecins résidents réclamant  pour réclamer une augmentation de leurs frais et de meilleures conditions de travail.

Des dizaines de patients ont été reçus à l’hôpital dans la matinée de mercredi. Si à la mi-journée, la  plupart des services étaient vides, plusieurs  médecins se trouvaient encore  sur place, les malades ayant pris l'habitude d'aller se faire soigner ailleurs .

La reprise n’est que partielle, a reconnu le directeur exécutif de l’HUEH, le Dr Maurice Mainville Fils, qui informe avoir pris des mesures afin qu’il y ait une présence régulière des médecins de service.

Confiant que la crise sera finalement résolue, le Dr Mainville assure que les médecins résidents et les internes vont revenir,  puisque les négociations se poursuivent, a-t-il dit.

"De notre côté, nous travaillons à satisfaire leurs revendications d’ordre administratif et technique, a-t-il ajouté.

Le Dr Maurice Mainville Fils, a également indiqué que des mesures ont été adoptées afin que la reprise, quoique partielle, des activités de l’HUEH, ne soit pas perturbée par les protestataires.

Il y a environ un mois, les résidents avaient été accusés d’avoir bloqué la reprise des activités à l’hôpital général, alors que des médecins de service étaient décidés à recevoir des patients.

Au moins deux personnes sont mortes au cours du mois de mai faute de soins à l’entrée ou à l’intérieur même de l’HUEH.

Il s’agissait d’une jeune femme le 4 mai et une fillette de 3 ans, quelques jours plus tard. Mais on  estime que le bilan des victimes occasionnées par la grève des résidents est beaucoup plus lourd.

L'AHP a appris que plusieurs médecins résidents qui avaient decidé de quitter le pays, se rejouissent de la reprise des activités à l'HUEH, concients que cette grève quoique partiellement justifiée, risque de leur faire perdre une année entière de formation, en plus de ternir leur image pour leur  refus de mettre en place une cellule d'urgence.

Plusieurs d'entre eux sont même dejà revenus au pays dans l'espor de pouvoir poursuivre leur formation.

A environ deux mois de la présidentielle fixée au 9 octobre , le jeu des alliances semble se préciser.


Port-au-Prince, le 3 aout 2016 – (AHP) – A environ deux mois de la prochaines présidentielle fixée au 9 octobre , le jeu des alliances semble se préciser.

Des candidats du G30 informent s'être désistés au profit d’un candidat unique en la personne du leader du parti  KLE, le Directeur de média, Jacques Sampeur.

Ce dernier devrait participer aux élections  sous la bannière du regroupement des candidats du G-30 et alliés. Il s’agit des candidats Nelson Flécourt de OLAH, Jean Hervé Charles du parti pour l’évolution nationale haïtienne PENH, Georges Brunet de la plateforme politique ENTRENOU, Jean Theagène du parti pour la rénovation d’Haïti et Jean-Chavannes Jeune de Canaan.

Mais ce dernier, dont le nom figure sur le document du RC-G30 , appuierait  un autre candidat d’inspiration protestante en la personne de Maxo Joseph, de RANDEVOU.

Au départ nous étions trois à vouloir représenter le G30 et alliés mais on a finalement choisi M. Sampeur, a dit Nelson Flécourt qui affirme que la décision de présenter une candidature unique devrait favoriser l’organisation d’un scrutin à moindre coût.

Interrogé sur la décision du leader de Canaan, Jean-Chavannes Jeune, de faire alliance avec un autre candidat, Jacques Sampeur a affirmé que le G30 est une plateforme laïque.

Dans le même temps, le pasteur Jean-Chavannes Jeune, annonçait sa décision de souvenir le candidat de RANDEVOU, Maxo Joseph. Il a fait état d’un groupe de 7 candidats de confession protestante qui appuie le plus jeune d’entre eux.

Pour sa part, Maxo Joseph qui se dit honoré et fier d’avoir été choisi, a promis de ne pas décevoir ses collègues. Mais aucun d’entre eux n’a voulu préciser l’identité de tous les candidats d’inspiration protestante ayant endossé la candidature du leader de RANDEVOU.

