mardi 10 janvier 2017

Le coordonateur du GARR scandalisé par l'assassinat en république dominicaine de 4 ressortissants haïtiens dont deux enfant: 239 000 ressortissants haïtiens menacés de déportation à partir du mois de juin



Port-au-Prince, le 10 janvier 2016 - (AHP) - Le coordonateur du groupe d'appui aux rapatriés et aux réfugiés GARR, Me Saint-Pierre Beaubrun, s'est déclare mardi scandalisé par l'assassinat de 4 ressortissants haïtiens, deux enfants de 7 et 5 ans ainsi que leurs parents, en République dominicaine.

Le drame s'est produit dans la nuit de samedi 7 au dimanche 8 janvier dernier, dans la localité de San Juan, de l'autre coté de la frontière.

Un crime odieux perpétré à l'arme blanche et à coups de bâtons a souligné Me Beaubrun, ajoutant que rien ne saurait justifier un crime d'une telle atrocité.

Les victimes répondent aux noms de Camilo Antoine 35 ans, sa compagne de 34 ans Yeneta Joseph et leurs deux enfants Maison 7 ans, et Bacachata une fillette de 5 ans.  Deux suspects, Jefferson et Anius, ont été appréhendés et un troisième présumé assassin est en fuite.

Le coordonnateur du GARR qui confirme que l'un des deux suspects interpellés est un ressortissant haïtien, rappelle que les dominicains ont en général tendance a accuser des ressortissants haïtiens dans la perpétration de ce genre de crimes sur leur territoire.

Il appartient, a-t-il dit, aux autorités policières et judiciaires de diligenter leurs enquêtes pour faire la lumière sur ce drame afin que les proches des victimes puissent obtenir justice et réparation.

Les crimes commis contre les ressortissants haïtiens en république dominicaine sont légions et en général, restent impunis.

Parallèlement, le coordonateur du GARR attire l'attention des autorités haïtiennes sur la menace de déportation qui vise plus de 239 mille ressortissants haïtiens qui vivent en République dominicaine.

Ce sont, a-t-il dit, des citoyens dont la durée de validation de la résidence temporaire expire en juin prochain et faute de documents légaux, ils ne peuvent bénéficier du plan dominicain de régularisation des étrangers.

Saint-Pierre Beaubrun, qui dénonce l'echec du programme d'identification et de documentation des immigrants haïtiens PIDIH, appelle les autorités haïtiennes à prendre des mesures pour délivrer des documents aux ressortissants haïtiens vivant de l'autre cote de la frontière afin de leur permettre de bénéficier du plan de régularisation.

En general, a-t-dit, les autorités dominicaines sont plus intéressées à refouler les Haïtiens qu'a régulariser leur situation, et ils utilisent comme prétexte le fait que ces derniers n'aient pas été identifiés par leur propre gouvernement.

Grève des hôpitaux publics : les grévistes réclament un ajustement de salaire qui avait été promis par les les autorités sanitaires mais qui n'a pu être effectif, faute de moyens. Le Président de la Fédération Nationale des Travailleurs en Santé, Levy Milot Felix conditionne la levée de la grève à la signature avec le Ministère de la Santé, d’un protocole d’accord



Port-au-Prince, le 10 janvier 2016 - (AHP) - La grève se poursuit dans les hôpitaux publics du pays. Les activités sont en effet paralysées depuis un mois, en raison d'un arrêt de travail du personnel de soutien, qui affecte l'ensemble des autres services des hôpitaux placés sous la direction des autorités étatiques.

Les grévistes réclament un ajustement de salaire qui avait été  promis par les les autorités sanitaires mais qui n'a pu être effectif, faute de moyens.

Le président de la fédération nationale des travailleurs en santé, Levy Milot Felix, conditionne la levée de la grève à la signature d'un protocole d'accord avec les autorités sanitaires.

Il reconait que cet arrêt de travail est aussi réalisé au détriment des grévistes, soulignant qu'eux aussi, ils  fréquentent les hôpitaux publics quand ils tombent malade.

Nous avons élaboré un protocole d'accord qui a été soumis a l'appréciation des autorités sanitaires, a dit M. Lévy qui affirme que les grévistes sont prêts a accepter des modifications, mais pas question pour eux, a-t-il dit, de reprendre du service, tant que le protocole d'accord n'aura pas été signé.

Pour l'instant, seules quelques structures dont la maternité Isaie Jeanty communément appelée "Chancerelles" ainsi que quelques unités de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'haiti (HUEH) dont le service de dialyse fonctionnent.

