mercredi 17 janvier 2018

Un pasteur évangélique haïtien en faveur de l’unification d’Haïti et de la République dominicaine et de l’ouverture de la frontière: des secteurs dénoncent une manipulation et une instrumentalisation des declarations du pasteur pour attiser la haine des nationalistes



Ouanaminthhe, 17 janvier 2018- (AHP)-Un  pasteur évangélique de l'Eglise du Christ de Ouanaminthhe (Haïti), Julio Rubain Bastien aurait déclaré mardi que la seule solution à l'immigration massive de ses compatriotes en territoire dominicain, c’est d’ouvrir la frontière et de permettre la libre circulation des citoyens dans  les deux pays.

C’est ce que rapporte ce mercredi, le quotidien dominicain Listin Diario.

Des secteurs à Port-au-Price et dans la communauté haïtienne en RD, dénoncent cependant  une manipulation et une instrumentalisation  des déclarations du pasteur pour  attiser la haine des nationalists à l’égard des migrants

Le Pasteur aurait fait savoir qu’en Haïti il y a une sensibilisation en cours pour que l’île soit unifiée et ne soit pas divisée en deux pays, car en termes migratoires, économiques, culturels, touristiques et dans d'autres secteur, les bénéfices  profitent aux habitants des deux côtés de l'île.

Touours selon le Listin Diario, Julio Rubain Bastien  aurait également indiqué que les cultes religieux qu’il préside le jeudi et le dimanche, ainsi que lors  des prières quotidiennes effectuées de maison en maison à Ouanaminthe et dans d'autres villes voisines, les paroissiens prient pour que Dieu favorise  la fusion de l'île le plus tôt possible.

Rubain Bastien aurait également dit que la pluie tombe pour les riches et les pauvres, et qu’il est temps d'avoir un libre passage à la frontière pour les dominicains comme pour les Haïtiens.

« L'unification entre Haïti et la République dominicaine serait une grande bénédiction et je sais que Dieu peut faire ce travail, de sorte que tous les gens puissent vivre ensemble », aurait-il encore dit.

Beaucoup croient que toute cette  publicité donnée aux declarations  d’un simple prédicateur, viserait à mettre de l’eau au moulin des nationalistes qui ont déjà commencé à durcir leur position contre les migrants hatiens depuis les  attaques du président américain contre Haïti le 11 janvier dernier.


Le président américain avait alors taxé Haïti, le Salvador  et des pays d’Afrique de “trous à merde”, selon la presse américaine, malgré les tentativs de démenti de M. Trump.

mardi 16 janvier 2018

Le “Mouvement du 22 Janvier” dénonce un bilan catastrophique de la première année de mandat du gouvernement MOISE-LAFONTANT et s’élève contre la décision du Conseil de l’Université d’Etat d’Haïti de rendre effective une présence policière dans l’enceinte des Faculté d’Ethnologie et des Sciences Humaines



Port-au-Prince, le 16 janvier 2017 - (AHP) -
L’organisation politique “Mouvement 22 Janvier” a fait état lundi d’un bilan catastrophique de la première année de mandat du gouvernement MOISE-LAFONTANT, sur le plan social notamment.

L’un des porte-paroles  de ce « mouvement »,Dominique Raisin rappelle que ce pouvoir n’a décidé d’accorder que 16 % d’ajustement salarial, ,soit 15 gourdes, alors qu’
Il a impose une  augmentation de plus de 200 % de taxes et impôts aux couches ouvrières.

M. Raisin dénonce également la répression des activités syndicales dans des usines et  annonce édu coup une exposition de photos faisant référence aux  violences commises sur les manifestants emprisonnés après différentes manifestations

Dominique Raisin annonce le plein soutien de son organisation à la marche prévue le 22 janvier par l’opposition ..


Le Mouvement du 22 Janvier dénonce par ailleurs  la décision du Conseil de l’Université d’Etat d’Haïti de rendre effective une présence policière dans l’enceinte des Faculté d’Ethnologie et des Sciences Humaines .


L’un des porte- parole du  Mouvement, Yvens Faustin qui attribue cette démarche a des manœuvres politiciennes  visant à museler les étudiants et à étouffer tout mouvement de leur part, a fait savoir que ces mesures qu’il considère comme arbitraires ne sont pas conformes aux dispositions transitoires de l’UEH de 1997 .

Les facultés visées sont fermées depuis plusieurs mois.