Il faut signaler que le responsable du réseau national des pasteurs pour le développement, RENAPAD, Wismond Jeune, a critiqué la démarche de ces candidats, arguant que l’ensemble des organisations du secteur protestant aurait dû être consulté.

L’ancienne candidate à la présidence du RDNP confirme avoir reçu un financement de la firme dominicaine HADOM: Mirlande Manigat se demande pourquoi toutes ces tentatives de cacher la vérité



Port-au-Prince, le 3 aout 2016 – (AHP) – L’ex candidate à la présidence et secrétaire générale du rassemblement des démocrates nationaux progressistes, Mirlande Manigat a confirmé, dans une correspondance adressée au Sénat, qu’elle avait bel et bien reçu un financement de la firme dominicaine HADOM dans le cadre de la campagne électorale de 2010.

Si elle s’est gardée d’en révéler le montant, l’ancienne première dame a affirmé qu’il est inférieur aux 550 mille dollars US, avancés dans les médias.

Elle a indiqué que sa campagne avait bénéficié de la contribution de ses partisans et du support  de plusieurs sociétés commerciales, entreprises nationales et étrangères dont Hadom et affirme que ces dons avaient servi au financement des banderoles, des affiches publicitaires, des spots, des tournées en province et le paiement des mandataires.

Les responsables de la firme dominicaine avaient poutant juré par-devant le sénat qu’ils n’avaient financé aucun candidats en Haïti, malgré des documents détenus par une  commission parlementaire soutenant le contraire.

"Pourquoi toutes ces tentatives de cacher la vérité", s;est demandé Mirlande Manigat.

En effet, le secrétariat de l'ancien président Michel Martelly et certains de ses partisans ont  nié  que  ce  dernier  ait reçu  des pots-de-vin de la part de firmes dominicaines ayant bénéficié de contrats pour la " reconstruction" d'Haïti, apres le séisme du 12 janvier 2010

Le bureau du sénat avait sollicité du président Michel Martelly qu’il apporte sa version des faits car des documents suggèrent qu’il aurait reçu environ 800 mille dollars US, d'entreprises dominicaines.

Le BAI somme la cheffe civile de la MINUSTAH Sandra Honoré de réagir dans le dossier des de 9 femmes haïtiennes qui auraient été mises enceintes par des casques bleus avant d'être abandonnées par ces derniers



Port-au-Prince, le 3 aout 2016 – (AHP) – Le bureau des avocats internationaux BAI, informe avoir donné  un délai de 30 jours à la cheffe civile de la mission des nations unies pour la stabilisation d’Haïti, Sandra Honoré, pour réagir sur le dossier des 9 femmes haïtiennes qui affirment  avoir été abandonnées par des casques bleus après êre tombées enceintes de ces derniers.

Le responsable du BAI, Me Mario Joseph, appelle la représentante spéciale de Ban Ki-moon en Haïti, à faire en sorte que les résultats des tests ADN réalisés en février 2014 par la section Conduite et Discipline de la MINUSTAH pour les enfants de 5 de ces 9 femmes, leur soient communiqués.

"C’est ainsi qu’elles prouveront qu’elles sont bel et bien les mères de ces enfants abandonnés par leurs pères, a dit Me Joseph, qui souligne que les 4 autres femmes doivent elles aussi pouvoir réaliser le test pour leurs enfants.

L’affaire sera portée par devant la justice haïtienne, a prévenu le juriste. L’une des femmes à avoir été engrossée par un soldat onusien, aurait été violée alors qu’elle n’avait que 17 ans était  donc une mineure, selon les lois haïtiennes.

Les soldats mis en cause sont de nationalité argentine, uruguayenne et sri-lankaise, a précisé M Joseph qui exige une reconnaissance de paternité et une pension alimentaire pour ces victimes.

Il rappelle que ces victimes sont différentes de celles  du choléra, arguant que avoir des relations amoureuses jusqu’à la conception d’un enfant, n’a rien à voir avec des faits relevant des fonctions officielles des soldats qui, dit-il, ne peuvent se cacher derrière aucune forme d’immunité.