A l’HUEH, l’insalubrité bat  aussi sont plein.

Des Patients interrogés par l'AHP affirment qu’ils sont abondonnés à eux-mêmes et appellent les autorités compétentes à intervenir pour remédier a cette situation. 

Cette nouvelle grève de la santé intervient, alors qu'une nouvelle administration devrait bientôt prendre les commandes du pays.

Conférence-débat à l’ intention d’une soixantaine de personnes très agées, autour du thème : ’’Facteurs de longévité’’ et’’ Prévention et prise en charge



Port-au-Prince, le 10 janvier 2016 - (AHP) - La Fondation du troisième Age a organise ce mardi une conférence-débat à l’ intention d’une soixantaine de personnes très agées, autour du  thème : ’’Facteurs de longévité’’ et’’ Prévention et prise en charge’’.

Au cours de cette activité, la fondation du troisième Age a honoré une vielle Dame âgée de 107 ans, répondant au nom de Flavie Burin Jean Pierre.

Le président de la Fondation, le Dr  Jean Claude Desgrange, a plaidé en faveur d’une grande solidarité entre les jeunes et les personnes âgées.

Il a, à l'occasion,  encouragé  les jeunes à  mener une vie saine pour rester en bonne santé et avoir une longue vie.
                         

Ouverture de la première session de l’année législative 2017: le président Jocelerme Privert qui présentait l'Etat de la nation, s'est décerné un satisfecit pour avoir mené a terme le processus électoralle; le président de l'assemblée nationale; le président sortant de l'assemblée nationale salue ce qu'il appelle la bonne conduite par le CEP du processus électoral,




Port-au-Prince, le 9 janvier 2017 - (AHP ) - L'assemblée nationale consacrant l'ouverture de la 1er session de l'année législative s'est déroulée comme prévu ce lundi mais, comme a chaque fois au palais législatif, avec plusieurs heures de retard.

20 sénateurs et 75 députésont répondu à l'appel nominal permettant l'ouverture de la séance en présence notamment des membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique dont la cheffe de la Mission des nations unies pour la stabilisation d'Haiti, MINUSTAH, Sandra Honoré, de l'ambassadeur des Etats-Unis a Port-au-prince, Peter Mulrean.

Des parlementaires, dont le député des Cayes/ile-a-vache, ont notamment abordé la question relative a l'arrestation jeudi, suivie de l'extradition de l'ancien chef rebelle Guy Philippe, un sénateur élu dans la Grand-Anse.

D'entrée de jeu, le président sortant de l'assemblée nationale, Ronald Larêche, saluait la bone  conduite, selon lui, par le CEP du processus électoral, un processus qui a été interrompu début 2016 par une crise politique qui allait provoquer l'annulation de la présidentielle de 2015.

Le sénateur Larêche affirme avoir noté l'attitude de l'exécutif qui s'est gardé de toute interférence dans la conduite du processus électoral.

Le mot élection était pratiquement sur les lèvres de tous les orateurs au cours de cette séance en assemblée nationale.  Toutefois, de nombreux secteurs  on accusé le CEP et le tribunal électoral d'avoir oeuvré en faveur du candidat à la presidence proclamé vainqueur, notamment au niveau de la verification des procès-verbaux au centre de tabulation des votes

Le premier ministre Enex Jean-Charles s'est félicité que son gouvernement ait accompli sa mission qui consistait a poursuivre le processus électoral dans un contexte particulièrement difficile, évoquant entre autres, la crise politique et le financement des élections avec des fonds du trésor public.

Pour sa part, le président Jocelerme Privert qui présentait l'Etat de la nation, s'est lui aussi décerné un satisfecit pour avoir mené a terme le processus électoral par le dialogue, le travail, la fermeté et la détermination.

J'ai toujours insisté sur le fait que les élections de 2016 étaient importantes et nécessaires afin que le pays puisse être doté de dirigeants légitimes a tous les niveaux, a dit Jocelerme Privert, rappelant toutefois que nombreux encore  étaient les défis à la fois matériels, financiers et infrastructures. 

Mais nous devions également rétablir la confiance pour assurer la poursuite des élections après évaluation des étapes qui avaient déjà été franchies, se rappelle Privert qui soutient que, par le dialogue, le travail, la fermeté et la détermination, son équipe a mené a terme sa mission.

Nous avons aujourd'hui des parlementaires qui entrent en fonction et un président élu, Jovenel Moise a qui j'ai proposé la mise sur pied d'une équipe de transition, ce qu'il a acceptée, a dit M. Privert.

