jeudi 12 octobre 2017

Titres de Radio Solidarité/AHP du 12 octobre 2017



- Les sénateurs ont voté hier mercredi une résolution  pour suggérer la  révision des contrats passés entre l’Etat haïtien et les firmes qui produisent et revendent  de l’énergie à l’Electricité d'Haïti (ED’H):  Les sénateurs Nahoum Marcellus et François Syldor ont particulièrement chargé les compagnies au cours d'une séance à laquelle le secrétaire d'Etat aux Fnances a représenté le Ministre.

-Les compagnies visées avaient été récemment accusées par des proches du pouvoir de financer les manifestations anti-budget. Un proche du régime, l'ancien sénaeur Edwin Zenny avait même appelé à "fusiller" leurs propriétaires.

-Le président Jovenel Moise a rencontré pour la deuxième fois ce mercredi des représentants de la classe politiques sur le fonctionnement et le financement des partis. Alors que Fanmi Lavalas, Pitit Desalin et Kontrapèp ont encore boudé cette rencontre,  Fusion, Verite et LAPEH ont rejoint les discussions.

- L'ancien candidat à la présidence Moïse Jean-Charles annonce la dernière phase de la mobilisation visant à renverser l’équipe au pouvoir: Il prévoit la mise en place d’un conseil d’état après l'éventuel départ du chef de l'Etat.

-Le conseiller du Front national de lutte contre la corruption estime que  le  projet "Kay Pa m Klere" est de la pure démagogie:  Selon le Dr Frantz Large, aucun pays au monde ne fait de l'électrification avec des kits  et l’acquisition des équipements s'est faite de façon opaque    



-Selon le sénateur Pierre François Sildor, initiateur de la résolution, les contrats en question comportent des clauses qui accorderaient, selon lui de larges privilèges aux compagnies privées au détriment de l’Etat haïtien.


-Les associations de transporteurs réclament une baisse de 17 % des prix des produits pétroliers conformément aux dispositions de l’accord signé en mai dernier et  suite à la baisse des produits péroliers sur le marché international. Le secrétaire general de la Plateforme national des syndicats de transports  Fideles PNSTF Marcelin Garcon prese les autorités de respecter leurs engagements.

- Des originaires du Cap-Haïtien crient Pitié pour la 2ème ville du pays livrée à la plus totale insalubrité et dégageant des odeurs nauséabondes. Une situation qui n'est pas bien différente dans la capitale

-Situation tendue mercredi dans toute la zone de Martissant (sud de la capitale) où des employés du SMCRS ont paralysé les activités pour exiger le paiement de nombreux mois d'arriérés de salaires

-Une délégation haïtienne a sejourné en République dominicaine  du 8 au 10 octobre pour préparer la participation d’Haïti à la 2e  édition de la foire internationale écotouristique et de production qui réunira du 16 au 26 novembre plus de 35 pays. 

-Une conférence  internationale de deux jours a débuté ce mercredi à la faculté de médecine et de pharmacie de l’Université d’Etat d’Haïti autour du massacre de milliers d'Haïtiens par le dictateur  en 1937.  Cette conférence est organisée par le centre Challenge en  partenariat avec C 3 éditions autour du thème : Remémoration : Histoire, mémoire  et devoir de mémoire.



mercredi 11 octobre 2017

L'ancien candidat à la présidence Moïse Jean-Charles annonce la dernière phase de la mobilisation visant à renverser l’équipe au pouvoir: Il prévoit la mise en place d’un conseil d’état après l'éventuel départ du chef de l'Etat.



 Port-au-Prince, le 11 octobre 2017 - (AHP) - L’ex candidat à la présidence Jean Charles Moise a annoncé mercredi certaines modifications dans le calendrier de mobilisation contre le président Jovenel Moise.

Le leader de Pitit Desalin a fait savoir que des manifestations sont prévues les 12, 15 et 17 octobre dans la capitale et le 14 octobre aux cayes. Il a indiqué que c’est la dernière phase de la mobilisation visant à renverser l’équipe au pouvoir.

Jean Charles Moise continue de dénoncer l’emprisonnement de plus de 40 manifestants arrêtés. L’ex sénateur dénonce en outre, les circonstances jugées suspectes dans lesquelles les autorités s’apprêtent à mettre en place le Conseil Electoral Permanent, le Conseil Constitutionnel et les forces armées d’Haïti.                                               

Selon le leader de Pitit Desalin, l'opposition sait clairement où elle va.  Il prévoit  la mise en place d’un conseil d’état de 11 membres avec des représentants des 10 départements géographiques du pays et de la diaspora haïtienne après une éventuelle démission de Jovenel Moise.

Moise Jean Charles indique que le conseil d’état aurait pour mission de réaliser les états généraux de la nation  en vue de poser les problèmes structurels.

Le président Jovenel Moise rencontre pour la deuxième fois ce mercredi des représentants de la classe politiques sur le fonctionnement et le financement des partis. Alors que Fanmi Lavalas, Pitit Desalin et Kontrapèp continuent de bouder ces rencontres, Fusion, Verité et LAPEH ont rejoint les discussions.


