lundi 5 mars 2018

Les titres du 5 mars 2018 de Radio Solidarité/AHP

11:22 PM (8 hours ago)



Décès de l’agronome, Gérald Mathurin suite à un accident vasculaire cérébral. Il a dirigé le Ministère de l’Agriculture de mars 1996 à octobre 1997. Gérald Mathurin restait actif sur la scène politique dans le Sud-Est, il se préparait à participer aux prochaines sénatoriales, après avoir été écarté pour « absence de décharge » par le CEP sortant, aux dernières seenaoriales.
La chef de la MINUJUST est à New York. Son voyage coïncide avec le  tollé concernant le scandale financier Petrocaribe? Cependant, contrairement aux déclarations faites en ce sens par un porte-parole de la présidence, relatives à un éventuel rappel, plusieurs sources font croire que le voyage de Suzan Page avait été programmé plusieurs semaines à l’avance.
-L’organisation New England Human Rights qualifie de suspecte la réaction du gouvernement haïtien suite au communiqué de la MINUJUSTH sur le suivi des plaintes déposées dans le cadre de l’affaire Petrocaribe. Le président du NEHRO, Josué Renaud, estime que cette position est conforme à la résolution 2350 des Nations Unies. Il encourage l’ONU à créer un mission technique d’appui à la lutte contre la corruption.
-Le gouvernement assure que tout sera mis en œuvre en vue de l’application de l’arrêté qui interdit les transactions commerciales en devise étrangères. Le ministre du commerce et de l’Industrie, Pierre Mary Dumeny a invité les entreprises à se mettre au pas, expliquant que cette décision qui devrait aider à résoudre le problème de la dépréciation accélérée de la gourde.

-L’économie haïtienne est dolarisé à plus de 63%, selon le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti Jean Baden Dubois. Il ajoute que ni les comptes bancaires en dollars ni les transferts d’argent ne seront affectés par la décision du gouvernement.

-L’économiste, Eddy Labossière salue la décision des autorités monétaires de n’autoriser que les transactions commerciales en gourdes. Selon lui, il s’agit d’un pas important vers la stabilisation du taux de change. Une mesure qui aurait dû etre prise depuis au moins 25 ans, dit-il.

-Le ministre de l’Economie et des finances, Jude Patrick Salomon devrait bientôt repondre à une invitation d’une douzaine e deputes pour faire le jour sur la situation économique du pays suite à un deficit de de 9 milliards de gourdes, au 5ème mois de l’exercice fiscal

-Déclaration choc du député proche du pouvoir Alfredo Antoine  qui réclame la peine de mort contre les hauts fonctionnaires coupables de corruption. Le député de Kenscoff s’interroge notamment sur le train de vie de certains fonctionnaires qui possèdent des biens à l’étranger ou qui arrivent à prendre soin, avec beaucoup de largesses, de leurs familles en dehors du pays.

-Le premier ministre réagit aux déclaration de ceux (en majorité des membres du PHTK) qui réclament sa démission . Le dernier appel en ce sens a été lancé par un des plus grands allies du pouvoir,  le maire des Cayes Jean Gabriel Fortuné. Il estime que son gouvernement est extrêmement dynamique et qu’il a un bilan positif.

-Le New England Human Rights Organization (NEHRO) devrait honorer le 28 mars prochain, un ensemble de 7 personnalités pour services rendus à la patrie.
Il s’agit de Mgr Guyre Poulard, l’Agr Anthony Dessources, l’Ecrivaine et Institutrice Odette Roy Fombrun, l’ancien secrétaire d’Etat, le Dr Michel Péan, le journaliste Pascal Anthony (Konpè Filo et  le Quotidien Le Nouvelliste. Ce sera la deuxième édition de cette remise de plaques.

vendredi 2 mars 2018

Les autorités haïtiennes tentent de justifier l’arrêté faisant injonction aux entreprises de libeller en gourdes toutes les transactions effectuées dans le pays, par la volonté de protéger les intérêts de la population: le forum économique fait part de son étonnement mais dit prendre note de la promesse que cet arrêté devra faire l’objet de circulaires d’application devant spécifier les modalités



Port-au-Prince, le 2 mars 2018 - (AHP) - Les autorités haïtiennes ont fait le point ce vendredi sur la décision adoptée deux jours plus tôt en conseil des ministres, suivie d’un arrêté faisant injonction aux entreprises opérant sur le territoire, de libeller en gourdes, (la monnaie locale), toutes les transactions effectuées dans le pays.