Soulignant que les contestations enregistrées après la publication des résultats des présidentielles de 2016 sont loin d'avoir atteint l'ampleur ou l'impact de celles enregistrées suite aux élections de 2015, Jocelerme Privert invite les autres candidats à organiser une opposition pacifique, démocratique et constructive.

Le chef de l'Etat sortant se félicite du fait que, selon lui, il laissera a son successeur, un pays politiquement apaisé et socialement serein. Il cite 4 grands défis qui attendent la nouvelle administration dont l'unité et la réconciliation nationale, la cohésion sociale, la construction d'un projet de société cohérente.

Des mouvements de protestation ont été organisés en marge de la séance. Certains protestataires dénonçaient l'arrestation jeudi suivie de l'extradition du sénateur élu de la Grande-Anse, le "fugitif" Guy Philippe, pour trafic de drogue; d'autres, proches de l'ancien candidat a la députation Dieudonné Lherisson a Marigot, appelaient le bureau de la chambre basse a ne pas valider les pouvoirs de Deus Deroneth, le gagnant proclamé du scrutin dans cette circonscription.

jeudi 5 janvier 2017

Arrestation et extradition vers les USA de l’ancien chef rebelle de 2004: Guy Philippe était sur une liste noire de la DEA; une douzaine d'autres individus pourraient être bientôt appréhendés pour les mêmes motifs




Port-au-Prince, le 5 janvier 2017 - (AHP) -L’ancien chef rebelle de 2004, aujourd’hui sénateur élu de la Grande-Anse, Guy Philippe  a été arrêté ce jeudi  par des agents de la   Brigade de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS) alors qu'il venait de participer  à une émission sur une radio privée de la capitale .

 Guy Philippe a aussitôt été conduit à l'Aéroport Toussaint Louverture où il a pris l'avion  N5888k, couleur blanche, qui l'attendait pour être extradé vers la Floride aux Etats-Unis où il fait l'objet de poursuites  pour trafic de drogue et d'accusations de conspiration dans l'introduction de cocaine dans ce pays.

Il a été arrêté  quelques heures après avoir  reçu un certificat du conseil électoral provisoire dans la perspective de son inscription au Sénat, étape préalable à sa prestation de serment censée lui procurer l'immunité parlementaire dont il ne disposait pas encore.

A sa sortie du CEP, M. Philippe avait affirmé sa volonté de travailler pour le renforcement de de la lutte contre la corruption.

Il a aussi tenté de banaliser les dénonciations selon lesquelles, il a cherché à entrer au sénat pour  se munir de l'immunité parlementaire et être ainsi exempt de poursuites judiciaires.

"Je fais peu de cas des critiques, il faut plutôt s'adresser à la population de la Grand-Anse qui m'a élu", a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur les poursuites judiciaires dont il fait l'objet.   

Guy Philippe est un ancien chef rebelle qui avait été à la tête d'un important groupe de bandits qui ont semé la terreur dans plusieurs regions du pays, fin 2003/ début 2004, notamment dans le Nord et l'Artibonite.

Plusieurs policiers et des membres de la population ont alors été   assassinés  par ces individus qui ont incendié des bâtiments publics et privés, ainsi que des commissariats de police.

L'homme qui s'était refugié après 2004 dans sa commune natale de Pestel (Grande-Anse), était sur une liste noire de la Drug Enforcement Administration (DEA).

Il a d'ailleurs fait l'objet de plusieurs tentatives d'arrestation.

Guy Philippe avait été recemment inculpé dans une attaque meurtrière dans la soirée du 16 mai 2016 contre le commissariat de police des Cayes. Un policier avait alors  eté tué et 5 autres blessés. 4 des assaillants allaient trouver la mort dans un accident, alors qu'ils fuyaient.

Il aurait échappé pe après à une arrestationé à 4 chemins aux Cayes, après avoir été couvert par un sénateur en fonction, selon des membres de la population.

L'arrestation de Guy Philippe est considéré comme un déni du travail du CEP qui l'a proclamé vainqueur des sénatoriales dans la Grande-Anse, en dépit du fait qu'il était recherché par la DEA américaine.

C'est également un affront pour le candidat Jovenel Moïse proclamé vainqueur de la presidentielle, qui a fait campagne dans la Grande-Anse aux côtés de  Monsieur  Philippe dont la situation etait connue de tous, pour avoir fait l'objet de plusieurs tentatives d'arrestation.