Port-au-Prince, le 11 octobre 2017 - (AHP) - Alors que la mobilisation d'une importante frange de l'opposition contre le budget 2017-2018 s'amplifie et que les protestataires réclament de plus en plus le départ du président Jovenel Moise pour son "incapacité a mener le pays a bon port", le chef de l'Etat s'est entretenu ce mercredi au palais national, avec des représentants de plusieurs partis et de groupements politiques.

La rencontre, a laquelle a participé le premier ministre Jack Guy Lafontant dont les rumeurs de démission étaient persistantes ces dernières 48 heures, a notamment porté sur le financement des partis politiques.

Au fait, elle faisait suite a celle du 14 septembre dernier, boudée par plusieurs partis dont Fanmi Lavalas, FUSION et PITIT Dessalines. Pour cette 2e rencontre, le parti d'Edmonde S. Beauzile qui avaient estimé que la rencontre du mois dernier était inopportune et pourrait s'apparenter a une tentative de museler les partis politiques qui protestent contre le budget, a revu sa position et envoyé deux émissaires au palais présidentiel.

L'un d'entre eux, Me Mozart Clerisson, a indiqué que sa participation a la rencontre a été décidée par le parti qui voulait faire comprendre au chef de l'Etat que l'institutionnalisation de la vie publique ne concerne pas uniquement les partis politiques.

Il faut organiser des débats publics autour de questions portant notamment sur la cour constitutionnelle, l'armée d'Haiti et la cour de cassation notamment.

L'ancien allié de Jean-Charles Moise (PITIT Dessalines) Mathias Pierre dont on dit qu'il est passé dans l'autre camp, mais qui a représenté le parti LAPEH, a tenu à rappeler lors de cette rencontre que les problèmes du pays ne sauraient se résoudre dans la rue.

Mathias Pierre a annoncé pour ce vendredi 13 octobre dans un hôtel de Pétion-Ville, "de la première grande rencontre plénière" avec les partis politiques. Les discussions porteront encore et toujours sur le financement des partis politiques, selon l'ingénieur Mathias Pierre.

Pour sa part, le représentant du parti haïtien tèt kale PHTk, Luné Balthazar, a tenu a rappeler que personne ne peut contraindre les partis politiques, citant Fanmi Lavalas et PITIT Dessalines et Kontra Pèp, encore absents ce mercredi, a recevoir la subvention publique. 

C'est quelque chose qui est prévue dans la constitution et qui n'est donc pas un cadeau du président Jovenel Moise, a dit M. Balthazar arguant que ce financement sera réalisé avec l'argent des contribuables.

Parmi les autres partis ayant participé à la rencontre de ce mercredi, figuraient entre autres UNIR et OPL.

Il faut dire que le leader de PITIT Dessalines, Jean-Charles Moise, dont le parti n'a pas participé a la rencontre , a réaffirmé sa volonté de continuer a protester contre le budget 2017-2018 et a réclamer le départ du président Jovenel Moise.

Ce dernier, dit-il, doit être remplacé par un conseil d'Etat comprenant 10 membres venus des 10 départements géographiques du pays et un onzième représentant la diaspora.

Le conseiller du Front national de lutte contre la corruption estime que le projet "Kay Pa m Klere" est de la pure démagogie: Selon le Dr Frantz Large, aucun pays au monde ne fait de l'électrification avec des kits



Port-au-Prince, le 11 octobre 2017 - (AHP) -  Le conseiller du Front national de lutte contre la corruption, le Dr Frantz Large sa fait savoir ce mercredi que la distribution de kits d’électrification solaire par le président Jovenel dans le cadre du projet "Kay Pa m Klere"lancé récemment par la présidence,   est de la pure démagogie.

Il a fait savoir qu'il n'y a aucun pays au monde qui fait de l'électrification avec des kits. Ca n'a jamais existé nulle part, a dit Frantz large, estimant que d'autres objectifs se cachent derrière ce projet. 

"S'il s'agit de distribuer des kits d'électrification, il faudrait en donner à tout le monde", a indiqué le Dr Large,  affirmant que cette démarche étant complètement saugrenue, ne donnera que des résultats éphémères. Car, quand on parle d'énergie, a-t-il poursuivi, la première chose  à faire,  c'est de viser l'industrialisation.

Le responsable du front national de lutte contre la corruption a également souligné l'absence   de transparence qui entoure l’acquisition des équipements dans le cadre de ce projet.

"C'est l'expérience du projet bidon des lampadaires de l'ancien premier ministre Laurent Lamothe qui est en train de se reproduire", a-t-il fait savoir, insistant sur le fait que ça n'a rien à voir avec de l'électricité 24 h sur 24.

Frantz large a finalement estimé "décevant que  ce soit Jovenel Moïse, un produit de la classe moyenne, un fils de paysans qui accepte de berner la population".