Pour le premier ministre Jack Guy Lafontant, il s’agit d’une mesure responsable et réfléchie qui vise a protéger les consommateurs et diminuer les pressions exercées sur la gourde. Cette dernière ne cesse de perdre de sa valeur par rapport au dollar US qui s’échange depuis un certains temps à environ 66 gourdes.

La monnaie locale est la gourde et la plupart des citoyens qui travaillent dans le pays perçoivent leur salaire en gourdes, a justifié le Dr Lafontant qui juge anormal que les restaurants, les concessionnaires de véhicules, les propriétaires de maison pour ne citer que ceux-la, exigent que leurs factures soient réglées en devise américaine.

Il faut que cela cesse, a lancé le chef du gouvernement.

Pour sa part, le ministre du commerce et de l’industrie, Pierre Marie Du Menu, a annoncé que des brigadiers seront déployés sur le terrain en vue de s’assurer de l’application de cette mesure qui a, a-t-il dit, la vocation de protéger les intérêts de la population.

Il faut que cette mesure soit appliquée sur toute l’étendue du territoire et dans son intégralité, a souligné Dr Du Menu.

Son collègue de l’économie et des finances, Jude Alix Patrick Salomon a lui aussi estimé qu’il est anormal que les transactions effectuées sur le territoire soient facturées en dollar américain alors que la monnaie en cours dans le pays n’est autre que la gourde.

Toutefois, il a garanti que les citoyens peuvent toujours solliciter la devise américaine en cas de besoin notamment lors de voyages à l’étranger. Ce qui est sur, a-t-il dit, c’est que dorénavant, il est interdit de faire des transactions en monnaie étrangère sur le territoire haïtien.

Pour sa part, le gouverneur de la banque centrale, Jean Baden Dubois a rassuré que la mesure interdisant aux entreprises de facturer leurs transactions en devise américaine ne signifie pas que les citoyens ne pourront pas disposer de comptes bancaires libellés en dollar.

S’agissant des transferts reçus de l’étranger, M. Dubois a souligné que les maisons de transfert doivent remettre l’argent aux bénéficiaires dans la monnaie du transfert.

Ce n’est pas la première fois que les autorités haïtiennes prennent des mesures similaires qui ne sont jamais appliquées ou qui ne le sont que pendant quelques mois..

Dans le cas présent, il s’agirait uniquement, pour beaucoup de gens, de freiner la depréciation de la gourde qui ne cesse degringoler, malgré l’injection de millions de dollars par la Banque centrale.

Quand est-ce que les mesures adoptées pour contenir la flambée  des prix dans les supermarchés et ailleurs ont-elles été appliquées, de même que celles prises pour empêcher la vente des produts avariés.

Il y a justement quelques années, le Ministère du commerce avait interdit que les transactions s’effectuent en monnaie étrangère mais cette mesure n’avait pas été suivie d’effet, trop d’intérêts étant en jeu.

Le forum économique du secteur privé informe avoir appris avec étonnement la décision des autorités haïtiennes d’obliger que les transactions soient dorénavant libellées en monnaie locale.

L’organisation patronale dit prendre note que lors de la conférence de presse de ce vendredi, il a été annoncé que cet arrêté devra faire l’objet de circulaires d’application qui doivent spécifier les modalités de sa mise en oeuvre.