Les réseaux sociaux publient depuis jeudi soir tout un lot de photos montrant les deux hommes en campagne dans la Grande-Anse, dans les bras l'un de l'autre

L'ancien chef rebelle a  été arrêté après s'être fait photographier en compagnie d'un groupe  d'individus lourdement armés, vêtus de T-shirts roses, devant un véhicule munis de plaques officielles

Des sources généralement bien informées font savoir qu'une douzaine d'autres individus courent le risque d'être appréhendés pour les mêmes motifs que Guy Philippe.


Aux Etats-Unis, plusieurs persnalités ont recemment dénoncé le fait que des citoyens haïtiens accusés d'implication dans des trafics illicites ou qui ont été condamnés pour des motifs similiaires, aient pu  impunément aller se cacher au Parlement ou aient eté  proclamés vainqueurs à des postes électifs, malgré les dénonciations de défenseurs de droits humains qui sont aujourd'hui l''objet de menaces de mort.

Selon les commentaires échangés sur les réseaux sociaux, quelque soit le but poursuivi à travers l'arrestation de Guy Philippe, elle fragilise les membres du  CEP ainsi que le candidat à la presdence qu'ils ont proclamé  vainqueur.

mercredi 4 janvier 2017

Réactions partagées après la victoire proclamée de Jovenel Moise: si ses proches et des secteurs de la communauté internationale s'en félicitent, les candidats des 3 partis contestataires rejettent le verdict du CEP et annoncent la mobilisation



Port-au-Prince, le 4 janvier 2017 - (AHP) - Réactions mitigées après l'annonce mardi  par le conseil électoral provisoire (CEP), de la proclamation du candidat du PHTK (Parti Haiti Tet Kale) Jovenel Moise, vainqueur au premier tour de la présidentielle du 20 novembre dernier, avec plus de 55% des suffrages.

Si  les partisans et proches du régime Tek Kale, sont aux anges, les partis contestataires ne  reconnaissent pas la victoire du poulain de Michel Martelly arguant que le processus de vérification des procès-verbaux suite aux contestations au BCEN, a été biaisé.

De leur côté, plusieurs secteurs de la communauté internationale favorables à Jovenel Moïse depuis les elections avortées de 2015 , ont salué sa victoire  et appellent les acteurs politiques à accepter le verdict final du CEP et à travailler à la stabilisation d'Haiti.

L'Exécutif a entre temps fait publier dans un numero Spécial du journal Oficiel Le Moniteur  daté du 4 janvier 2017, "les résultats définitifs des électons du 20 novembre 2016".

Le parti Fanmi Lavalas dont la candidate à la présidence, Dr Maryse Narcisse est créditée de 95 765 voix pour une 4e place, selon le CEP, soutient dans une note de presse, que ces résultats n'ont aucun fondement. Il g'agit d'un bluff, selon le parti de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, accusant le CEP de partisannerie.

Fanmi Lavalas ne va pas pas obéir, ni cautionner ce coup d'Etat électoral, écrit l'organisation invitant le président provisoire Jocelerme Privert, à assumer ses responsabilités. Fanmi Lavalas appelle une fois de plus à la poursuite de la mobilisation pour faire échec à ce coup d'état électoral.

En effet, plus d'un millier de personnes ont gagné les rues ce mercredi dans le cadre d'une manifestation vite étouffée par la poliuce à l'aide de gaz lacrmogènes dans le quartier de Delmas 2, dans le centre-ville de Pot-au-Prince

L'ex-sénateur Yvon Feuillé, un des cadres du parti et spécialiste des questions électorales, affirme que son orgaqnisation ne reconnait pas les résultats qui, dit-il, auraient du être proclamés de manière solennelle par le CEP avant sa publication sur le site internet de l'institution électorale, en vertue,  de l'article 188 du décret électoral.

L'ancien parlementaire fait état lui aussi d'un coup d'Etat électoral que Fanmi Lavalas ne va pas accepter et que le peuple devrait également rejeter. Il affirme que la vérification des procès-verbaux au centre de tabulation des votes n'est pas achevée.

Ce coup d'Etat électoral est une porte-ouverte à la dictature, soutient encore l'ancien parlementaire, soulignant qu'une vérification des PV en bonne et due forme serait bénéfique à l'ensemble des acteurs politiques. Il dénonce la violation, par le CEP avec l'appui du BCEN, des droits politiques des citoyens.