Les responsables  de la MINUSTAH sont souvent accusés de couvrir les soldats onusiens qui se rendent coupables de viloences, péophilie, viols et d'autres formes d'exactions en Haïti.

Des organisations de la société civile annoncent le lancement de la version haitienne de la « décennie internationale des peuples d’origine africaine » du 18 au 22 aout au Champ de Mars



Port-au-Prince, le 3 aout 2016 – (AHP) – Plusieurs organisations de la société civile dont "Sant Pon Ayiti",  la Société d’animation et de communication sociale (SAKS) et le Centre de Recherche et de Formation Economique et Social pour le Développement (CRESFED) annoncent  le lancement de la version haitienne de la « décennie internationale des peuples d’origine africaine » du 18 au 22 aout au Champs de Mars.

Le coordonateur de "Sant Pon Ayiti", le père Yves Edmond explique que cette initiative s' inscrit dans le cadre de l' application de la résolution adoptée par l' Organisation  des Nations Unies (ONU) le 10 décembre 2014 recommandant aux pays membres de lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance auxquels font face les personnes d’ascendance africaine, au cours de la période allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2024.

Le père Edmond  annonce une série d activités de nature a sensibiliser la population sur la problématique, disant reconnaitre que le pays est en retard de plus d’un an, dans le cadre de cette campagne internationale

mardi 2 août 2016

Les sénateurs échouent ce mardi encore à organiser une séance , alors que plusieurs propositions et projets de loi sont en souffrance



Port-au-Prince, le 2 aout 2016 – (AHP) -  Contrairement à ce qui était prévu, l’assemblée des sénateurs n’a pu ce mardi réunir assez de membres pour organiser la séance au cours de laquelle plusieurs points étaient à l’ordre du jour dont le dépôt officiel du projet de budget rectificatif et la transmission du document d’analyse du projet de loi créant le FNE, le fonds national de l’éducation.

C’est le vice-président du grand corps Steven Benoit qui, en l’absence du président Ronald Larêche, avait procédé à l’appel nominal.  La première fois 8 sénateurs étaient présents et seulement 6 la seconde fois, a déploré M. Benoit, rappelant que la présence de 16 sénateurs était requise pour ouvrir la séance.

Il a tenu à rappeler que ses collègues s’étaient pourtant  entendus la veille pour commencer la séance à 11 heures du matin.

Steven Benoit a dit espérer quer séance pourra avoir lieu de mercredi.

Plusieurs parlementaires ont dénoncé la politique de marronage des sénateurs qui n'ont organisé paraiquement qu'une seule séance depuis des mois, celle pour accorder decharge à deux sénateurs dont Andris Riché de la Grande-Anse pour leur permettre de participer à la  senatoriale  du  9 octobre visant entre autres  le renouvellement  d'un tiersdu Sénat,

Le sénateur Jean-Renel Sénatus a déploré que son assemblée ne soit  pas en mesure d’organiser des séances à cause de l’attitude absentéiste de certains de ses membres.

Plusieurs propositions et projets de loi sont pourtant en souffrance, a déploré M. Sénatus évoquant notamment le dossier de la ratification du directeur général de la Police nationale d'haïti ( PNH).

Le sénateur Youri Latortue se dit optimiste quant à l’organisaion de  séances au grand corps estimant qu’il y a une prise de conscience chez ses collègues pour rendre fonctionnelle l’assemblée.

Il annonce que la proposition de loi qu'il va bientôt déposer, porte sur le crédit universitaire. Un texte qui devrait faciliter l’entrée des jeunes à l’université grâce à un financement de la banque nationale de crédit.

Pour sa part, le sénateur Evallière Beauplan a dit déplorer que son collègue Benoit ait choisi de faire l’appel nominal alors qu’il n’y avait même pas quorum au niveau du bureau pour ouvrir la séance.

Il rappelle que selon les règlements internes du grand corps, au moins 3 des membres élus du bureau doivrnt être présents au moment de l’appel nominal, ce qui dit-il, n’a pas été le cas.