Aussi, le forum économique du secteur privé demande-t-il aux instances concernées de publier un communiqué officiel pour entre autres, préciser que l’arrêté n’entrera pas en application sans la publication de ces circulaires dont le contenu doit tenir compte des spécificités propres à chaque secteur et branche d’activité.

Et dans le cadre de l’élaboration de ces circulaires, le forum économique sollicite l’organisation de consultations avec les associations concernées du secteur privé.

Les titres de Radio Solidarité/AHP du 2 mars 2018



Le premier ministre Jack Guy Lafontant confirme que l’absence des représentants d’Haïti à une réunion de l’ONU à New York sur le dossier du choléra était un signe de protestation à la réaction de la MINUJUSTH sur le scandale de corruption Petrocaribe.
-Pour le chef du gouvernement, il s’agit d’une interférence politique ; il affirme qu’aucune ingérence ne sera tolérée par l’administration actuelle.
- Cependant, plusieurs personnalités politiques se demandent pourquoi les autorités n’avaient pas réagi aussi fermement, lors des déclarations racistes de Donald Trump contre Haiti ? Des propos qui ne semblaient pas avoir  choqué l’exécutif, alors que toutes les communautés haïtiennes se montraient indignées.
-L’opposition démocratique qualifie de bravade, l’attitude du pouvoir vis-à-vis de l’ONU, et estime que le chef de l’Etat n’a aucune légitimité pour engager aucun pseudo bras de fer avec la MINUJUST établi en Haïti en 2017, en vertu de la resolution 2350 du Conseil de sécurité. Elle annonce deux sit-in ce samedi devant de « viaduc » de Delmas et devasnt la Cour Supérieure des Comptes, pour exiger la poursuite des anciens et actuels responsables ciblés par deux commissions sénatoriales, dans le pillage des fonds Petrocaribe.
-Le premier ministre tente de rassurer sur des dispositions pour  résorber d’ici la fin de l’exercice fiscal le déficit de 9 milliards de gourdes au 5è mois de l’année fiscale. « M. Lafontantcherche à expliquer ce déficit par ce qu’il appelle  le  dynamisme de son gouvernement.

-Selon le porte-parole du président, Lucien Jura, Jovenel Moise aurait  eu une conversation téléphonique avec le secrétaire général des Nations Unies le 28 février, suite à la non participation d’Haïti à la réunion sur le choléra à New York. Selon M. Jura, Antonio Guterres aurait dit au chef de l’Etat que la déclaration de Suzan D. Page n’était pas la position officielle de l’ONU.

-Difficile de de vérifier la justesse de telles  déclarations auprès de la MINUJUST.

-Suite au Conseil des ministres de mercredi, un arêté a été signé, portant obligation de libeller désormais en gourdes, les transactions commerciales. Les citoyens auraient aussi droit de porter plainte contre toute entreprise qui exigerait le paiement en devise étrangère.
 -Bras de fer entre la Féd´´ration nationale des maires haïtiens (FENAMH) et le ministre de la planification, Aviol Fleurant. Le Sénat de la république se positionne en médiateur.  Mais le directeur exécutif de la Fédération Nationale des ASECS (FENASECS), Luc Wantz Duvalssaint dit n’attendre autre chose que le strict respect des prescrits légaux quant à la gestion des fonds communaux.
-Les maires réclament le remplacement du ministre Fleurant qu’ils accusent d‘avoir donné aux parlementaires des fonds alloués aux municipalités.
-Un travailleur humanitaire dans la zone de Martissant, Johnny Jean-Pierre, a reagi sur les violences inter-quartiers et  l’influence des bandes armées. Coordonnateur d’une organisation communautaire  pour la PAIX à Martissant , il prône une campagne de désarmement qui soit accompagnée de programmes de réinsertion sociale.
-55 morts dont 20 par balles et 19 autres personnes tuées dans des accidents de la circulation dans l’aire Métropolitaine de Port au Prince, bilan dressé par la commission Episcopale Nationale Justice et Paix (JILAP) pour les  deux premiers mois de l’année 2018. Le Responsable de l’observation à la  JILAP, Rosevelson Appollon ne cache pas ses préoccupations quant à la soudaine remontée des actes de violences dans la capitale, ces dernières semaines.