Le candidat de la Ligue Alternative pour l'émancipation d'Haiti LAPEH, Jude Célestin, est lui aussi très remonté contre le conseil électoral provisoire pour avoir publié les résultats dits définitifs du scrutin sans réaliser une vérification en bonne et due forme des procès-verbaux au CTV.

Il appelle à la poursuite de la mobilisation pacifique et affirme n'accorder aucune importance au discours de Jovenel Moise affirmant notamment "qu'il serait le président de tous les Haïtiens et qu'il travaillerait  à la matérialisation de ses promesses de campagne pour mettre le pays sur les rails du développement".

Pourquoi ses partisans n'ont pas gagné les rues après la proclamation des résultats présentés comme définitifs par le CEP? s'interroge M. Célestin et de répondre que c'est uniquement parce qu'il a été désigné vainqueur par la fraude, avec la complicité d'un CEP  acquis à sa cause.

- Toutefois, l'un de ses appuis, Erick Jean-Baptiste, qui avait renoncé à se porter candidat  sous la bannière du parti Mouvement Action Sociale (MAS),  a salué "la victoire de Jovenel Moise".

Pour sa part, l'ancien sénateur Moise Jean-Charles, lui aussi candidat déclaré perdant par le conseil électoral provisoire, affirme qu'il ne va jamais accepter les résultats tels que communiqués par le conseil électoral provisoire.

Nous n'avons pas perdu le combat, la phase politique de la lutte tient toujours, a déclaré le leader de PITIT Dessalines qui dénonce l'attitude de certains hommes d'affaires et d'une frange de la communauté internationale qu'il accuse d'avoir orchestré le coup d'Etat électoral pour continuer d'exploiter le pays.

Nous savions que le combat serait difficile mais nous sommes déterminés à le mener jusqu'au bout, avec courage, volonté et détermination, a dit Moise Jean-Charles, ajoutant que lorsque les droits du peuple sont bafoués, il a le droit d'être hors la loi.

Pour Moise Jean-Charles, l'arrivée du candidat du PHTK au palais national dans des conditions irrégulières, ne ferait que renforcer les inégalités et la misère qui rongent la population.

La proclamation par le CEP de la victoire de Jovenel Moise est saluée par la communauté internationale. Le "Core Group" salue ce qu'il appelle le "leadership du CEP" dans le processus et encourage tous les acteurs à respecter les résultats définitifs et à travailler de manière constructive à l'achèvement pacifique du cycle électoral. 

Le conseil de sécurité des nations unies salue lui aussi la victoire de Jovenel Moise à la présidentielle du 20 novembre et parle d'un pas positif pour la pleine restauration des institutions démocratiques en Haiti. Le conseil de sécurité invite également les acteurs politiques haïtiens a accepter le "verdict final de l'institution électorale, de manière pacifique".

La Haute-représentante de l'UE, Federica Mogherini se dit pour sa part confiante que sous la présidence de M. Moise, le pays va bénéficier de la stabilité politique et de la bonne gouvernance dont il a tant besoin.

Elle appelle toutes les forces politiques à se tourner vers l'avenir. Le département d'Etat soutient que la publication des résultats définitifs de la présidentielle représente une étape positive pour la restauration complète des institutions démocratiques du pays.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, qui déclare se féliciter  lui aussi du  travail du CEP, dit souhaiter que "ces résultats positifs permettent à Haiti de sortir de la crise institutionnelle et de se consacrer pleinement aux défis qui pèsent sur la vie de la population".

Parallèlement aux appels à la mobilisation, l'Exécutif a fait publier dans un numero Spécial du journal Oficiel Le Moniteur  daté du 4 janvier 2017, les résultats définitifs des électons du 20 novembre 2016.

mardi 3 janvier 2017

Le conseil électoral provisoire decide d'octroyer et la présidence et le Parlement au PHTK: un coup d'état électoral et une porte ouverte à la dictature, dénoncent les secteurs contestataires




Port-au-Prince, le 3 janvier 2017 - (AHP) - Le conseil électoral provisoire a proclamé mardi le candidat du PHTK (Parti haïtien Tet kale), Jovenel Moïse, 58ème président d'Haïti dès le premier tour de la présidentielle du 20 novembre, lui accordant 55.60% des voix, malgré les contestation des plateformes et organisations Fanmi Lavalas, Lapeh et Pitit Desalin.

Ces resultats contestés par les 3 formations politiques ont été également signés sans explications par  les 3 conseillers qui avaient boudé les resultats préliminaires qui avaient eté paraphés par seulement 6 membres du CEP.