Les Haïtiens ne décolèrent suite aux injures et aux propos racistes tenus par Donald Trump : des manifestations ont eu lieu ce lundi à New York et à West Palm Beach en Floride pour dénoncer le président américain qui a taxé Haïti, le Salvador et des pays africains de « trous à merde ».



West Palm Beach/New-York, le 16 janvier 2017 - (AHP) - Les Haïtiens ne décolèrent pas suite aux declarations faites le 11 janvier  par le president américain Donald Trump qualifiant Haiti, et d'autres pays, de "trou à merde”.

 Au moins deux manifstations ont ete organisées lundi aux Etats-nis. Une importante manifestation rassemblant des milliers de personnes dont des étrangers, s’est tenue à Mar-a-Lago à West Palm Beach, non loin d’une residence secondaire de Donald Trump qui a même pu observer  une partie du defilé.

Les Haïtiens ont à l’occasion que les Trump ne sont pas dignes d’un president et que ainsi, il prouverait qu’il est inapte à continuer de diriger les Etats-Unis.

Ils ont scandé abondamment Haïti, Haïti et entonné la Dessalinienne. Les manifestants qui ont également crié USA, USA, ont fait savoir au president américain, qu’ils l’attendaient au tournant des élections

 Ls manifestants ont aussi voulu à l’occasion, donner une leçon d'histoire au président américain lui rappelant le rôle joué par  plus de 500 soldats venus d'Haïti en 1779 dans le cadre de la guerre de l'indépendance américaine. Ils lui ont demandé de présenter des excuses publiques au peuple haïtien.

Mais, c'était aussi l'occasion pour les protestataires de tirer à boulets rouges sur les dirigeants haïtiens qu'ils accusent de prioriser leurs intérêts personnels à ceux du pays, gangrené par la corruption, ont-ils dénoncé. Ils ont demandé aux autorités de travailler dans le sens d'une amélioration des conditions de vie des Haïtiens qui vivent en Haiti.

La manifestation qui été encadrée par la police, n'a pu réaliser le parcours qui avait été convenu, contrainte bien par les forces de l'ordre, mais aucun incident majeur n'a été enregistré.

Une douzaine de contre-manifestants, des partisans du président Donald Trump, s'étaient mobilisés en face, pour lui apporter  leur soutien. Selon eux, le président n'a aucune excuse à présenter a Haiti. Ce petit groupe, composé uniquement de "blanc" a d'ailleurs invité les protestataires haïtiens à retourner dans leur pays.

Des excuses, c'est également ce qu'aurait formellement réclamé le gouvernement haïtien, à en croire l'ambassadeur d'Haïti a Washington, Paul Altidor qui s'inscrit en faux contre les déclarations du président Trump qui insinuerait que les ressortissants haïtiens n'auraient pas réellement contribué a l'économie américaine. 

Notre contribution est loin d’être négligeable, a dit le diplomate.

A New-York, la manifestation a été appuyée par le maire Bill de Blasio et a mobilisé un nombre important de personnes.

Les manifestations de ce lundi 15 janvier ont coïncidé avec la commémoration du “Martin Luther King day "Le jour de Martin Luther King", un ex-leader et défenseur des droits humains aux Etats-Unis.

En Haïti, pour le protecteur du citoyen, Me Renan Hédouville, il est plus qu'opportun de promouvoir l'idéal de Martin Luther King.

Les propos de Donald Trump ont été prononcés le 11 janvier dernier, soit la veille de la commémoration du 8e anniversaire du tremblement de terre de janvier 2010 qui avait fait entre 250 et 300 mille morts, poussant de nombreux Haïtiens à l'exil, beaucoup d'entre eux, aux Etats-Unis.

Donald Trump a tenté de démentir avoir prononcé "exactement" les propos qui lui sont reprochés, même s'il a reconnu avoir utilisé un langage dur. Il a aussi, et à maintes reprises, tenté de faire comprendre qu'il n'était pas raciste.

Donald Trump a récemment annulé le statut de protection temporaire aux ressortissants de plusieurs pays dont Haiti, leur accordant un délai de 18 mois pour changer de statut sinon, ils devront rentrer dans leurs pays.

Le TPS permet a certains étrangers en situation dite irrégulière de pouvoir étudier et travailler en toute légalité au pays de l'Oncle Sam. Certains bénéficiaires étaient arrivés mineurs en Amérique.