jeudi 1 mars 2018

Lancement d’une décennie de conférences annuelles pour le renforcement des liens entre Haïti et la République Dominicaine




Port-au-Prince, 1er mars 2018- (AHP)- Dans une salle comble et avec la présence de diverses personnalités du monde académique et politique, la Fondation Zile en partenariat avec l’Université Quisqueya, a réalisé ce mercredi 28 février le lancement d’une série de conférence annuelle dont le but est le renforcement des liens entre les deux pays qui se partagent l’ile et en hommage à l’ancien ambassadeur Guy Alexandre.

Selon Edwin Paraison, directeur exécutif de l’organisation binationale, cette initiative touchera les 10 départements d’Haïti de 2018 à 2028 et sera l’occasion de faire une évaluation des relations haitiano-dominicaines, en vue d’élaborer des recommandations pouvant servir aux secteurs officiel et privé haïtien et dominicain ainsi qu’à la société civile insulaire.

« Sur les traces de Guy Alexandre » est le titre de cette série de conférences dont la première tenue à la salle du centre de conservation des biens culturels (CCC) de l’UniQ a eu pour thème « Panorama des relations haitiano-dominicaines de la crise de 2013 a date ».

Parmi les panélistes et intervenants, les académiciens Jean Marie Théodat, Claude Moise, Watson Denis,  Mirlande Manigat, Sabine Manigat, Bernard Craan, président du forum économique et la militante de droits humains, Colette Lespinasse.

Pour cette dernière, l’arrêt du tribunal constitutionnel dominicain qui n’a rien résolu a provoqué la dénationalisation et l’apatridie. « Il n’a pas pu mettre un coup d’arrêt aux échanges binationaux, mais a eu quand même des effets en termes de difficultés administratives ». a-t-elle ajoute.

Pour sa part, Sabine Manigat a repris un élément sur lequel le défunt diplomate Guy Alexandre insistait toujours: « si les Etats n’assument pas leurs responsabilités les relations haitiano-dominicaines ne pourront jamais s’améliorer ».

De son côté Bernard Craan a analysé les échanges commerciaux et économiques entre les deux parties, en démontrant l’asymétrie existante favorable à la République Dominicaine et une stratégie mise en place pour la conquête du marché haïtien, particulièrement à partir du tremblement de terre de 2010. « Il est temps de repenser nos échanges avec la République Dominicaine » affirme-t-il.

L’historien Claude Moise, après avoir campé Guy Alexandre comme un combattant tombé en pleine lutte pour de meilleurs rapports entre les deux nations et pour le respect des droits des migrants, a souligné l’importance de « cette initiative de la Fondation Zile et de l’Université Quisqueya  hautement nécessaire pour la formation de la jeunesse haïtienne ».

L’ancienne sénatrice et première dame de la République, Mirlande Manigat a également offert son appui à la démarche des organisateurs pour le suivi de cette conférence.

Evelyne Magron, veuve de Guy Alexandre, Claudette Werleigh, première femme haïtienne premier ministre, l’ambassadeur du Chili en Haïti, Patricio Utreras, des fonctionnaires du Ministère du bureau de l’ordonateur National (BON), de la commission de développement frontalier, du Ministère du commerce et d’autres entités publiques et privées ont aussi pris part à cette activité qui s’est tenue dans une conjoncture de remontée de l’antihaïtinisme en République Dominicaine.

Guy Alexandre qui laisse un ouvrage avec le titre très singulier « Pour Haïti et pour la république Dominicaine » dont un extrait a été lu par le professeur Jean Marie Théodat fut deux fois chef de mission diplomatique à Santo Domingo de 1991 à 1997 et de 2001 à 2003, il est décédé le 28 février 2014 à l’Age de 68 ans.