Ces résultats publiés sur le site du CEP, on été communiqués dans une ambiance confuse et de grandes suspicions,  l'organisme électorale ayant été accusés d'être à la solde du PHTK, d'une bonne partie du secteur des affaires, et d'une frange de  la communauté internationale accusée d'avoir voulu, à tout prix, laver un affront reçu en 2015, en tentant aujourd'hui de   démontrer que  les resultats qu'elle avait voulu imposer cette année là, étaient authentiques.

De fait, le CEP de 2016 dont certains membres sont accusés d'avoir reçu des pots-de-vin, a publié  un classement quasiment identique à celui contesté de 2015, pour fraudes et irrégularités graves  qui allaient conduire à l'annulation du scrutin.

Lundi, après un processus dit de "vérification" des procès-verbaux au centre de tabulation des votes, le bureau du contentieux électoral national allait rendre son "verdict" dans lequel il fait savoir qu'il n'y a pas eu de fraudes massives, telles que dénoncées par les partis FANMI LAVALAS, LAPEH et PITIT Dessalines, mais des irrégularités qui ne sont pas de nature, selon lui, a affecter le processus.

Mais, ces formations ont rétorqué qu'il 'y a jamais eu de vérifiation et  que de ce fait, il ne peut  y avoir de verdict.

Le tribunal électoral avait décidé au troisième jour des opérations de changer la méthode de verification. Ce qui avait poussé les avocats des 3 partis politiques sus-cités,  à abandonner  le centre  de tabulation des votes.

Et le tribunal avait décidé de poursivre sa vérificaton  en  leur absence, mais aux côtés des representants du PHTK et d'organismes de la socité civile réputés proches du parti de Jovenel Moïse, dont l'OCIDH et le CONHANE.

Dès avant la publication des résultats, les parties  contestataires les avaient denoncés, arguant qu'il n'y avait pas eu de vérification au CTV depuis que le BCEN avait décidé de manière unilatérale, de changer sa méthode de travail.

Pour Louis Gerald Gilles de Fanmi l'avalas, il s'agit purement et simplement de la poursuite du coup-d'Etat électoral auquel le peuple est en droit de résister par la mobilisation, a-t-il dit.

L'ex-parlementaire soutient qu'il est matériellement impossible qu'un novice en politique, arrive a remporter des le premier tour un scrutin présidentiel dont le taux de participation est aussi faible (pas plus de 10%), face a des ténors comme les candidats de Fanmi Lavalas, de LAPEH et PITIT Dessalines.

Me Evelt Fanfan, avocat de PITIT Dessalines, a qualifié le verdict du BCEN de mascarade. Comment peut-on dire qu'il y a eu irrégularités mais pas de fraudes, s'est interrogé l'homme de loi qui assure que son parti ne se reconnait pas dans les résultats tels que publiés par le conseil électoral provisoire.

Le directeur exécutif du réseau national de défense de droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, dont les  représentants avaient quitté le CTV, a lui aussi exprimé de sérieuses  réserves, compte tenu de la décision du tribunal de modifier, en cours de route, sa méthode de travail, provoquant le départ des partis contestataires du centre de tabulation.

Le processus de vérification aurait dû se poursuivre  en présence des contestataires, a souligné le militant de droits humains.

En oûtre, de nombreux secteurs voient dans la décision du CEP de Léopold Berlanger de confier non seulement la présidence, mais encore le parlement au PHTK, une porte ouverte à la dictature.

Ceux qui veulent faire passer toutes les lois en leur faveur et continuer à piller les ressources du pays, en ont pris clairement les moyens, a fait savoir un étudiant en droit de la faculté de l'Etat.

Il a jugé honteux que les membres du CEP dont certains se sont toujours presentés comme des défenseurs des droits  de la personne, n'aient même pas trouvé suffisamment d'indépendance et un brin de moralité,  pour écarter de la course, des condamnés ou encore des individus recherchés pour toutes sortes de trafics.

Le même reproche a été formulé à l'enconre d'un secteur de la communauté internationale accusé de fermer les yeux sur la politique amorale, quand il s'agit d'Haïti.

D'un autre côté, des proches de Fanmi lavalas, ont estimé mardi, lors d'une manifstation de rue, que le CEP et ceux qui le contrôlent avaient pour mission de barrer la route  au  large secteur  Lavalas,  paticulèrement à Fanmi  Lavalas qu'ils avaient récemment combattu mais qui est revenu en force.

Et ce n'est pas par hasard, selon eux, que le CEP a placé la candidate de Fanmi Lavalas, Maryse narcisse, en 4ème position.